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Histoire coloniale des États-Unis d'Amérique


L'histoire coloniale des États-Unis débute peu après la redécouverte des Européens (Christophe Colomb en 1492). L'actuel territoire américain devient rapidement un enjeu international : les grandes puissances coloniales occidentales se lancent dans l'exploration et la conquête du Nouveau Monde.

Sommaire

XVIe siècle : exploration sans colonisation

Samuel de Champlain
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Samuel de Champlain

Premières colonies (XVIIe siècle)

Les colonies anglaises de la côte atlantique

Dessin politique de Benjamin Franklin
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Dessin politique de Benjamin Franklin

Il faut attendre près d'un demi-siècle après la découverte du continent par Christophe Colomb pour que des navires européens lancent des expéditions sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre, et plusieurs dizaines d'années encore avant la fondation de premiers établissements

Quakers embrassant des Indiens en Pennsylvanie
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Quakers embrassant des Indiens en Pennsylvanie

Voir aussi l'article détaillé Treize colonies britanniques d'Amérique du Nord

Fondations espagnoles au Sud

En 1526, l'Espagnol Lucas Vallez de Ayllon fonde un établissement en Caroline du Sud, qui est abandonné quelques mois plus tard. Le second établissement européen permanent sur le sol des États-Unis est la colonie de Saint-Augustine, en Floride en 1565. Dès 1580, le roi crée la Floride occidentale (Alabama actuel) et orientale (Floride actuelle). Santa Fe est également fondée au début du XVIIe siècle (1610) dans l'actuel État du Nouveau-Mexique. La toponymie actuelle du sud-ouest des États-Unis est héritière de cette colonisation espagnole : Sierra Navada, Los Angeles fondée en 1781, San Francisco ... L'activité missionnaire commence au XVIe siècle et se heurte à la résistance des Amérindiens. À la fin du XVIIIe siècle, une mission est fondée à San Francisco et la chapelle existe toujours : à ce moment-là, les insurgés de la côte est proclamaient leur indépendance.

Arrivée des Français

Vers 1630, la colonisation française se met en place tout au long du fleuve Saint-Laurent. En 1663, le Canada est baptisé « Nouvelle France » et devient colonie du roi. Les Français sont moins nombreux que les colons anglais et contrôlent bien plus l'arrière-pays : ils s'enfoncent dans le Canada actuel par le Saint-Laurent, dans les États-Unis d'aujourd'hui par le Mississippi, à partir de son delta.

En 1673, le gouverneur de Nouvelle France (Canada actuel) envoie une expédition conduite par Jacques Marquette et Louis Joliet sur le Mississippi. En 1679, Cavelier de La Salle explore l'actuel Minnesota. C'est ainsi que les Français « encerclent » les possessions britanniques et veulent créer un empire faisant contrepoids à l'empire espagnol. Mais le roi de France engage peu de moyens pour contrôler efficacement ces territoires qu'il revendiquent plutôt qu'il ne les possède. Des centres de colonisation sont créés dans la région : en 1701, Détroit (Michigan actuel) ; en 1702, Mobile (Alabama actuel). En 1718, Jean-Baptiste Le Moyne fonde la Nouvelle-Orléans. Les Français revendique également la vallée de l'Ohio, sur le côté occidental des colonies anglaises de l'Atlantique. La Louisiane n'a jamais été une colonie de peuplement et la mise en valeur de cet immense territoire n'a pas été suffisante. Voltaire décrivait au XVIIIe siècle l'Amérique du nord française comme un « pays couvert de glaces huit mois de l'année, habité par des barbares, des ours et des castors ».

Par le traité d'Utrecht (1713), les Français perdent des territoires au Canada. Les Anglais chassent les Acadiens de la Nouvelle-Ecosse en 1755 ; ils se retrouvent dispersés dans toute l'Amérique. Leurs maisons sont brûlées pour décourager tout retour. Cet épisode porte le nom de « Grand Dérangement ». À la suite d'une plainte d'un avocat américain de La Fayette, la reine Elisabeth II a reconnu la responsabilité de l'Angleterre dans cette déportation. Les conflits militaires entre Français et Anglais conduisent en 1763 à l'éviction des Français du Canada (voir l'article Guerre de Sept Ans. Les Français partent définitivement du continent Nord-Américain (si on excepte Saint-Pierre et Miquelon) en 1803, lorsque Napoléon vend la Louisiane (c'est-à-dire en fait un immense territoire couvrant tout le bassin du Mississippi, et non pas uniquement l'État de Louisiane actuelle) aux États-Unis. La langue (cajun) et les toponymes ont gardé le souvenir de cette présence française : Détroit, Nouvelle Orléans (de plus en plus appelée New-Orleans), Grand Téton, Saint-Louis ...

D'autres Européens ...

La situation à la veille de la guerre d'indépendance (fin du XVIIIe siècle)

Massacre de Boston, 1770
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Massacre de Boston, 1770

Des colonies hétérogènes

Boston Tea Party, 1773
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Boston Tea Party, 1773

Les causes de la guerre d'Indépendance américaine

Les rivalités coloniales sont exacerbées et chaque camp utilise l'appui indien (Algonquins et Hurons par les Français ; Iroquois par les Anglais). Les colonies anglaise pensent même à une union, une collaboration militaire entre elle pour faire face à l'hostilité française. A partir de 1756, les tensions américaines s'inscrivent dans le contexte troublé des relations européennes. Par le traité de Paris (1763), la France cède l'ensemble de son empire colonial américain. Voulant ménager leurs alliés indiens, les Britanniques décident de fixer la limite orientale de leur colonies aux Appalaches. Tous les territoires à l'ouest sont déclarés indiens. Le Quebec Act de 1774 étend cette province au nord de l'Ohio. Ces mesures mécontentent les colons américains.

Benjamin Franklin
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Benjamin Franklin

La population d'Amérique n'accepte pas les restrictions imposées au commerce, en particulier sur le thé. Certains forment des clubs de propagande secret, les Fils de la Liberté. Les colons se sentent alors victimes du despotisme anglais : en 1770, cinq colons sont tués par les Anglais après des émeutes. A partir de 1773, ils se révoltent (voir l'article sur la Boston Tea Party) et proclament leur indépendance le 4 juillet 1776.

Pour la suite, voir les articles : Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique et Histoire des États-Unis (1776-1865).

Bibliographie

Jacques BINOCHE, Histoire des États-Unis, Paris, Ellipses, 2003, ISBN 2-7298-1451-5

Daniel BOORSTIN, Histoire des Américains, Paris, Laffont, 2001, ISBN 2-2210-6798-3

André KASPI, Les Américains, tome 1 : 1607-1945, Paris, Le Seuil, 1996, ISBN 202009360X

Pierre LAGAYETTE, Les grandes dates de l'histoire américaine, Paris, Hachette, 2001, ISBN 2011454891

Jean-Pierre MARTIN, Daniel ROYOT, Histoire et Civilisation des Etats-Unis

René REMOND, Histoire des États-Unis, Paris, Presses Universitaires de France, 2003, Collection : Que sais-je ?, ISBN 2130533582

Bernard VINCENT, Histoire des États-Unis, Paris, Flammarion, 1998, ISBN 2080813765

Howard ZINN, Une histoire populaire des Etats-Unis, De 1492 à nos jours, Paris, Agone, 2003, ISBN 2-9108-4679-2

William Bradford, Lauric Henneton (Sous la direction de), Histoire de la Colonie de Plymouth: Chroniques du Nouveau Monde, 1620-1647, Labor & Fides, 2004, ISBN 2830911156

Gilles HAVARD et Cécile VIDAL, Histoire de l'Amérique française au XVIème-XVIIème siècles, Paris, Flammarion, 2003, ISBN 2082100456





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