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Goulag

Un goulag (du russe Главное Управление Лагерей, Glavnoïé Oupravleniyé Lagéreï, Direction Principale des Camps de travail) était un camp de travail forcé en Union Soviétique.

Le goulag était l'extension hypertrophique des camps de travail forcé de Sibérie (katorgas), qui faisaient partie du système pénal de la Russie tsariste.

Considéré comme très caractéristique de l'exercice violent du pouvoir par le régime communiste soviétique, les goulags ont reçu de très nombreux dissidents ou opposants politiques (ou considérés comme tels). Leur fonctionnement depuis le début du régime et dans des conditions très dures (un grand nombre des camps étaient en Sibérie, dans la région de Magadan et de la Kolyma principalement) s'est traduit par la mort d'un grand nombre de personnes (estimé à 7 millions).

Le premier camp de concentration soviétique a été créé en 1918 sous Lénine, à l'instigation du chef de la Tcheka, Dzerjinski. Par la suite, Staline et ses successeurs en font une institution sous le nom de Goulag (le décret officiel date du 7 avril 1930, le terme de Goulag est officialisé en novembre 1930). Les camps étaient répartis en Russie d'Europe et en Sibérie, en Biélorussie, Ukraine, Kazakhstan, Mongolie et plus à l'Ouest en Tchécoslovaquie, Hongrie et Pologne.

Le livre d'Alexandre Soljenitsine l'Archipel du Goulag (1973) les a portés à la connaissance d'un très large public en Occident et a valu l'exil à son auteur. Il décrit les conditions de vie dégradantes dans les camps (travail forcé, froid, faim, gardiens inhumains)mais aussi la volonté de rééduquer le détenu par le biais de "sections politiques et éducatives" (des brigades politiques et éducatives) destinées à "remplacer aumôniers et services religieux des prisons d'antan".

Témoignages sur les camps soviétiques

Il ne faut pas avoir honte de se souvenir qu'on a été un « crevard », un squelette, qu'on a couru dans tous les sens et qu'on a fouillé dans les fosses à ordures [...]. Les prisonniers étaient des ennemis imaginaires et inventés avec lesquels le gouvernement réglait ses comptes comme avec de véritables ennemis qu'il fusillait, tuait et faisait mourir de faim. La faux mortelle de Staline fauchait tout le monde sans distinction, en nivelant selon des répartitions, des listes et un plan à réaliser. Il y avait le même pourcentage de vauriens et de lâches parmi les hommes qui ont péri au camp qu'au sein des gens en liberté. Tous étaient des gens pris au hasard parmi les indifférents, les lâches, les bourgeois et même les bourreaux. Et ils sont devenus des victimes par hasard.

Voir aussi

Sources



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