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| Sommaire |
Plusieurs philosophes de l'Antiquité se sont intéressés à l'économie. Parmi eux Aristote est probablement le plus connu.
A l'époque médiévale, des penseurs arabes ont réfléchis aux problèmes économiques. Notamment Ibn Khaldun (1332 - 1406) a écrit une théorie économique et politique dans Prolegomena montrant par exemple, comment la densité de la population est liée à la division du travail qui conduit à la croissance économique. Cette dernière contribue à accroître la population et formant ainsi un cercle vertueux.
En Occident, la réflexion à porté sur la détermination du juste prix d'un bien. Les guerres de religion à la suite de la Réforme ont fait émerger l'idée du libre échange qui sera formulé plus tard par Hugo de Groot (Grotius).
L'économie en tant que science à part entière, séparée de la philosophie, de la théologie ou de l'histoire ne naît véritablement qu'au XVIe siècle.
Dans un contexte de capitalisme commercial, marqué par la multiplication des transports, les Grandes Découvertes et les monarchies absolues de France et d'Espagne se développe le courant mercantiliste.
Jusqu'au Moyen Âge les questions économiques étaient traitées sous l'angle de la religion. Antoine de Montchrestien publie en 1615 son Traité d'économie politique et utilise pour la première fois l'expression d'économie politique. Avec lui, les plus célèbres mercantilistes sont le français Jean Bodin et l'espagnol Luis de Ortiz.
La théorie élaborée par les mercantilistes fait du commerce la source de la richesse. D'autre part, elle prend pour objectif le renforcement de la puissance de l'État, représenté par le monarque absolu. Dans ce sens est prônée une « guerre commerciale », se basant sur le protectionnisme et l'interventionnisme. Les mercantilistes veulent une conquête des marchés extérieurs (ventes à l'extérieur des produits manufacturés) mais une préservation (ou une extension) du marché intérieur (restriction aux importations).
En opposition aux mercantilistes vont s'engager les physiocrates, au XVIIIe siècle.
Le plus célèbre d'entre eux est François Quesnay, qui publie en 1758 son fameux Tableau économique. La théorie physiocratique voit dans la terre la source de toute richesse, et s'élève contre les politiques qui la délaisse au profit de l'industrie naissante. Au contraire des mercantilistes, les physiocrates s'oppose à l'intervention de l'État.
On trouve dans leurs théories l'amorce d'un ordre naturel existant aussi en économie, qui sera par la suite un point central de la conception classique libérale.
La conception classique de l'économie marque vraiment l'avènement de l'économie moderne. On y distingue la pensée classique libérale et la conception marxiste. Ces deux conceptions bien qu'opposées partagent un certain nombre de bases communes, comme l'idée du travail comme source de la richesse (c'est la théorie de la valeur travail).
Cette pensée est historiquement développée en France mais surtout en Angleterre au XVIIIe et XIXe siècle.
Adam Smith fut le premier économiste à l'énoncer, et il est considéré pour cela comme le père de l'économie moderne.
Les principaux économistes classiques libéraux et leurs ouvrages phares:
Il existe entre ces auteurs une grande communauté de pensée. Contemporains de la Révolution Industrielle en Grande-Bretagne ils assitent à la naissance du capitalisme industriel et en sont les défenseurs fervents.
Plusieurs principes et postulats sont au centre de la pensée de cette école. Tout d'abord, il existe un ordre social universel déterminé par la nature, dont les lois sont immuables et doivent être découvertes par les économistes. Toute intervention de l'État ne ferait qu'empêcher d'être cet ordre universel et parfait, les libéraux prônent donc le « laisser-faire, laisser-aller ». L'État ne doit plus être qu'un État gendarme n'assurant que les fonctions régaliennes, tandis que le marché est auto-régulé et n'a pas besoin d'être guidé.
Le moteur de l'activité économique est l'intérêt individuel : en ce sens, le libéralisme économique est un individualisme. Pour Adam Smith, l'intérêt de la collectivité est la somme des intérêts individuels : il en découle que les individus, en poursuivant leur propre intérêt, concourent à l'intérêt général sans que ce soient leur objectif initial. Cette idée d'Adam Smith est celle de la « main invisible ».
Un postulat à la base de ces conception est celui de la rationnalité individuelle. L'indivu est rationnel, il recherche la réalisation intérêt par l'enrichissement et permet donc l'accumulation des richesses, moteur de la société. Le marché harmonise de façon quasi-spontanée cette rationnalité individuelle.
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