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| Giromagny | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Franche-Comté |
| Département | Territoire de Belfort |
| Arrondissement | Arrondissement de Belfort |
| Canton | Canton de Giromagny (chef-lieu) |
| Code INSEE | 90052 |
| Code postal | |
| Maire Mandat en cours |
2001-2007 |
| Intercommunalité | |
| Longitude | 06° 49' 35" Est |
| Latitude | 47° 44' 33" Nord |
| Altitudes | moyenne : 476 m minimale : 452 m maximale : 800 m |
| Superficie | 565 ha = 5,65 km² |
| Population sans doubles comptes |
3 300 (1999) |
| Densité | hab./km² |
Giromagny est une commune française, située dans le département du Territoire de Belfort et la région Franche-Comté.
| Sommaire |
Giromagny se trouve sur la route de Belfort au Ballon d'Alsace, à l'entrée de la vallée de La Savoureuse au pied des Vosges.
L'essor de Giromagny date de la fin du Moyen Âge avec le début de l'exploitation des mines d'argent, plomb et cuivre par les Habsbourg, alors seigneurs du Rosemont. L'activité des mines s'est poursuivie jusqu'au XVIIIe siècle, avec un fort ralentissement pendant la Guerre de Trente Ans. En 1648 le cardinal de Mazarin devient propriétaire des mines de Giromagny, ce qui n'empêche pas leur déclin et un fort ralentissement économique de la ville qui durera jusqu'au premier empire.
En 1813 les frères Boigeol installent une filature mécanique puis, en 1820 un tissage de 40 métiers à bras fabriquant du calicot. Par la suite, l'installation
d'une machine à vapeur permettra le fonctionnement de métiers mécaniques en compensant l'irrégularité de la fourniture d'énergie
hydraulique de la rivière La Savoureuse. En 1868 les différentes usines Boigeol employaient plus de 1000 personnes qui tissaient en 1882 des toiles de chanvre, lin et coton sur 310 métiers mécaniques et de nombreux autres métiers à bras. La ville,
qui comptait 3156 habitants en 1881, comprenait en outre une scierie et une tannerie, des
tuileries et des moulins.
Le fort Dorsner, construit entre 1875 et 1889 suivant les plans du général Séré de
Rivières, complète au nord la ceinture de fortification construite autour de Belfort.
La voie de chemin de fer qui relie en 1883 Giromagny à la ligne Belfort-Paris permet non seulement d'alimenter en charbon les machines à vapeur de l'industrie textile et d'en exporter les produits, mais aussi de transporter plus de 40000 voyageurs par an quatre ans plus tard. Fortement concurrencé par la route, le trafic voyageur a cessé en 1938. Le dernier tissage cessa ses activités en 1958 et la filature ferma en 1978. Actuellement, Giromagny vit surtout grâce à l'activité de sa préfecture, Belfort.
A l'origine, Le village dépendait de la paroisse de Rougegoutte. Avec le développement de l'exploitation des mines de la vallée et surtout le fait que la plupart des mineurs saxons, bavarois ou tyroliens, ne parlaient pas le français, une nouvelle paroisse vit le jour en 1569. Elle fut rattachée dès lors au diocèse de Besançon.
L'église actuelle a été construite vers 1860 pour remplacer le bâtiment précédent qui datait de 1569. Elle est consacrée à Saint Jean-Baptiste et à Sainte Barbe, protectrice des mineurs.
On peut voir à Giromagny son musée de la Mine, la maison Mazarin, ses nombreuses fontaines et son fort, récemment restauré et aménagé pour la visite.


