Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Guerre franco-allemande de 1870


Image:Hist-Mil3.png
Cet article fait partie de la série
Histoire militaire
Événements
Guerres
Batailles - Sièges
Unités militaires
Unités militaires
Division militaire
Armées nationales
Armées anciennes
Personnages
Stratèges et Grands capitaines
Armée de Terre - Marine
Armée de l'air
Matériels
Arme - Avions militaires
Places fortes et Château-fort
Ordres et médailles
Médailles
Ordres honorifiques
Ordres militaires
Ordres religieux
Méta
Le projet Histoire-Militaire
Articles existants

La guerre franco-allemande (19 juillet 1870 - 10 mai 1871) opposa le Second Empire français et les royaumes allemands unis derrière le royaume de Prusse (aussi est-elle parfois appelée guerre franco-prussienne). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne, qui n'était alors qu'une fédération lâche d'États quasi-indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire français.

Sommaire

La fébrilité de la France manipulée

L'élément déclencheur de la guerre fut la candidature le 21 juin du prince allemand Léopold von Hohenzollern-Sigmaringen au trône d'Espagne, vacant depuis la révolution de septembre 1868. Le 6 juillet le Duc de Gramont, ministre des Affaires étrangères annonce que la France s'oppose à cette candidature. Le 12 juillet Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature, ce qui est annoncé par son père le prince Antoine. Le 13 juillet, alors que la France lui avait demandé, par l'intermédiaire de son ambassadeur Benedetti envoyé auprès de lui dans la ville d'eaux d'Ems, de garantir le retrait de Léopold, le roi Guillaume de Prusse, agacé, fait confirmer la renonciation du prince, en ajoutant qu'il « n'a plus rien d'autre à dire à l'ambassadeur ».

Cependant son télégramme (la dépêche d'Ems) relatant son entretien avec l'ambassadeur de France fut réécrit par le chancelier de Prusse Bismarck (même si Léopold s'était bien retiré), pour laisser croire à un congédiement humiliant de l'ambassadeur de manière à provoquer l'indignation des Français. Le chancelier cherchait en effet à abaisser une France arrogante et dont la position diplomatique était un obstacle pour souder les États allemands et ouvrir la voie à l'unité allemande. Or, après le succès de la Sadowa lors de la guerre austro-prussienne, embarrasser la diplomatie française, plus qu'une nouvelle guerre victorieuse, lui apparaissait comme le moyen le plus efficace d'atteindre son but. Même s'il ne cherche pas forcément la guerre, le Chancelier Bismarck est bien informé des réalités de l'armée française : armée vieillissante non préparée à une guerre européenne, démoralisée par le désastre de l'expédition au Mexique, soldats mal équipés, mauvais positionnement des dispositifs, aucun chef de valeur. Il sait en conséquence qu'une guerre pourrait servir les objectifs allemands de la Prusse.

La presse parisienne dénonce l'affront. La mobilisation, arrêtée secrètement le 13 juillet, est signée le 14. Le 15, elle est approuvée par le Corps législatif. Malgré les ultimes avertissements d'Adolphe Thiers, le Corps législatif français vote aussi les crédits de guerre.Le 16 juillet le maréchal Bazaine est placé à la tête du 3e corps de l'armée du Rhin. Il reçoit autorité sur les armées des généraux Frossard et Ladmirault ainsi que sur la garde impériale. Le général Chabaud-Latour est chargé des travaux de défense de la capitale. Des travaux sont entrepris au Mont-Valérien, aux forts de Montrouge, de Bicêtre, d'Ivry, de Vanves, d'Issy, puis le 3 août aux forts de l'Est, et à Saint-Denis plus d'une vingtaine de redoutes seront construites. Le 17 juillet lors d'un rassemblement populaire d'étudiants et d'ouvriers à la Bastille, Émile Ollivier poussé par l'opinion publique, déclare la guerre à la Prusse (déclaration notifiée deux jours plus tard). Le 19 juillet Émile Ollivier déclare, devant le Corps législatif, accepter la guerre « d'un cœur léger ». Les États allemands prirent alors parti pour la Prusse qui paraissait agressée. Napoléon III, pacifiste mais malade, laissa faire. Le 19 juillet la France déclare la guerre à la Prusse, décision provoquant un rassemblement enthousiaste des Parisiens devant le Palais des Tuileries. Peu se rendent compte que l'armée française est mal préparée à cette guerre

Armements et troupes

Fusils

Le Chassepot français, avec une munition de 11 mm, a une portée d'un km nettement supérieure au Dreyse allemand, avec une munition de 15 mm.

Canons

Le Krupp allemand en acier se charge par la culasse tandis que son homologue français De La Hitte est en bronze et se charge par la gueule. Ces avantages sont cependant limités par la qualité du métal. La supériorité teutonne vient plutôt de l'utilisation d'obus percutant plutôt que fusant comme les français.

Troupes

Au début du conflit la France dispose de 265 000 soldats contre 500 000 soldats prussiens auxquels s'ajoutent les forces de quatre États allemands du sud.

Une victoire sans appel de l'Allemagne

Mal préparés, très inférieurs en nombre et très mal commandés, les Français furent sévèrement battus dans plusieurs batailles, où ils ont pu cependant faire quelque fois preuve de panache, le plus souvent absurde jusqu'au suicidaire, notamment lors de la bataille de Reichshoffen. Le 2 septembre, à la bataille de Sedan, l'empereur français Napoléon III fut fait prisonnier avec 100 000 soldats. Cela entraîna deux jours plus tard une révolution sans violence à Paris et la création d'un gouvernement de défense nationale. Une nouvelle défaite écrasante française eut lieu à Metz, où le maréchal Bazaine se rendit avec 180 000 soldats le 27 octobre. Un armistice fut signé le 28 janvier 1871, dix jours après la proclamation de Guillaume comme empereur allemand à Versailles. La stratégie de Bismarck était une réussite.

L'insurrection de la Commune

Cependant, la Garde nationale et les ouvriers de Paris refusèrent d'accepter la défaite, critiquant le gouvernement conservateur pour n'avoir pas su organiser une résistance nationale efficace, et prirent le contrôle de la capitale le 18 mars, mettant en place un gouvernement insurrectionnel : la Commune de Paris. Avec le soutien tacite des Prussiens qui libérèrent des prisonniers de guerre, l'armée française reconquit Paris et exécuta des dizaines de milliers de travailleurs et de révolutionnaires durant la « Semaine Sanglante » (21 - 28 mai).

Un traité de paix humiliant la France

Le traité de paix préliminaire franco-allemand, signé à Versailles le 26 février, fut confirmé par le traité de Francfort (10 mai 1871). La France dut céder les trois départements de l'Alsace-Moselle (qui constituèrent jusqu'en 1919 la province allemande d'Alsace-Lorraine) et payer une indemnité de guerre de 2 000 millions de francs. Les troupes allemandes occupèrent une partie de la France jusqu'à ce que le total des indemnité fut versé en septembre 1873.

L'unité de l'Allemagne et de l'Italie, la naissance de la Troisième République

Alors que la guerre unit toute l'Allemagne dans l'Empire allemand sous la couronne prussienne, la France devint une république (février 1875) où la mémoire de la Commune devait longtemps diviser la droite et la gauche. Une conséquence indirecte de la guerre fut que les États pontificaux, qui n'étaient plus sous la protection française, furent annexés (le 20 septembre 1870) par l'Italie, complétant l'unification du pays.

Un fort désir de revanche

La guerre empoisonna les relations franco-allemandes durant les décennies suivantes, contribuant aux rivalités européennes qui devaient déboucher sur la Première Guerre mondiale. Le fort désir français de revanche - pour la perte de l'Alsace-Lorraine - donna son nom au phénomène du revanchisme, le désir de punir l'ennemi passé et de regagner les anciens territoires.

Voir aussi



This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia