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L'homéostasie d'un organisme est sa capacité à conserver le bon fonctionnement et l'équilibre entre le compartiment intracellulaire et le compartiment extracellulaire (le milieu intérieur) séparés par la membrane cellulaire malgré une contrainte extérieure.
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C'est « L'ensemble des processus organiques qui agissent pour maintenir l'état stationnaire de l'organisme, dans sa morphologie et dans ses conditions intérieures, en dépit de perturbations extérieures ». (Cannon)
« L'homéostasie se définit comme la capacité de l'organisme de maintenir un état de stabilité relative des différentes composantes de son milieu interne et ce, malgré les changements constants de l'environnement externe. »;
Une des base de la médecine expérimentale (Cf. Claude Bernard) est de considérer par priorité l'homéostasie comme fonction des organismes vivants (ceux-ci sont organisés en systèmes fonctionnels (systèmes nerveux, endocrinien, etc.) assurant à leur constituants (chaque cellule pour les pluricellulaires) un milieu favorable au maintien et au développement de ces parties, c'est-à-dire le contrôle des parametres essentiels de son milieu extérieur dans une plage optimum. Exemples de ces paramètres :
Pour les animaux à sang chaud, un des paramètres principaux est la régulation de la composition du sang et de ses paramètres dynamiques (mécanique des fluides), pour éviter les déficits ou les excès, notamment :
Cette régulation se fait entres autres par
Au cours de l'évolution, chaque progrès dans le contrôle d'un paramètre se traduit par un avantage comparatif (période d'activité plus longue au cours d'un même laps de temps, favorable à une procéation plus rapide et finalement à une population plus importante). Ainsi, malgré son coût alimentaire plus élevé, l'homéothermie des mammifères, permettant l'activité par temps froid (et donc la nuit ou dans des zones climatiques froides) fut sans doute l'élément déterminant de leur remplacement des dinosaures poikilothermes, dotés d'une homéothermie plus rudimentaire (dépendante du soleil).
L'homéostasie permet également la simplification de la partie du code génétique prenant en charge la reproduction, qui devrait être bien plus complexe pour rester opérationnel dans des conditions variées. Par exemple le génôme de la grenouille a une taille plus grande que le génôme humain, compte-tenu de la bien plus grande diversité de conditions physiques et chimiques que doit affronter le développement d'un têtard que celui d'un embryon humain qui va effectuer toute sa croissance à température égale et dans un milieu tamponné.


