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En 1790, la Lorraine donna naissance à quatre départements français : la Meurthe, la Meuse, la Moselle et les Vosges. En 1793, les dernières enclaves non françaises furent annexées, le comté de Salm dans les Vosges et le comté de Créhange dans la Moselle.
Suite à la guerre de 1870, une partie de la Lorraine fut, avec l'Alsace, annexée par l'Allemagne lors du traité de Francfort (1871). Cette partie était constituée de presque toute la Moselle, à l'exception de l'extrême ouest du département (Briey, Longwy), de la fraction nord-est de la Meurthe (Château-Salins, Sarrebourg), et de quelques communes des Vosges (canton de Schirmeck et moitié orientale du canton de Saales). Le reste de la Meurthe et de la Moselle constituèrent, en 1871, le département de Meurthe-et-Moselle. L'ensemble des territoires annexés forma, sous l'administration allemande, le Reichsland d'Alsace-Lorraine (Elsaß-Lothringen), avec pour capitale Strasbourg.
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| Départements lorrains avant 1871, figurés par les différentes couleurs En noir, le tracé des limites actuelles de départements |
Au sein de l'Alsace et de la Moselle, les populations avaient la possibilité de choisir de quitter leur région pour rejoindre la France. Ces personnes, appelées optants, furent estimées au nombre de 100 000, et une partie d'entre-elles s'installèrent en Lorraine française, et plus précisément à Nancy. Cette arrivée de populations pour la plupart aisées et cultivées fut un élément qui favorisa le dynamisme de cette ville durant cette période, participant notamment au développement de l'art nouveau. Pendant ce temps les Allemands donnent une architecture très germanique aux nouveaux quartiers de nombreuses villes annexées. La gare et la poste centrale de Metz sont des bons exemples de cette germanisation des bâtiments.
Cependant, la rancœur que nourrissaient les terres perdues par la France au sein de la population et de sa classe politique fut l'une des causes qui l'entraîna dans un nouveau conflit avec l'Allemagne, lors de la première guerre mondiale.
Durant cette guerre, la Lorraine fut directement touchée par les combats. L'une des batailles les plus longues et les plus meurtrières s'y déroula, en 1916 autour de Verdun. Plusieurs villages furent entièrement détruits, jamais reconstruits depuis. On appelle cette région dévastée la zone rouge. D'importants mémoriaux y ont été érigés, comme celui de l'ossuaire de Douaumont.
Après la première guerre mondiale, la France récupéra ses territoires perdus en 1871, lors du traité de Versailles (1919). Les territoires pris à l'origine à la Meurthe et à la Moselle formèrent un seul département, la Moselle, dans des limites qui sont donc sensiblement différentes de celles du département homonyme avant 1871. La Meurthe-et-Moselle, construction temporaire à l'origine, resta inchangée, laissant un souvenir de l'ancienne frontière. Enfin les communes qui avaient été prises aux Vosges restèrent alsaciennes, rattachées au Bas-Rhin.
Les ressources minières de la Lorraine sont alors quasiment intactes:
Entre les deux guerres mondiales, la zone frontalière de Lorraine fut un des lieux de déploiement de la ligne Maginot, ouvrage fortifié destiné à prévenir une nouvelle invasion allemande : cette ligne fut en fait contournée, les armées du IIIe Reich choisissant, contre toute attente, de passer par le massif belgo-français des Ardennes, que l'on considérait comme impraticable pour l'arme blindée.
La Lorraine fut de nouveau occupée durant la Seconde Guerre mondiale de 1940 à 1944. Pendant cette période le département de la Moselle fut à nouveau annexé par l'Allemagne, de même que l'Alsace. L'ensemble de la Lorraine fut repris par l'armée du général Patton en novembre 1944. Suite à cette bataille, la Lorraine accueille le plus grand cimetière américain d'Europe, à Saint-Avold.
Hormis durant la Seconde Guerre mondiale, la production industrielle ne va pas cesser de croître jusqu'en 1960 où:


