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Durant les années 20, les États-Unis connaissent une période de prospérité mal répartie : dans l'agriculture les salaires et les prix chutent. Dans le même temps, de nouvelles industries (radio, cinéma, automobile et chimie) sont florissantes. L'inégalité est également géographique : le standard de vie dans les zones rurales chute incroyablement derrière celui des zones urbaines et périphériques. Celles-ci connaissent des améliorations très importantes dans la planification urbaine et du logement. Le boom se ressentit dans l'augmentation du niveau des crédits ainsi que dans les marchés boursiers, qui atteignent des niveaux dangereusement élevés et spéculatifs.
En 1920, la fabrication, la vente, l'importation et l'exportation d'alcool sont prohibées par un amendement à la Constitution des États-Unis afin de s'attaquer à divers problèmes sociaux (le Volstead Act). La Prohibition prend fin en 1933 par une autre modification de la Constitution ; elle est généralement considérée comme un échec : la consommation d'alcool ne baissa pas de façon importante, alors que le crime organisé en a été renforcé. Cependant, il s'agissait du premier amendement à la Constitution régulant directement l'activité sociale. Le 18e Amendement représente ainsi le pouvoir grandissant de l'État au début du XXe siècle.
Le Crack boursier de 1929 et la dépression qui s'ensuivit ont été maintes fois débattus, souvent sous des angles idéologiques.
Une trop grande inégalité des pouvoirs d'achat pourrait en être le facteur prépondérant. Alors que la production industrielle et agricole augmentent, la proportion des profits allant aux fermiers, ouvriers et autres consommateurs potentiels est beaucoup trop faible pour créer un marché suffisant pour les biens qu'ils produisent. Même en 1929, après près d'une décennie de croissance économique, plus de la moitié des foyers américains vivent près de ou sous le seuil de subsistance : ils sont trop pauvres pour prendre part au grand boom de la consommation des années 20, pour acheter voitures, maisons et autres biens que l'économie industrialisée produisait, trop pauvres même pour se payer nourriture et logement minimums. Tant que les entreprises étendent leur arsenal de production (usines, entrepôts, équipement lourd et autres investissements), l'économie est florissante. À la fin des années 20, cependant, les investissement ont créé plus d'espaces de production que nécessaire, et les usines produisent plus que les consommateurs ne pouvent acheter.
L'économie de la nation a commencé à montrer des signes de mauvaise santé plusieurs mois avant octobre 1929. Les stocks de produits de tous types étaient trois fois plus importants qu'une année avant (indication que le public n'achetait pas les produits aussi rapidement que par le passé) ; d'autres indicateurs - production industrielle, prix du gros, fret) étaient à la baisse.
L'économie américaine souffre également d'un sérieux manque de diversification. La prospérité est excessivement dépendante de quelques industries de base, essentiellement la construction et l'automobile; dans la fin des années 20, ces industries sont en déclin. Entre 1926 et 1929, les dépenses en construction chutent de 11 milliards de dollars à moins de 9 milliards. Les ventes d'automobiles commencent à chuter plus tard, mais dans les neuf premiers mois de 1929, elles déclinent de plus d'un tiers. Une fois que ces deux industries cruciales commencent à faiblir, les autres secteurs ne sont pas assez forts pour absorber le manque.
Le faible niveau d'information économique fiable nous suggère que la construction et le logement stagnent à partir de 1926, rejoignant le déclin de l'agriculture, de la mine, et du pétrole. Dans toutes ces industries, la surproduction tire les prix et les profits vers le bas. Les salaires ne montent pas assez vite pour permettre aux consommateurs d'acheter tous les nouveaux logements et produits domestiques disponibles. Le commerce extérieur est restreint par un protectionnisme grandissant dans le monde industrialisé. Le crack boursier retire toute la confiance restant aux consommateurs, et plus important, aux institutions financières. Celles-ci sont extrêmement réticentes à investir. Aussi, l'économie sombre dans une dépression très grave, connue par les Américains comme la « Grande Dépression ». Elle est marquée par des niveaux extrêmes de chômage, des investissements négligeables, et des prix et salaires en chute libre.
En réponse à la dépression, le Congrès et l'Administration Hoover déclenchent une politique douanière plutôt isolationniste et par décrets tente de maintenir les prix pour les fermiers, et de lancer un programme de grands travaux publics, pensant que le gouvernement fédéral se devait de maintenir le niveau de l'emploi. Ces efforts sont sans précédents, mais la Dépression en a raison: les indices des prix, profits, production, et chômage empirent.
Avec des millions de sans-emploi, l'agitation politique et le mécontentement ont beaucoup augmenté dans les classes travailleuses. Le gouvernement des États-Unis y répond sans sympathie de façon répressive, ce qui aurait bien pu déclencher un soulèvement socialiste, mais le président Franklin D. Roosevelt, élu en 1932, introduit plusieurs mesures d'inspiration keynésienne pour venir en aide aux pauvres et aux sans-emploi. Il habille habilement ces mesures, en refusant de les qualifier de socialistes, refusant même d'admettre qu'elles pourraient l'être. Il contribue également à la future stabilité de l'économie en instituant de nouvelles réglementations pour les affaires, et notamment la banque. Dans les vingt dernières années, les historiens ont diminué la qualification de « révolutionnaire » des mesures de l'Administration Roosevelt, y voyant plutôt une suite logique de l' Administration Hoover.
Malgré (ou à cause de) ces nouvelles mesures, l'amélioration économique est très lente. Le point le plus noir de la Grande Dépression est atteint en 1933, mais l'économie montre encore très peu d'améliorations vers la fin de la décennie, et demeure médiocre jusqu'à son remodelage en profondeur avec l'entrée dans la Seconde Guerre mondiale.
Le sentiment isolationniste en Amérique a reflué, mais les États-Unis se refusent tout d'abord à entrer en guerre, se limitant à fournir en armes et équipement le Royaume-Uni, la Chine et l'Union Soviétique. Le sentiment Américain change complètement lors de l'attaque soudaine des Japonais sur Pearl Harbor. Les États-Unis se joignent alors rapidement à l'alliance soviéto-britannique contre le Japon, l'Italie fasciste et l'Allemagne nazie, qui forment l'alliance de l'Axe.
Même avec la participation américaine, près de quatre années sont nécessaires pour vaincre l'Allemagne et le Japon (avec l'utilisation de la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki)L'engagement américain dans la guerre fut vital pour prévenir la victoire de l'Axe, mais certains historiens estiment cependant que c'est le relèvement de l'Union Soviétique qui le fit plier, pas tout entier certe puisqu'elle ne rentra en guerre contre le Japon que le 8 août, mais l'Allemagne nazie souffrit énormément de la poussée russe. L'Union Soviétique a par ailleurs subit les pertes les plus importantes.
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