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George Benson est un guitariste et chanteur américain, né à Pittsburgh, Pennsylvanie le 22 mars 1943.
Son beau-père guitariste, Thomas Collier, lui apprend l'ukulélé et lui fait écouter Charlie Christian. À huit ans, il joue dans les rues, accompagne son beau-père dans les clubs de Pittsburgh, chante et danse sous le nom de Little Georgie Benson. En 1954, Collier lui offre une guitare de sa fabrication. Benson l'étudie et en joue dans des groupes de rhythm and blues locaux, tout en enregistrant un premier disque pour la firme X en tant que chanteur. Après un passage dans le groupe de rock and roll de son cousin, il monte à dix-sept ans le sien. II découvre le jazz en entendant des disques de Wes Montgomery et de Charlie Parker. De 1962 à 1965 il joue avec Jack McDuff. Au printemps 1965, première tentative de groupe sous son nom: trois mois d'existence, puis retour chez McDuff. En juillet, nouveau groupe, avec Ronnie Cuber, Lonnie Smith et Phil Turner. Tournées et enregistrements pour Columbia.
La deuxième moitié des années 1960 est pour lui l'occasion de jouer et enregistrer avec Freddie Hubbard, Dexter Gordon, Jimmy Smith, Joe Farrell, Jaki Byard, Ron Carter, Hubert Laws, Herbie Hancock, Airto, puis Miles Davis - pour qui l'introduction d'une guitare dans son groupe (1967) est une innovation, et avec qui il enregistre en 1968. Cette même année, après la mort de Wes Montgomery, Creed Taylor le fait enregistrer pour A & M, puis pour CTI - le son de Benson n'est pas alors sans évoquer celui de Montgomery. En 1976, après son passage chez Warner, il connaît un grand succès commercial avec This masquerade. À partir de 1977, il esquisse - à l'occasion d'un concert avec Buck Pizzarelli au Metropolitan Museum de New York - un retour vers un jazz plus authentique. S'il sait encore, à l'occasion montrer qu'il est un remarquable jazz man (en 1989 avec McCoy Tyner, Ron Carter Louis Hayes et Al Foster, ou l'année suivante avec le Count Basie Orchestra dirigé par Frank Foster), ses enregistrements des années 80-90 relèvent plutôt de la variété.
Directement dans la lignée de Grant Green et d'Art Tatum, qu'il reconnaît comme maîtres, Benson se distingue par un son très clair - mais toujours soutenu - et un jeu tout en attaque. C'est un guitariste « de main gauche », alliant un toucher extraordinaire et une grande maîtrise sonore. II est capable de tirer les harmoniques les plus graves des notes les plus algues. Sa manière d'énoncer est si originale qu'elle confère une grande force aux phrases les plus simples. Autre apport: le « scat instrumental »- doublage à la voix de ce qu'il fait à la guitare (The world is a ghetto, 1976).


