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Guy Darol est né le 1er mai 1954 à Paris. Au moment de la controverse Tel Quel/Change, il réalise un premier entretien avec Jean-Pierre Faye pour la revue Crispur avant de fonder, avec Christian Gattinoni et Philippe Lahaye, la revue Dérive (1975-1980), pulication engagée dans une double transformation, celle des formes de vivre et d'écrire.
Proche du collectif Change de Jean-Pierre Faye et Jacques Roubaud, cette revue affiche les noms de Jean Baudrillard, Philippe Boyer, Yves Buin, Daniel Busto, Geneviève Clancy, Claude-Louis Combet, Gérard Durozoi, Gérard de Cortanze, Hubert Haddad, Edmond Jabès, Jean-Claude Montel, Bernard Noël, Victoria Thérame, Michel Vachey, Kenneth White.
Sa réflexion sur les nouvelles pratiques d'écriture le rapproche de François Aubral, co-auteur du pamphlet Contre la nouvelle philosophie et éditeur à L'Atelier des Grames. Il y publie son premier texte, Slangue et la grande tuerie, remarqué plus tard par Jean-Michel Espitallier.
Sa connaissance des réseaux underground en littérature l'amène à collaborer à Libération puis au Magazine Littéraire . Il préface l'Enquête sur les revues littéraires préparée par Brigitte Rax pour les éditions Jean-Michel Place.
Ayant rejoint la revue Roman de François Coupry, Georges-Olivier Châteaureynaud et Érik Orsenna, il commence à publier romans, nouvelles, essais, tous ouvrages marqués par l'appel du merveilleux.
Son André Hardellet est signalé par Julien Gracq comme une approche clairvoyante de l'œuvre de l'auteur du Seuil du jardin. Guy Dupré compare cet essai à L'Ame romantique et le rêve d'Albert Béguin.
Le goût de cet écrivain pour l'entretressement des genres et les combinaisons infinies de la pensée le porte à explorer l'œuvre et la vie du compositeur américain Frank Zappa. Il en résulte plusieurs essais publiés entre 1996 et 2003.


