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Histoire de la Bretagne

Sommaire

Chronologie

Préhistoire

Antiquité

À l'époque gauloise, l'actuelle Bretagne s'appelle l'Armorique, du latin Aremoricae signifiant "qui fait face à la mer". Elle était habité par les Osismes à l'Ouest, les Vénètes autour du golfe du Morbihan, les Coriosolites près de Corseul, les Redones près de Rennes et les Namnètes près de Nantes. Ils appartenaient au groupe des Gaulois dit armoricains.

En -56, les navires Jules César détruisent la flotte vénète au cours de la bataille du Morbihan. Le parlement fut passé par les armes et les femmes et les enfants vendus comme esclaves.
Toutes les cités armoricaines furent classées dans la catégorie des colonies stipendiaires.


Les migrations vers l'Armorique, future Bretagne

A l'appel des Romains, des contingents bretons (foederati) viennent de l'île de Bretagne, actuelle Grande Bretagne, en Armorique afin de la défendre contre les pirates qui sévissent en Manche et mater les révoltes des indigènes (bagaudes).

Lorsque les dernières légions romaines quittent l'île de Bretagne en 411, ils confient la défense de l'île aux Bretons. Rapidement, les raids des Pictes depuis la Calédonie (actuelle Écosse, au-delà du mur d'Antonin) et des Irlandais (depuis l'Hibérie) se multiplient contre le Pays de Galles, en même temps que s'installent à l'est de l'île des peuplades germaniques, et notamment les Angles et les Saxons qui repoussent les Bretons à l'ouest, créant une surpopulation.

Alors des communautés entières de Bretons (cité-clan) émigrent en Armorique depuis les régions de l'ouest (surtout depuis le Devon et la Cornouailles) sous la conduite de leur chefs religieux et civiques. Ces émigrants apportent avec eux leur culture, leur organisation et probablement leur langue, bien qu'il soit difficile de dire si le breton de l'époque était compréhensible par les Gaulois armoricains. Il est également difficile de quantifier la population armoricaine au moment des émigrations.

De nombreux lieux seront nommés du nom des chefs de ces clans (plou-, tre-, lan-, ...)

Les sept saints fondateurs de la Bretagne (saint Pol Aurélien, dit de Léon, saint Corentin, saint Patern, saint Samson, saint Brieuc, saint Malo et saint Tugdual appelé aussi Tudy, Tutuarn et Pabu), sont probablement la version christianisée de ces chefs de clan.

Les sept évêchés traditionnels bretons leur étaient dédiés. Celui de Dol ne forme pas une entité territoriale proprement dite : il était composé de Dol et de sa région et de nombreuses petites enclaves dans les autres évêchés.

L'Armorique devient alors la Bretagne (dénommée Mineure à l'époque, ou Petite Bretagne). (Note: en gallois, la Bretagne continentale est appellée Llydaw, la terre en longueur)


Il semble que vers l'an 600 l'émigration soit achevée.

L'évolution de la situation en Grande-Bretagne

Aprés le départ des Romains, les Romano-Bretons mènent une lutte militaire contre les Saxons sous la direction de « seigneurs de guerre » issus de l'aristocratie romanisée. Le seul dont l'histoire garde le nom est Ambrosius Aurelianus (cf. Sidoine Appolinaire) (le « Riothamus » de Grégoire de Tours ?) qui combattit également sur le continent contre les Francs et les Wisigoths notamment. Il était allié au Magister Militum Aegidus (le père de Syagrius).

Ces évènements donneront naissance aux mythes de Cadwaladr et Emrys chez les Gallois et à la saga d'Arthur chez les Bretons.

Au Sud, peu à peu les Angles, les Saxons, les Jutes, les Frisons et les Francs s'établissent en nombre.

À partir de la bataille de Deorham (577?), l'équilibre est rompu et leurs royaumes s'étendent peu à peu vers l'est, isolant les Bretons du sud-ouest de ceux du nord (Strathclyde, ...), puis les Gallois des Cornouaillais.

Au nord, la fusion des Pictes, du royaume irlandais de Dal Riada et des peuples britonniques du nord donna naissance à l'Ecosse.

Au sud, les royaumes anglo-saxons commenceront à s'unir, l'union étant parachevée durant l'occupation danoise puis normande.

Des principautés au duché: Bretons et carolingiens

Après 907, les querelles des grands seigneurs affaiblissent la Bretagne. Au détriment des deux fils (Rudalt et Derien) et deux gendres d'Alain le Grand, Gurmaëlon, comte de Cornouaille se fait reconnaître roi. En réalité, les conflits entre seigneurs provoquent insécurité et anarchie. Les raids vikings reprirent, menés par les chefs Ohtor, Hroald et surtout Ragenhold. Des groupes s'installèrent en différents lieux d'implantation (notamment dans la région de Nantes). À partir de 919 la plupart des communautés religieuses fuirent en Angleterre ou en France, bientôt imités par la noblesse et les notables. De cet exode date la vénération des reliques de saints emportés par les moines dans les lieux de leur exil : celles de saint Corentin à Marmoutiers, de saint Gwenaël à Courcouronne, de saint Samson à Saint-Symphorien d'Orléans et de saint Magloire à Paris.

En 936, Alain dit Barbe-Torte, fils du comte de Poher et petit-fils du roi Alain Ier dit le Grand, revenu d'Angleterre à l'appel de l'abbé Jean de Landevennec, rassemble les Bretons. Les Normands sont battus à Nantes en 937, puis à Trans le 1er août 939, date qui devint la fête nationale.

Une dispute ne tarda pas à naître entre la dynastie fondée par Alain Barbetorte, duc et comte de Cornouaille, et celle de Juhel Berenger comte de Rennes. Par alliances les Thibaldiens, comtes de Chartre et de Blois, contrôlèrent le comté de Rennes, les comtes d'Anjou le comté de Nantes.

En 987, le comte de Rennes Conan Ier triomphe des Bretons de Nantes et prend le contrôle de la Bretagne, sous la suzeraineté (nominale) des Capétiens.

Moyen Âge médian

En 1066, Guillaume le Conquérant envahit et conquiert l'Angleterre. Il est accompagné de nombreux seigneurs Bretons.

En 1076, il fait le siège de Dol. Le roi de France, Philippe Ier, l'oblige à lever le siège et donne du poids à la suzeraineté des Capétiens sur la Bretagne.

Geoffroi II, fils d'Henri II d'Angleterre, fiancé à l'héritière du duché, résiste à la tentative de son père d'annexer le duché aux possessions anglaises, durant son règne (1181-1186). Son fils Arthur fait de même (1186-1203).

En 1185, Geoffroi II signe l'Assisse du comte Geoffroi, qui interdit le démembrement des fiefs, ce qui renforce le régime féodal breton.

La Bretagne capétienne

En 1213, Philippe Auguste impose le prince capétien Pierre Ier Mauclerc comme duc.

Moyen Âge tardif

À l'issue de la guerre de succession de Bretagne, la loi salique est introduite en Bretagne.

Époque moderne

Époque contemporaine

Le 16 mars 1978, l'Amoco Cadiz fait naufrage près des côtes bretonnes, au large de Portsall. Il s'ensuit une marée noire qui pollue très gravement les côtes bretonnes.


Voir aussi : Bretagne ~ Liste des ducs de Bretagne ~ Liste des évêques de Cornouaille


Bibliographie



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