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Harry Dickson


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Harry Dickson est un personnage de roman recréé par Jean Ray à partir d'une série policière allemande.

Des premiers Harry Dickson, Jean Ray n'était en fait que le traducteur, mais il était tellement consterné de la médiocrité des épisodes de la série allemande d'origine qu'il se mit à les réécrire totalement à sa manière, se contentant pour toute contrainte de raconter une histoire à laquelle puisse se rapporter l'illustration fournie pour lui servir de couverture, et en général sans grand rapport avec l'histoire originale à traduire.

Harry Dickson se présente, dans les histoires originales comme dans celles imaginées par Jean Ray, comme le Sherlock Holmes américain. Voir http://www.noosfere.com/heberg/jeanray/dickson.htm

Les albums ont été également adaptés en bandes dessinées par Zanon et Vanderhaeghe dans 8 albums parus chez Dargaud voir * http://harrydickson.free.fr

Sommaire

Concernant la BD

Les aventures en BD d'Harry Dickson sont, à l'origine, des romans écrits par Jean Ray dans la plus pure tradition des romans des années 30, c’est-à-dire énigme, espionnage, et détectives.

Cette série a l'originalité d'avoir été adapté deux fois en bande dessinée. Ce site ne traite que de la série éditée chez Dargaud, dessinée par Zanon et scénarisée (ou adaptée) par Vanderhaeghe.

Le style de dessin est purement affilié à la « ligne claire » chère à Edgar P. Jacobs et Hergé, mais c'est au premier de ces auteurs et de sa série mythique (Blake et Mortimer) à laquelle on pense en lisant ces albums ! De nombreux détails et clins d'oeil y font allusion.

La série a fait l'objet d'une prépublication dans Charlie Mensuel du n°37 au numéro 41, à partir d'avril 1985 (voir la couverture ci-dessous).

L'histoire

Le scénario, calqué ou librement adapté des romans de Jean Ray, met en scène le détective Harry Dickson aux prises avec une organisation sulfureuse et malhonnête (La Bande de l'Araignée) et notamment avec la belle Georgette Cuvelier, la chef de la bande. Ce qui fait le piquant de la série, c'est l'attraction que les deux ennemis ont l'un envers l'autre. Bien qu'adversaires acharnés, ils ont une relation amoureuse « épisodique » ! Ces deux-là s'aiment, mais se tirent dessus !

Harry est secondé par son fidèle « élève » Tom Wills. Tom est bien sûr un jeune homme volontaire, mais impétueux et quelques fois candide. Il apprend aux cotés de son maître et devient au fil de la série un personnage important.

Harry Dickson, célèbre et reconnu dans toute l'Angleterre (et même au delà) entretient des relations cordiales avec Scotland Yard, qui n'hésite pas, en la personne du Super-Intendant Goodfied, de faire appel à ces services quand le cas est désespéré, ce qui arrive très souvent !

Harry Dickson n'est pas, contrairement à ses collègues détectives des années 30-40 (Blake & Mortimer, Carland Cross, Sherlock Holmes...), insensible aux charmes de la gente féminine. Pour preuve, sa relation « spéciale » avec Georgette Cuvelier ou les clientes de son agence...

Toutes ces aventures emmènent Harry et ses amis dans de nombreux pays, en particulier en France, en Allemagne, en Afrique, en URSS, etc. Ces voyages se font grâce à différents moyens de transport. C'est là un point fort (selon moi) de cette série. Effectivement, on sent que le dessinateur (et peut-être le scénariste) est un passionné de voitures et d'avions. Il les dessine à merveille et ne prend aucune liberté sur leur forme, leur nom, ainsi que sur le moindre détail ou accessoire (voir Les Grands Thèmes). De plus, chaque voiture ou avion n'est pas un modèle de grande série et il prend plaisir à choisir des exemplaires rares ou peu diffusés, et ceci sans anachronismes.

Contrairement à Sherlock Holmes et son vieil assistant, Harry Dickson est un détective « physique » et n'hésite pas à payer de sa personne ou à prendre des risques. Ces aventures ne sont pas seulement des énigmes intellectuelles et demandent d'avoir toujours sur soi une arme propre en parfait état et des munitions à volonté !

Le dessin

Comme dit plus haut, le style fait parti de la célèbre « ligne claire ». Cela donne un dessin (très) précis avec moult détails, des couleurs et des tons splendides, des personnages élégants, un trait assurés et une « lecture » facile et agréable (si, bien-sûr, on apprécie ce style).

Le dessin, au fil des albums, s'est amélioré et a perdu de sa raideur et de ses petites maladresses propre au premier tome. On sent très bien que Zanon « tient » de mieux en mieux son personnage. En effet, le dernier album ("La Conspiration Fantastique") est un modèle sans défaut, ou les attitudes sont superbes, le découpage rythmé et les couleurs fabuleuses. Dans ce même album, aucune référence à d'autres séries (contrairement aux premiers albums) nous montre que les auteurs ne sont plus des « élèves de » mais des créateurs à part entière.

Le scénario

N'ayant pas lu les romans de Jean Ray (à part « La Bande de l'Araignée » et « Les Spectres Bourreaux »), je ne peux dire si les autres albums, dont les titres n'existent pas dans la série des romans, sont adaptés des histoires originelles.

On peut tout de même dire que les scénarios sont relativement modernes. En effet, même si tout se passe dans les années 30-40, les histoires ne sont jamais mièvres. Beaucoup d'action, d'aventure et de suspens. Nos héros n'hésitent pas à tuer leur ennemis (mais ce sont des méchants !) pour sortir indemnes de la situation. Bref, on ne s'ennuie jamais !

Le découpage est proche de celui de Edgar P. Jacobs et on y trouve les mêmes textes abondants (hommage ou style ?). Tout cela fait que, comme dans les aventures de Blake & Mortimer, un album vous occupera un certain temps (ce qui est assez rare de nos jours !).

Petite particularité : tout le lettrage est fait avec une police de caractères style machine à écrire, ce qui est assez déroutant au départ (et même un peu plus !), mais on l'oublie vite pour se plonger dans l'histoire et admirer les superbes cases de cette série dans le plus pur style de la bande dessinée populaire (et ce n'est pas péjoratif !)

Les albums

Liens externes



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