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L'hémorragie intra-cérébrale est un accident vasculaire cérébral provoqué par la rupture d'une artère cérébrale qui entraîne une hémorragie au sein du
parenchyme à l'origine d'un hématome
dilascérant le tissu cérébral.
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L'hypertension artérielle est le principal facteur de risque d'hémorragie intra-cérébrale : les à-coups du sang provoquent la rupture d'un petit vaisseau déjà fragilisé par l'HTA chronique. L'hématome se constitue rapidement, donnant des signes neurologiques focaux d'apparition brutale en rapport avec les structures détruites par la constitution de l'hématome. Par ailleurs se constitue un œdème autour de l'hématome, qui agrave la compression du cerveau dans la boite crânienne, entraînant ou agravant une hypertension intra-crânienne (HTIC). Dans le pire des cas, l'hématome peut se rompre dans un ventricule cérébral, facteur supplémentaire d' HTIC et de risque d'engagement cérébral.
Dans tous les cas, le début des signes est rapide, le tableau complet s'installant en quelques heures. Les signes de déficit neurologique s'accompagnent souvent de nausées et de vomissements, de céphalées (en rapport avec l'hémorragie méningée à minima souvent associée), parfois de crises d'épilepsie.
C'est la localisation préférentielle des hématomes provoqués par l'hypertension. On observe une paralysie de l'hémicorps contro-latéral associé à des troubles de la sensibilité, une déviation du regard du côté de la lésion, une aphasie, des troubles de la conscience.
Les symptômes se résument souvent à des troubles de la sensibilité de l'hémicorps, des troubles de la vigilance, un déficit moteur en règle discret.
Il se manifeste par un syndrome cérébelleux statique et dynamique et représente une menace vitale majeur par risque de compression du 4e ventricule cérébral (rique d'hypertension intra-crânienne) et une compression du tronc cérébral (avec trouble de la commande central de la respiration et décès par asphyxie). Les signes d'alerte annoncant les complications compressives doivent être recherchés régulièrement : troubles de la conscience (coma au maximum), troubles de la respiration, paralysie oculomotrice (avec diplopie), troubles de la motricité. En cas de compression avérée, la mise en place d'une dérivation ventriculaire externe en urgence peut être nécessaire.
Il est gravissime, donnant une tétraplégie, des troubles végétatifs, un coma menant très souvent au décès.
Il doit être réalisé en urgence, sans injection. Il retrouve l'hématome sous forme d'une hyperdentité intra-parenchymateuse, arrondie, homogène. Il recherche des complications : œdème, effet de masse, hémorragie méningée. Le scanner doit être répété au cours de l'évolution afin de s'assurer de sa disparition, de la périphérie vers le centre, normalement complète en 15 à 20 jours.
Si on suspecte une malformation artério-veineuse à l'origine du saignement.
L'HTA est suspéctée chez un sujet de plus de 50 ans, hypertendu chronique, mal ou insuffisant traité. L'hématome siège le plus souvent au niveau des noyaux gris centraux.
Telle que les cavernomes, les malformations artério-veineuses, les anévrismes. Il faudra réaliser une angiographie pour déterminer la position exacte et les rapports de la malformation, ainsi qu'en dépister d'autres (les anévrismes en particulier peuvent être multiples). Le contexte est évocateur : sujet jeune, non hypertendu, avec des antécédents familiaux de malformation vasculaire. Une hémorragie méningée est fréquemment associée.
Certaines se compliquent de saignement : en effet, les tumeurs (malignes en particulier) sont très richement vascularisées. Lorsque la tumeur est connue, c'est une agravation brutale des symptômes qui fera suspecter une complication hémorragique.
La mortalité globale de l'accident est élevée, de l'ordre de 30%. Elle se produit le plus souvent
précocément, après inondation ventriculaire, engagement cérébral, ou hydrocéphalie aiguë.
Le pronostic fonctionnel (récupération du déficit neurologique) est meilleur que dans les accidents ischémiques constitués, en
effet les signes sont dus à une compression des structures nerveuses sans destruction (le plus souvent), qui peut se résorber en
même temps que l'hématome.
Il repose sur l'hospitalisation en service spécialisé, avec des mesures générales de réanimation (surveillance rapprochée, examens neurologiques réguliers, dépistage des complications, soins de la bouche et des yeux, prévention d'escarres, d'infections, de thrombose veineuse des membres inférieurs, etc.
Il peut être envisagé en cas d'une agravation progressive du tableau clinique, en particulier chez le sujet jeune. Le traitement neurochirurgical des anévrismes dépend de leur localisation à l'angiographie (il doit être accessible au geste chirurgical). Enfin, les hématomes du cervelet peuvent être évacués en urgence lorsqu'ils sont compressifs et menacent le pronostic vital.


