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Aux États-Unis, on compte 8,3 millions d'habitants de souche française (2004, source : L'Express, 4/10/2004).
Il est conditionné par la volonté française de prendre une revanche sur l'humiliation de 1763. L'appui des insurgents américains répond aussi au désir des milieux éclairés d'établir une république sur le continent américain. Au début de l'insurrection des colons américains, la France a envoyé secrètement des armes et des munitions pour les soutenir. Après la déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, le Congrès américain envoya des agents à Paris afin de recruter des officiers pour l'armée continentale (le marquis de Lafayette) et solliciter une alliance militaire. La victoire des rebelles américains à Saratoga en 1777 incite la France à signer un traité de commerce et une alliance militaire en février 1778. L'amiral Charles-Henri d'Estaing arriva à la tête d'une flotte et combattit aux côtés du général John Sullivan. D'Estaing perd le siège de Savannah. L'alliance franco-américaine se renforce grâce à l'arrivée du comte de Rochambeau en 1780. Les forces navales françaises participent à la bataille de Chesapeake et rendirent possible la victoire de Yorktown en octobre 1781, qui achève la guerre. Le 7 juin 1777, le marquis de La Fayette envoie une lettre à sa femme qui déclare :
Défenseur de cette liberté que j'idolâtre, libre moi-même plus que personne, en venant comme ami offrir mes services à cette république (des Etats-Unis) si intéressante, je n'y porte nul intérêt personnel. Le bonheur de l'Amérique est intimement lié au bohneur de toute l'humanité ; elle va devenir le respectable et sûr asile de la vertu, de l'honnêteté, de la tolérance, de l'égalité et d'une tranquille liberté.
Les négociations de paix se font sous la houlette de Benjamin Franklin, John Adams et John Jay.
Par les conventions du 30 avril 1804, le premier consul Bonaparte vend la Louisiane (qui s'étendait sur 10 états américains actuels) à la jeune République des États-Unis.
Le 19 février 1999, le président de la République Jacques Chirac avait remis la légion d'honneur à des anciens combattants américains de la première guerre mondiale, à Washington D.C.. au total, près de 300 anciens combattants américains ont déjà reçu cette distinction.
Les États-Unis et la France font partie des cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le président Charles De Gaulle condamna l'aide militaire apportée par les États-Unis d'Amérique à la République du Viêt Nam (dite Viêt Nam du Sud) contre la rébellion communiste menée par le Viêt Minh (autoproclamé « République démocratique du Viêt Nam », dite Viêt Nam du Nord), ainsi que l'attaque israélienne lors de la guerre des six jours. En 1967 la France se retira du commandement militaire de l'OTAN, tout en restant membre de l'Alliance atlantique.
Le 12 septembre 2001, la France propose à l'ONU une résolution condamnant les attentats de la veille : la résolution 1368 est adoptée par le conseil de sécurité.
Dans un entretien accordé aux journalistes américains de l'International Herald Tribune le 20 mars 2002, Jacques Chirac exprimait son sentiment face à l'anti-américanisme en France :
Je ne peux pas accepter l'idée qu'il y aurait un phénomène culturel d'antiaméricanisme en France, pas plus qu'il n'y a un phénomène d'antisémitisme, malgré les déclarations d'un vice-Ministre israélien qui souhaite que des juifs français viennent s'installer en Israël ! Il n'y a pas d'antiaméricanisme. En tous les cas ce n'est pas vrai dans le sens de l'opinion publique. Alors, je le répète, il y a les choses qui agacent les Français, c'est vrai, mais cela relève des querelles naturelles de famille. Il n'y a pas, je le répète, d'antiaméricanisme. Dans une vraie famille il y a des personnalités, tout le monde n'est pas forcément aligné, mais lorsque la solidarité est nécessaire, elle est toujours là.
En 2004, la coopération entre les forces françaises et américaines en Afghanistan se place dans de la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS). Suite à l'accord du sommet d'Evian de juin 2003, la France a également envoyé plus de 200 commandos des forces spéciales. Elles sont sous le contrôle des Américains et relèvent aussi du commandement d'Henri Bentegeat, chef d'état-major des armées. Elles reçoivent la confiance des forces américaines qui leur offrent la totalité des informations disponibles. Elles sont épaulées par l'action des forces aériennes américaines.
Voir l'article détaillé Guerre en Irak (2003-2004)
Selon un sondage CSA-La Croix (22 septembre 2004), 1/3 des Français se dit «inquiet» à l’évocation des États-Unis, contre 12 % il y a quatre ans. Et 87 % d’entre eux voteraient aujourd’hui pour John Kerry. George W. Bush remporte finalement les élections, au désespoir de nombreux Français.
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