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Guy Mollet


Guy Mollet, né le 31 décembre 1905 à Flers (Orne), mort le 3 octobre 1975 à Paris, était un homme politique français, dont la carrière culmina avec son passage à la présidence du Conseil sous la Quatrième République.

Pupille de la nation, Guy Mollet adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) dès l'âge de dix-huit ans, puis, professeur d'anglais à Arras, il milite activement au sein du syndicalisme enseignant. Mobilisé en 1940, il s'engage dans la Résistance et participe aux combats de la Libération.

Élu maire d'Arras en 1945, membre des deux Assemblées constituantes puis député du Pas-de-Calais en 1946, il devient la même année secrétaire général de la SFIO, fonction qu'il conservera jusqu'en 1969. Dès lors, chef d'une grande formation politique, dont l'appui apparaît indispensable à toute combinaison ministérielle dans le cadre du tripartisme, il est ministre d'État dans les gouvernements Blum (1946-1947) et Pleven (1950-1951) et vice-président du Conseil dans le cabinet Queuille (mars-juillet 1951).

Membre du Comité d'action pour les États-Unis d'Europe de Jean Monnet et farouchement atlantiste, il se prononce en faveur de l'adhésion de la France à la Communauté européenne de défense (CED), projet qui est définitivement abandonné en 1954, mais qui contribue à diviser profondément la SFIO.

Président du conseil (1956-1957)

En 1956, lors de la campagne pour les élections législatives, il anime, aux côtés de Pierre Mendès France, François Mitterrand et Jacques Chaban-Delmas, le « Front républicain », coalition réunie sur un programme de modernisation économique et sociale et de paix négociée en Algérie, qui obtient finalement une courte majorité. Préféré à Pierre Mendès France malgré les attentes d'une partie de l'opinion, il est appelé par René Coty à la présidence du Conseil en février 1956.

Confronté, lors d'une visite à Alger, à l'hostilité violente de la population d'origine européenne (6 février 1956), il s'engage dans une politique privilégiant la répression et refusant toute solution négociée avant la conclusion d'un cessez-le-feu ; il double en six mois les effectifs militaires déployés sur place. Entre octobre et novembre 1956, il associe la France à la Grande-Bretagne et à Israël lors de l'expédition consécutive à la nationalisation du canal de Suez par Nasser.

Le cabinet Guy Mollet fait adopter une troisième semaine de congés payés, la « vignette » automobile pour financer l'aide aux personnes âgées sans ressources, des mesures d'aide au logement et, dans un autre domaine, la loi-cadre Defferre qui favorisera la décolonisation. En mars 1957, il signe les traités instituant la Communauté économique européenne (CEE).

Mis en minorité par l'Assemblée nationale, le cabinet Mollet, qui détient le record de longévité de la IVe République, chute en mai 1957.

Voir aussi gouvernement Guy Mollet.

La suite de sa carrière

Vice-président du Conseil dans le cabinet Pflimlin en mai 1958, Guy Mollet se rallie au général de Gaulle, est nommé ministre d'État en juin de la même année, participe à la rédaction de la nouvelle Constitution, mais retourne dans l'opposition rapidement.

En 1965, il participe à la constitution de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) qui soutient la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle. Membre du Parti socialiste (PS) à sa fondation en 1969, il se consacre dès lors à des travaux théoriques, dans le cadre de l'Office universitaire de recherches socialistes (OURS).



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