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Harold Baker (surnommé Shorty Baker pour d'évidentes raisons humoristiques) est un trompettiste américain né à St. Louis (Missouri, États-Unis) né le 26 mai 1914 (et non en 1913 comme certaines sources l'affirment) et mort à New York le 8 novembre 1966. Harold Baker et Shorty Baker sont une seule et même personne, contrairement à ce que d'aucuns pensent.
Ayant étudié la batterie, c'est naturellement vers la trompette qu'il se tourne, tout d'abord dans l'orchestre de son frère.
Chez Erskine Tate, il n'enregistre pas, pas plus que dans une série de petits orchestres sans envergure. Il est possible que le premier orchestre où on peut l'entendre vaguement au sein d'une section de trompettes est celui de Don Redman (1936). Mais sa rencontre la même année, avec Duke Ellington est l'événement décisif de sa carrière, aux côtés de Ray Nance et de Cootie Williams: il est en quelque sorte un successeur moderne d' Arthur Whetsol. Son premier séjour au sein de cette phalange est court, mais il est engagé définitivement par le Duke jusqu'en 1952.
Entre temps, si l'on excepte quelques engagements d'un jour ou quelques jam sessions d'un soir, il enregistre avec Teddy Wilson (1939) et Andy Kirk, (1940, et peut-être jusqu'en 1942), où il rencontre la pianiste Mary Lou Williams. Heureux mariage : le couple donne naissance à une petite formation active jusqu'à l'engagement ellingtonien, mais dont il ne subsiste qu'une séance enregistrée pendant que Mary Lou se consacre à l'écriture et se produit dans d'autres contextes.
Après 1952, il se produit au sein de nombreux contextes, et avec son fils Mercer Ellington, Johnny Hodges (1950, 1954, 1957 et dans les années 60), Bud Freeman, Tyree Glenn, le bluesman Ivory Joe Hunter, Russell Procope, de nouveau Mary Lou Williams (1952) et chez Ellington (1957-58, 1968) et d'autres.
Il dirige son propre orchestre et dirige quatre séances d'enregistrement, se produit dans de club newyorkais, mais là le cancer à la gorge met fin à sa vie.
C'est un impeccable musicien de section à la sonorité robuste, chaude et douce à la fois et une grande maîtrise de l'instrument. Ses solos sont agréables sans outrance et élaborés logiquement. Duke aimait le valoriser face au public. Sa discographie personnelle est trop maigre pour qu'on s'y attarde. Ses opus attendent une réédition, si l'on excepte le dernier « Shorty & Doc » (1961)


