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Globalia


Globalia est un roman d’anticipation de Jean-Christophe Rufin publié en 2004.

Argument

L'action se déroule dans un futur non daté précisément, qu'on peut imaginer être le XXIIe siècle. Un sorte d'État mondial, Globalia assure à ses citoyens la sécurité, la prospérité et une certaine forme de liberté. Les zones sécurisées sont principalement situées dans l'hémisphère nord, tandis que les non-zones, surtout dans l'hémisphère sud, sont réputées inhabitées et servant de refuge à des terroristes. Baïkal, un jeune globalien, cherche à fuir cette société qui lui pèse.

Analyse

Globalia est une fable politique, dans la lignée du Meilleur des mondes ou de 1984. Le roman dénonce ce que pourrait devenir notre société mondialisée si certaines de ses tendances étaient poussées à leur paroxisme : fracture définitive entre les riches et les pauvres, dépolitisation totale, ignorance de l'hitoire, hédonisme individualiste, peur obsessionnelle du terrorisme, des risques écologiques et de la paupérisation utilisée comme facteur de cohésion sociale, contrôle de l'information et de la force publique par un oligopole de sociétés multinationales.

Après avoir écrit des essais sur le tiers-monde, les relations nord-sud, les questions humanitaires et des romans historiques, Jean-Christophe Rufin a cherché avec ce roman à réunir ses deux formes de production littéraire. Il s'agit, sous forme romanesque, d'une sorte de synthèse de ces précédents essais. Il précise son propos à la fin de la poste-face : S'agissant du futur, un roman peut tout au plus contribuer à ce que le lecteur conserve une défiance légitime. Les avenirs radieux, quels qu'ils soient, même quand ils viennent à nous sous les dehors souriants de l'individualisme démocratique, sont à accueillir la tête froide. (p. 496)

Citation

Chaque fois que les livres sont rares, ils résistent bien. À l'extrême, si vous les interdisez ils deviennent infiniment précieux. Interdire les livres, c'est les rendre désirables. Toutes les dictatures ont connu graisse jusqu'à leur ôter toute valeur, jusqu'à ce qu'ils deviennent insignifiants. (p. 275)



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