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Gradlon dit Gradlon Meur (Gradlon le Grand) est un roi légendaire de Cornouaille.
Gradlon, « roi » de Cornouaille né en 330 après J.-C., probablement un gouverneur. Personnage légendaire appelé Gradlon le-Grand (Gradlon Meur) en Bretagne et Urbain ailleurs. Fils aîné de Conan Meriadoc par sa deuxième épouse, sainte Darerca.
Dans sa jeunesse païenne, Gradlon tombe profondément amoureux d'une belle demi-fée. Malheureusement, il offense la créature mystérieuse en se convertissant au christianisme et en cherchant les conseils de saint Guénolé. La fée quitte Gradlon en franchissant un fleuve torrentiel et en l'avertissant de ne pas la suivre. Le Breton courageux la poursuit, plongeant dans les eaux tourbillonnantes. La fée, forcée de sauver la vie de son ancien amant, ne l'a pas moins détesté pour autant car ce sauvetage était la preuve que son amour n'était pas mort.
Lors d'une chasse, séparé de son entourage, il se perdit dans la grande forêt de Menez-Hom. Presque mort d'épuisement et de faim, il tombe par hasard sur l'ermitage de saint Corentin (maintenant Plomodiern). Saint Corentin possède un poison merveilleux dont il coupe la moitié pour se sustenter chaque jour et qu'il retrouve entier chaque matin. Le saint, partageant quotidiennement son repas avec le roi, lui redonne la santé. En récompense de son hospitalité, Gradlon fit de saint Corentin le premier évêque de Cornouaille.
Le premier amour féerique du roi est revenu bien des années plus tard posséder l'esprit de la fille de Gradlon, Dahut, qui fut à l'origine de la disparition de la ville d'Ys.
Gradlon fit de Corispotium (Quimper) sa nouvelle capitale et sa statue peut y être vue entre les tours de la cathédrale. À sa mort de Gradlon, son fils Salomon Ier lui succéda, puis son petit-fils, Aldrien.
Les sources font connaître l'existence de plusieurs Gradlon, dont Gradlon Mur cité au cartulaire de Landévennec, mais aussi Gradlon Flam et Gradlon Plueneuor (Plonéour). Ils sont généralement qualifiés de consul) qu'on peut comprendre comme comte - comme les textes latins traduisent le titre breton de mac'htiern par tyran. Il aurait plus vraisemblablement vécu entre le Ve et le IXe siècle.
À l'époque gallo-romaine, la capitale des Osismes - ancêtre des Cornouaillais, Trégorrois et Léonards - était Carhaix. Et s'il existait une ville sur l'Odet ce n'était pas encore Quimper, mais un peu en aval, dans l'actuel quartier de Locmaria. Dans ses débuts Quimper ne s'appelait pas Corisoptiensis, c'est une erreur d'interprétation tardive, mais Civitas Aquilonia.
Cependant les toponymes font apparaître un « château » dit de Saint-Corentin dans le quartier de la cathédrale de Quimper, quartier appelé au Moyen Âge Tour du Chastel. Et sous l'Ancien Régime Quimper portera le nom de Quimpercorentin.


