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La guerre de la pâtisserie (en espagnol Guerra de los pasteles) fut une invasion du Mexique par les armées françaises en 1838.
La guerre survint du désordre civil généralisé qui existait dans les premières années de la république mexicaine. Les étrangers dont les propriétés étaient endommagées ou détruites par des manifestants ou des bandits étaient le plus souvent dans l'impossibilité d'obtenir le moindre dédommagement de la part du gouvernement mexicain, et commencèrent à faire appel à leur propre pays pour obtenir de l'aide.
Un pâtissier français, affirmant que sa boutique avait été ravagée par des soldats mexicains pillards, fit appel à la France de Louis-Philippe Ier. Venant au secours de son citoyen, la France demanda 600.000 pesos en réparation, puis quand le paiement ne vint pas, envoya une escadre sous le commandement du contre-amiral Baudin, pour faire le blocus de tous les ports mexicains de l'océan Atlantique depuis le Yucatán jusqu'au Rio Grande. Cette flotte réussit un exploit inédit en bombardant (à partir du 27 novembre) la forteresse mexicaine de San Juan de Ulua (le Gibraltar mexicain) et en la réduisant par sa seule force navale. Les troupes purent débarquer dès le 4 décembre et prendre le port de Veracruz.
Avec leur commerce interrompu, les Mexicains commencèrent à faire de la contrebande depuis le port de Corpus Christi au Texas, puis à travers le Rio Grande. Craignant que la France ne bloque les ports du Texas aussi, une milice texane commença à patrouiller dans la baie de Corpus Christi pour empêcher la contrebande mexicaine. L'une de ces bandes abandonna sa marchandise d'une centaine de tonneaux de farine sur la plage à l'embouchure de la baie, donnant alors ce nom à la falaise.
Cependant, agissant sans autorisation explicite du gouvernement, Antonio López de Santa Anna mena des troupes mexicaines contre les Français. Dans une échaufourrée, Santa Anna fut blessé à une jambe, qui dut être amputée, mais avant que les troupes puissent faire quelque chose d'efficace le président Anastasio Bustamante promit de payer les 600.000 pesos et la France retira ses forces. Les dernières fortifications furent libérées en avril 1839.


