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Georges Cadoudal

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Georges Cadoudal
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Georges Cadoudal

Georges Cadoudal, né le 1er janvier 1771 à Kerléano, mort le 25 juin 1804 à Paris, était un chef militaire et conspirateur français.

Georges Cadoudal naquit dans une famille paysanne, dans un village aujourd'hui annexé à la commune de Brech, à proximité d'Auray (Morbihan).

Il étudia au collège Saint-Yves de Vannes, balançant entre la prêtrise et une vie aventureuse dans la marine. Il s'orienta finalement vers une carrière de clerc de notaire, dans laquelle il n'aura pas longtemps l'occasion d'exercer ses talents.

Libéral, il prend parti pour Moreau lors de l'agitation parlementaire.

Lorsqu'éclata le coup de tonnerre de la levée en masse » de 300 000 hommes, le 24 février 1793, un mois à peine après l'exécution de Louis XVI, comme de nombreux hommes du « Grand Ouest », Cadoudal refusa catégoriquement la loi imposée par les révolutionnaires parisiens.

Dès l'apparition de la Chouannerie, il décida immédiatement de s'engager dans l'armée dirigée par le major-général Stofflet, dans laquelle il se fit remarquer tant par sa force physique prodigieuse que par sa culture générale étendue. Il ne tarda pas à être promu chef d'escadron dans l'armée insurgée.

Après la défaite des armées vendéennes à Savenay, le 23 décembre 1793, il se replia en Bretagne pour organiser la résistance royaliste face aux armées républicaines dans le Morbihan. Il fut arrêté une première fois et emprisonné à Brest. Parvenu à s'évader, il rejoint les troupes insurgées du Morbihan, commandées par Sébastien de La Haye de Silz, est promu chef de légion.

Il est blessé lors d'un combat survenu à Florange.

Au printemps 1795, il s'opposa avec force aux conventions de paix signées entre les armées royalistes et républicaines à La Jaunaye et à La Prévalaye.

Il organisa le nettoyage » des côtes pour aider au débarquement de Quiberon (17 juin 1795), qui se solda par la mort d'au moins 700 soldats royalistes. Après cette bataille, il devint successivement commandant dans l'armée du Morbihan puis major-général le 16 août 1795.

Ses troupes s'emparèrent de Sarzeau le 19 décembre 1795 puis de Locminé le 7 avril 1796. Toutefois, l'armée de Hoche étant infiniment supérieure en effectifs, il fut ccontraint de se rendre le 16 juin 1796.

Bien qu'ayant signé une paix précaire, il se consacra paramllèlement à une réorganisation complète de la chouannerie bretonne, ainsi qu'à une pacification civile par l'élimination des bandes armées incontrôlables.

En 1798, Louis XVIII lui conféra officiellement le commandement en chef des Chouans de Bretagne.

Il manqua de peu de s'emparer de Vannes en août 1799 et, contrairement à de nombreux chefs chouans qui décidèrent de composer avec le nouveau régime après le coup d'État du 18 brumaire, se refusa au compromis et multiplia les actions armées durant l'automne et l'hiver 1799-1800, jusqu'à une nouvelle défaite survenue au Pont-du-Lac, qui le contraignit, le 14 février 1800, au château de Beauregard, à Saint-Avé (Morbihan), à signera une convention de paix avec le général Brune, prélude à une éventuelle réconciliation avec le régime.

À cet effet, Napoléon Bonaparte, Premier consul, le convoqua à Paris quelques semaines plus tard, lui offrant la grâce et un grade de général en échange de sa reddition, lors d'une entrevue qui est qualifiée d' « houleuse ». Cadoudal refusa toutes les propositions de Bonaparte et passa clandestinement en Angleterre, où se trouvait le comte d'Artois, frère de Louis XVIII, qui lui conféra le titre de Lieutenant général des armées du Roi.

Il retourna en Bretagne, afin de participer à la conspiration de la machine infernale (24 décembre 1800) visant à l'assassinat du Premier consul. L'échec de la conspiration le conduisit à retourner en Angleterre jusqu'en août 1803, date à laquelle il revint à Paris pour organiser le complot auquel fut associé le général Pichegru et Moreau, conspiration qui visait cette fois à l'enlèvement du Premier consul, et qui échoua à la suite d'indiscrétions en février 1804., qui avait refusé de s'associer aux conspirateurs mais fut néanmoins arrêté en février 1804 et condamné à deux ans de prison

La dernière arrestation de Georges Cadoudal, le 25 mars 1804, fut très mouvementée, donnant lieu à une véritable course-poursuite dans les rues de la capitale.

Tandis que le général Pichegru était étranglé dans sa cellule le 6 avril, le procès eut lieu sans lieu et aboutit, le 10 juin, à la condamnation à mort de Cadoudal et à une peine de deux ans de prison pour le général Moreau, qui fut rapidement grâcié. En l'absence de tout élément tangible, il ne semble pas qu'il faille accorder de crédit aux rumeurs selon lesquelles la dénonciation du complot émanerait du général Moreau, qui avait refusé de suivre les conjurés dans leur entreprise.

Georges Cadoudal refusa farouchement, par principe, toute idée de demande de grâce, alors que tout laisse à penser que Bonaparte était en fait demandeur en la matière, et le cerveau de la conspiration fut guillotiné le 25 juin 2004. On rapporte que, placé sur le plateau de la guillotine, il aurait crié : « Mourons pour notre Dieu et notre Roi », reprenant ainsi la devise des insurgés vendéens.

On peut supposer que le Premier consul puis Empereur, qui avait espéré jusqu'au bout un « retournement » de Georges Cadoudal, conserva envers lui un certain ressentiment, puisqu'il ne s'opposa pas à ce que les restes du conspirateur, au lieu d'être ensevelis après la mise à mort, soient récupérés à des fins « médicales », le squelette étant exposé en faculté de médecine durant tout le Premier Empire.

La chute du régime napoléonien donna lieu à des funérailles solennelles pour Cadoudal, dont les restes furent inhumés à Auray, dans un mausolée construit à cet effet sur la colline de Kerléano, à proximité immédiate de sa maison natale, tandis que la monarchie restaurée l'élevait, à titre posthume, à la dignité de maréchal de France, et que l'un de ses neveux, désormais appelé Louis de Cadoudal, était anobli.

Décorations

Cadoudal en 2004

Il existe à Auray une Association pour le souvenir de Georges Cadoudal, laquelle avait fait réaliser une statue en bronze de Cadoudal par le sculpteur André Jouannic. L'association escomptait faire placer l'œuvre dans le parc attenant au mausolée et procéder à l'inauguration le 26 juin 2004, pour le bicentenaire de l'exécution. La mairie d'Auray a fait connaître son opposition formelle une quinzaine de jours avant la date prévue, contraignant l'association à se mettre en quête d'un autre lieu pour l'installation de la statue.

Bibliographie




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