Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Histoire des consoles de jeu vidéo


Une console de jeu vidéo est un appareil électronique, se branchant le plus souvent à un téléviseur, permettant de jouer à des jeux vidéo. Une console typique comporte au moins deux manettes de jeu permettant à plusieurs personnes de jouer en même temps devant un même écran.

Il existe des consoles portables comportant un écran miniature intégré, et pouvant ainsi être emportées avec soi. Ces consoles marchent à l'aide de piles ou de batteries.

On peut aussi brancher une console à un écran d'ordinateur (éventuellement à l'aide d'un adaptateur adéquat), ou à un projecteur.

Il existe une quantité de plus en plus importante d'extensions pour les diverses consoles, permettant de remplacer la manette de jeu ordinaire par un pistolet, une canne à pêche, des maracas, un tapis de danse, etc.

Sommaire

Les origines

La première console de jeu vidéo répertoriée est l'Odyssey de Magnavox, apparue sur le marché en 1972. Créée par Ralf Baer, elle permettait de jouer à plusieurs jeux différents grâce à un système de calques à apposer sur l'écran du téléviseur.

Cet appareil inspira Nolan Bushnell pour commercialiser en 1974 une version domestique de la borne d'arcade Pong, qui fut un grand succès puisqu'il se vendit plus de 13 millions d'exemplaires de cette console.

Le concept de jeux sur cartouche fut introduit par la Channel-F' de Fairchild, ce qui initia le concept de jeux interchangeables.

En 1977, Atari lance la VCS, renommée par la suite Atari 2600, qui permit à la société américaine de s'imposer puis de dominer le marché malgré l'apparition de concurrents comme Mattel, jusqu'au crash de 1983/1984, qui poussa les constructeurs américains à abandonner le marché ou à recentrer leur activité vers les ordinateurs.

Les consoles 8 bits

C'est en 1983 que Nintendo lance sur le marché japonais sa console Famicom, qui s'appellera NES (pour Nintendo Entertainment System) en dehors du Japon. Son démarrage sera relativement lent, mais l'arrivée de jeux comme Super Mario Bros, Zelda et Castlevania lui ouvrent les portes du succès.

Un autre japonais, Sega, lance avec un an de retard sur Nintendo sa console Mark III (Master Systemen Europe et Etats-Unis), mais n'arrive pas vraiment à combler son retard. Néanmoins ces deux consoles ont un réel succès mondial et s'invitent dans les salons des maisons familiales. Un autre constructeur s'engouffre dans la brèche, mais restera cependant réservé aux initiés, car il n'aura aucun distributeur officiel en Europe (?) : NEC. Sa PC-Engine est une console techniquement supérieure aux deux précédentes, mais son succès restera japonais. Ce sera également la première console dotée d'un périphérique unique pour l'époque, un lecteur de CD-ROM. Dans la famille des consoles 8 bits, nous avons aussi la GX-4000 d'Amstrad lancée tardivement et qui n'aura aucun succès.

À cette époque, les Japonais protégeaient leur succès, par des licences difficiles à obtenir pour les développeurs étrangers. Malgré le succès de ces consoles, les éditeurs américains et européeens n'avaient que la possibilité de se concentrer sur les jeux vidéo pour ordinateur. La période se trouve dominée par Nintendo, avec qui les éditeurs sont obligés de signer un contrat pour pérenniser leur activité. Ainsi Acclaim triplera ses bénéfices aprés la signature dudit contrat.

Les consoles 16 bits

En 1988, Sega pousse l'offensive sur le terrain des consoles 16 bits avec sa Genesis, ou Megadrive en Europe et Etats-Unis. Si au Japon Sega n'arrive pas à gagner du terrain, en Europe et aux États-Unis cette console a un succès immédiat, considérée comme plus « adulte » avec ses jeux de sport et de combat. C'est aussi à cette époque que Sega trouva un équivalent à Mario : Sonic devient la mascotte de Sega, séduisant les adolescents qui ne se reconnaissaient plus dans Mario. Notons que Sega fera un essai pour passer au support CD-ROM avec l'extension « Méga-CD », qui ne connut pourtant pas de succès.

Nintendo riposta avec la sortie de sa Super Nintendo (SNES ou Super Nintendo Entertainment System) qui connut elle aussi un certain succès. Techniquement supérieure, elle finit par prendre la place de Sega jusqu'au début des consoles 32 bits. Un seul jeu draina vraiment les ventes de la console, Street Fighter 2, premier jeu de combat vraiment digne de ce nom. Le mode 7 proposait des effets inédits pour l'époque, et ces effets furent pour beaucoup dans la réédition de certains jeux. Alors qu'aucun nouveau principe de jeu réellement novateur (à part Tetris et Street Fighter 2) ne voyait le jour, chaque type de jeu était edité, utilisant cà et là ces nouveaux effets graphiques. Mais Nintendo Fait entrer la 3-D dans le monde des consoles avec Starfox. The Legend Of Zelda: A Link To The Past renouvelle la série et inaugure des scénarios vidéoludiques trés poussé. Final Fantsy VI est aussi à noter, ainsi que le premier simulateur de vol, PilotWings.

Un construteur est à mettre à part. SNK sortit la console la plus chère du moment. Fabricant de bornes d'arcade, il proposait aux particuliers d'acquérir une console 16 bits aux performances exceptionelles pour 4990 Fr, la Néo-Géo. Cette console fut certainement la première qui pouvait se louer. Vitrine technologique, SNK produisit surtout des versions borne d'arcade de cette console. Bornes d'arcade qu'on trouve toujours aujourd'hui.

C'est aussi à cette époque que se passa la premiere bataille au niveau des consoles portables. Nintendo sortit la Gameboy, console portable sans rétro éclairage. Sega répliqua, en sortant une version portable de sa Master system, la GameGear. Le succès de la Gameboy fut immédiat ! Sortie avant la GameGear, à l'époque où Sega dominait le marché des consoles de salon, et pour un prix bien inférieur à son concurrent, la GameBoy devient un véritable phénomène de société. Énormément aidée par l'originalité du jeu livré avec la console, Tetris. Ce fut également la premiere console jouable en réseau.

Les consoles 32 bits de première génération

Après cet âge d'or des consoles 16 bits, le consortium Panasonic/3DO lance une console 32 bits : la 3D0, cette console avait la particularité de pouvoir être fabriquée par plusieurs constructeurs. Mais très chère et arrivée certainement trop tôt, elle fait un flop. En 1995, Sega sortit le 32-X (une extension pour Mégadrive lui donnant accès à des jeux 32 bits) afin de faire patienter les Européens avant la sortie de la Saturn en Europe (déjà sortie au Japon à l'époque). Peu dupes, peu d'éditeurs et d'acheteurs s'y sont intéressés.

À cette époque, le marché des consoles de jeux vidéo s'est énormément développé. Des magazines spécialisés paraissent, et les acheteurs européens sont désormais au courant des sorties des prochaines consoles, et n'hésitent plus à attendre afin d'acquérir la console de leurs rêves. Nintendo, devenu leader sur le marché avec la SNES, joue la carte de l'attentisme en annonçant qu'il fera l'impasse sur la génération 32 bits, pour sortir une console 64 bits à la place, mais un an après Sega et Sony (un nouveau venu) sont désormais sur les rangs. Sega sortit sa Saturn en premier, la PlayStation suivit. La bataille se déroula aux États-Unis, par écrans publicitaires interposés. Sony cibla un public plus âgé, et utilisa surtout son image d'entreprise musicale (et ses moyens conséquents) pour séduire. Sega, alors affaibli par le peu de succès de sa console au Japon et ensuite aux État-Unis, fut battu. Sony ayant un quasi-monople, la PlayStation eut un succès phénoménal.

Console à usages multiples, première console 3D, première console à CD-ROM vendue massivement, première console (et c'est à ne pas négliger) où les jeux étaient facilement piratables, cette console dut son succès à tout ces facteurs. Sa longévité fut augmentée grandement, notamment grâce à des jeux comme la série des Final Fantasy.

Nintendo, qui avait joué la carte de l'attente, sortit sa Nintendo 64, et proposa une petite alternative à la PlayStation. Mais le format cartouche l'handicapa grandement, une fois les avantages du CD compris par les joueurs (notamment face à la série des Final Fantasy). Néanmoins, la déclinaison des Marios, Zelda et quelques licences sur Nintendo 64 lui permirent d'éviter l'échec complet.

Un OVNI : la Pippin

En 1996, Apple sortit la console Pippin. En avance sur son temps, elle pouvait être fabriquée par différents constructeurs, tout comme la 3DO, mais utilisait différents éléments d'un ordinateur : CD-ROM, ports permettant de brancher indifféremment joysticks, claviers, système d'exploitation Mac OS allégé, et le processeur PowerPC 603 cadencé à 66 Mhz. Elle acceptait les logiciels écrits en Java, mais il ne s'en vendit que quelques dizaines de milliers.

Consoles de jeux 32 bits de deuxième génération



This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia