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| Cet article fait partie de la série Boissons alcoolisées |
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Selon une légende ancestrale, c'est Osiris, déesse égyptienne de l'agriculture qui a
enseigné aux hommes la technique du brassage.
Plus sérieusement, l'origine de la bière remonte environ vers 6000 av. J.-C. En effet, les Sumériens se servaient de grains et de céréales pour fabriquer une sorte de bouillie épaisse que l'on peut considérer comme l'ancêtre de la bière et qui se nommait le sikaru. Il existait même une sorte de pâte que l'on diluait dans de l'eau et qui donnait une boisson fermentée. À cette époque, les peuples de Chaldée (maintenant Irak, Koweït), d'Assyrie (Syrie, Liban, Israël) et les pharaons connaissaient ce breuvage. D'ailleurs, les Égyptiens en firent leur boisson favorite. Elle était conditionnée dans des pots de terre enterrés pour permettre la fermentation.
Grâce à leurs multiples expéditions, quelques siècles avant notre ère, les peuples du Nord (Germains, Celtes (?) importèrent la boisson dans leurs contrées, où elle fut apprécier pour son goût et pour son degré d'alcool assez élevé. De ce fait, elle arrive donc en Europe occidentale : Rome, Ibérie (Espagne), Gaule (?). C'est l'époque de la cervoise ou cervesia en gaulois. Toutes ces conquêtes ont fait connaître la bière (ou toute boisson assimilée) à travers le monde entier : Afrique (à base de manioc), Asie (riz), Amérique (maïs).
Elle connut cependant en Europe un coup d'arrêt avec la concurrence du vin, boisson noble par excellence. C'est à partir de cet instant que la scission s'opère entre le vin et la bière. Ce phénomène s'explique en partie par le climat : le raisin a besoin de soleil alors que la culture du houblon doit se faire dans des zones abondamment arrosées pendant la période de croissance. Ainsi, les peuples du Nord sont plus amateurs de bières que les méridionaux.
Le Moyen Âge apporte une certaine reconnaissance à la bière. La tradition monastique veut que les moines assurent le gîte et le couvert aux gens de passage. Hildegarde de Bingen (1099-1179) ajoute le houblon et les moines développent donc sa culture. Le succès de la bière engendre la formation de diverses guildes (N.B. : plusieurs orthographes : gildes, ghildes). Ce corporatisme aura un certain poids dans la société de l'époque. Cependant, les moyens techniques de l'époque ne permettaient pas d'exporter la bière et c'est à la fin du XIIIe siècle, que l'on attribue à Gambrinus (ou Cambrinus) la diffusion de la bière hors d'Allemagne.
En 1435, on trouve la première référence à la bière et en 1495, une ordonnance prescrit l'emploi du houblon dans les boissons obtenues par fermentation de l'orge. La révolution industrielle apporte de nombreuses évolutions à la production de la bière. Jean Louis Baudelot invente en 1856 un refroidisseur de moût grâce auquel on peut désormais fabriquer de la bière toute l'année, Hansen identifie les levures, Watt construit sa machine à vapeur. Enfin, en 1873, Louis Pasteur préconise l'élévation de la température pour éliminer les germes indésirables contenus dans la bière (pasteurisation). Toutes ces évolutions permettent d'obtenir une bière propre, limpide, de qualité égale et l'expansion du chemin de fer assure le transport dans toutes les régions. En 1870, l'Alsace envoie ainsi chaque jour un train entier de bière vers Paris. Les brasseurs doivent s'industrialiser. Des milliers de brasseries ferment dans toute l'Europe, remplacées par des établissements de plus en plus gigantesques, comme à Pilsen, Milwaukee, Strasbourg, Dublin, Amsterdam. La concentration de ces brasseries crée de grands groupes comme Interbrew, BDF, Foster, Guinness.


