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Hugo Chávez
Hugo Chávez Frías (né le 28 juillet 1954 à Sabaneta) est le président du Venezuela depuis 1998.
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Fils de Hugo de los Reyes Chávez et d'Elena Frías de Chávez, tous deux enseignants, il a eu quatre enfants: Rosa Virginia, María Gabriela, Hugo Rafael et Rosinés. Il a été marié deux fois et est actuellement séparé de sa seconde épouse.
Ses parents décidèrent de l'envoyer à l'Académie militaire du Venezuela qu'il quitta avec le diplôme de Sciences et Arts militaires. Il a également étudié la science politique à l'université Simón Bolívar de Caracas en 1989-1990, et obtint sa maîtrise.
Le 24 juillet 1983, la journée du 200e anniversaire de naissance du Libertador (Libérateur) du Venezuela et des autres autres pays sud-américains, Simón Bolívar, Chávez créa le Movimiento Bolivariano Revolucionario 200 (Mouvement Révolutionnaire Bolivarien 200, MBR-200).
Le 4 février 1992, le MBR-200, avec à sa tête Hugo Chávez, tenta un coup d'État contre le président Carlos Andres Perez. Le putsch prit pour nom « Opération Ezquiel Zamora ». Sa tentative échoua et Chávez fut emprisonné pendant deux ans, endroit auquel il se réfère en le nommant « la prison de la dignité ». Lors de son séjour en prison, il enregistra une vidéocassette dans laquelle il appelle à l'insurrection. Elle fut diffusée vers 4 heure du matin dans la nuit du 27 novembre 1992, lors d'un deuxième coup d'État par le MBR-200. Bien qu'ayant également avorté, ce deuxième coup d'État fut un plus grand succès que le premier, les membres du MBR-200 ayant pris le contrôle du pays pendant quelques minutes.
En 1994, un nouveau président fut élu au Venezuela : Rafael Caldera. Il ordonna la libération de Chávez.
Une fois libéré, Chávez créa un parti politique nommé « Movimiento Quinta República, MVR » (Mouvement pour la Cinquième République), une version civile du MBR-200. C'est ce parti qui le mènera au pouvoir 4 ans plus tard. Le 6 novembre 1998, une coalition de partis de gauche mené par le MVR fit élire 34% des députés du Congrès National et présenta Chávez comme candidat présidentiel. Après avoir fait campagne comme étant « le fléau de l'oligarchie et le héros des pauvres », Chávez sorti victorieux des élections présidentielles de 1998 avec 56% des voix, la plus grande majorité aux élections depuis 40 ans au Venezuela. Les deux partis Action Démocratique et Copei qui s'étaient partagés jusqu'alors le pouvoir n'obtinrent ensemble que 9% des voix.
Le 2 février 1999, Chávez prêta serment sur une constitution qu'il qualifia de moribonde et promis un référendum afin de former une nouvelle Assemblée constituante. Il a également annulé le défilé militaire qui accompagne habituellement cette cérémonie, voulant ainsi illustrer la soumission de l'Armée aux autorités civiles. Elle fut plutôt remise au 4 janvier, date anniversaire de sa première tentative de coup d'État.
Le 25 avril de la même année, 80% des participants au référendum votèrent en faveur d'une nouvelle Assemblée constituante assortie d'une promesse d'élection générale, comprenant le poste de président, pour l'année 2000. Le faible taux de participation, seulement 40% des gens ayant le droit de vote s'étant présenté aux urnes, illustre le peu d'intérêt de la population pour ce débat.
Le 7 août 1999 naissait la nouvelle Assemblée constituante. Elle eut alors pour mandat de préparer une nouvelle constitution afin de remplacer celle de 1961. Les 131 membres de l'Assemblée, la plupart sans aucune expérience politique, n'eurent que trois mois pour la rédiger, ce qui est fort peu considérant l'ampleur de la tâche. Pour une deuxième fois en un an, les vénézuéliens auront à voter lors d'un référendum, le second portant sur l'adoption de cette nouvelle constitution.
Les principaux changements par rapport à l'ancienne constitution sont :
Le 15 décembre 1999, le référendum portant sur la nouvelle constitution fait en sorte que celle-ci soit adopté, le oui l'emportant avec 71,4% des voix. Seulement 55% de la population ayant le droit de voter s'est présenté aux urnes.
Les élections générales promises par Chávez eurent lieu le 30 juillet 2000. Chávez fut réélu à titre de président avec 59,5% des voix. Le MVR remporta 76 des 165 sièges de l'Assemblée nationale ainsi que les gouvernorats de 12 des 23 États du pays.
Dans les gouvernorats de Merida et de Trujillo, l'armée a dû intervenir, les gouverneurs sortant, soutenus par des manifestants, refusant d'accepter la défaite lors des élections générales.
Le 10 août 2000, dans le cadre d'une tournée des pays producteurs de pétrole, Chávez se rend en Irak pour une visite officielle. Il est le premier chef d'État à se rendre en Irak depuis la guerre du Golfe en 1990.
À la suite des attentats du 11 septembre 2001, les cours du pétrole brut s'effondre, ce qui provoque une crise économique au Venezuela, troisième exportateur mondial de pétrole. Le gouvernement, faute d'argent, se voit aux prises avec des troubles sociaux car une partie de la population accuse les réformes d'être à l'origine de la crise du pays.
Le 10 décembre 2001, le patronat et les syndicats vénézuéliens appellent à une grève générale pour protester contre les mesures économiques d'Hugo Chávez. Cette grève paralysera le pays pendant plus de 12 heures. Des milliers de partisans du gouvernement se sont réunis à Caracas afin de soutenir le président et d'écouter un discours de Chávez ventant les mérites de ses mesures.
Cette grève et cette manifestation en faveur du gouvernement illustre la polarisation du peuple vénézuélien. D'un côté, la population qui profitait de l'ancien système économique, notamment les gens reliés à l'industrie pétrolière, que plusieurs accusaient, en premier lieu Chávez, d'être corrompue. Cette population jouit de l'appuie du patronat et des médias locaux sans compter un excellent sens de l'organisation. De l'autre côté, la majorité du peuple vivant sous le seuil de la pauvreté, 80% de la population, auquel les réformes du nouveau gouvernement on le plus de chance d'être profitable. Ce sont ces gens qui ont élu Hugo Chávez comme président et qui par la suite on fait en sorte que son mandat soit renouvelé.
Durant le mois de février 2001, trois hauts gradés de l'armée, le contre-amiral Carlos Molina Tamayo, le colonel Pedro Soto et le capitaine Pedro Flores, demandent tour à tour la démission du président élu et appel la population au soulèvement. Hugo Chávez répliqua dans un discours à la nation que « le Venezuela est engagé dans une lutte entre la vie et la mort, entre le passé et le futur ». Aucune mesure de sanction ne fut prise contre ces officiers, Chávez prônant une « absolue liberté d'expression ».
Le dimanche 7 avril, Chávez mit à la porte 7 dirigeants de la Compagnie nationale des pétroles du Venezuela (PDVSA) et en força 12 autres à prendre leur retraite. Mécontents, les cadres de la compagnie protestèrent ce qui amena la principale centrale ouvrière du pays, la « Confederacion de Trabajadores de Venezuela, CTV » (Confédération des travailleurs du Venezuela), dans une décision soutenue par le patronat, à appeler la population à une grève générale de 24 heures. Le CTV est majoritairement composé par les membres des deux partis ayant formé le précédent gouvernement, l'Accion Democrática (AD) et le Partido Social Cristiano de Venezuela (COPEI). Cette grève eut lieu le 9 avril et le CTV la prolongea de 24 heures. Le secteur pétrolier est responsable de 80% des exportations du pays mais n'emploie que 2% de la main d'œuvre, ce qui lui donne un poids démesuré en cas de grève.
Le 12 avril 2002 Hugo Chávez fut a son tour victime d'un coup d'État monté par les propriétaires des chaînes privées et les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi qu'une poignée de dirigeants militaires. Ils demandèrent à Hugo Chávez de démissionner, il refusa. Hugo Chávez fut arrêté et un gouvernement autoproclamé, à la tête duquel se trouvait Pedro Carmona, président de la chambre de commerce du Venezuela, fut mis en place.
Le lendemain, suite une manifestation massive de la population de Caracas, Carmona fut renversé et le vice-président Diosdado Cabello assuma l'intérim de la présidence jusqu'à ce qu'Hugo Chávez soit localisé, puis libéré.
Pendant ce bref pouvoir, Carmona a :
Ces événements furent filmés par des journalistes d'une chaîne irlandaise Radio Telifís
Éireann, qui étaient sur place pour documenter le programme d'Hugo Chávez. Ils en ont tiré un documentaire, Chavez, le film, qui retrace
cet événement.
Le 10 juillet 2003, le maire Alfredo Peña, un des responsables du coup d'État d'avril 2002 et propriétaire du journal à grand tirage El Nacional, avec l'aide de la police métropolitaine de Caracas, firent un raid et fermèrent le local de transmission de la télévision communautaire Catia TV, chaîne créée par les habitants pauvres de l'est de Caracas. Les données ne sont pas concordantes, accusant d'incompatibilité entre l'activité de la chaîne et celle de l'hôpital qui l'héberge, l'adjoint à la mairie Pedro Aristimuño déclara que c'était pour proteger le matériel qui était laissé à l'abandon. Reporters sans frontières prétend que le 22 juillet, Catia TV pu de nouveau transmettre des programmes. (Article de reporters sans frontières ). Ce n'est en fait pas le cas. RSF est de plus en plus critiqué pour se position pro-Washington et pro-extrême-droite cubaine en Amérique Centrale [1] .
Hugo Chávez a mis en place dans la nouvelle constitution, la possibilité pour le peuple de décider de la révocation du président vénézuélien, à la moitié du mandat de celui-ci. L'opposition a tenté de réunir le nombre suffisant de voix pour permettre cela. Les noms de certains signataires appartenaient à des morts. Le gouvernement a tout de même décidé d'accepter les voix de l'opposition et met en place pour le 15 août 2004 le référendum révocatoire.
Les sondages, pro-chaviste comme opposition et mêmes étrangers, donnent tous Chavez gagnant avec 60% des intentions de vente. L'opposition formée des anciens partis au pouvoir et d'un parti maoïste, accepte tout de même de se plier au résultat du futur vote. Chavez affirme que si le référendum l'emporte, il se représentera aux élections présidentielles qui suivront. Advenant ce cas, le vice-président le remplacera durant une période de 30 jours.
Des médias français, comme le journal télévisé Arteinfo, et une partie de la presse écrite, dont Libération, Le Monde et Le Figaro, affirme que l'opposition a réussi à organiser des manifestations plus conséquentes, preuve que le « populiste » Chávez devrait perdre aux élections. Les manifestations de soutient, pourtant beaucoup plus importantes, ne sont montrées que partiellement. Certains journalistes décrivent Chávez comme un dictateur, alors que pourtant, c'est la constitution qui est entrée en vigueur alors qu'il était président qui permet la tenu d'un référendum révocatoire, type de référendum dont disposent seulement trois pays dans le monde.
Le référendum révocatoire est mis en place pour le 15 août 2004. Pour en garantir la régularité il sera surveillé par la Fondation Carter (créée par le président étasunien du même nom) et par l'Organisation des États Américains (OEA). Des machines fournies par la société Choicepoint, utilisées en Floride lors des élections présidentielles de 2000 aux États-Unis, sont utilisées et prennent les empreintes digitales pour confirmer l'unicité des votes.
Des problèmes se posent avec ces machines qui ont tendance à bloquer. Certaines personnes attendent jusqu'à 12 heures avant de pouvoir voter. Lorsque Hugo Chavez se présente pour voter, la machine bloque, il déclare sur un ton amusé qu’il ne pensait pourtant pas être un vampire. La durée d'ouverture des bureaux de votes est prolongée 2 fois afin d'assurer que tout le monde puisse tout de même voter.
Celui-ci est reporté dans la nuit avec des résultats préliminaires indiquant que plus de 58% des votants se prononcent contre sa destitution. Ce chiffre est confirmé par la fondation Carter et l'OEA, mais les opposants continuent à affirmer qu'elle est le résultat de fraudes. Hugo Chavez tend la main à l'opposition, leur demandant de cesser la guerre, d'essayer de reconstruire le Venezuela ensemble plutôt que de relancer un cycle de violence. Dans les jours qui suivent, la majorité de l'opposition s'accorde à confirmer Chávez gagnant, seul Le parti de Mendoza refuse d'accorder la victoire au 'No'.
Le résultat final donné le 23 août 2004 du CNE [2] donne :
| Vote | votants | pourcentage | ||
| NO | 5619954 | 58.9096% | ||
| SI | 3872951 | 40.5971% | ||
| NUL | 47064 | 0.4933% | ||
Hugo Chávez, a mis en place un sytème permettant aux populations les plus pauvres de décider ce dont elles ont besoin. Si leurs demandes sont acceptables et que l'argent le permet, alors elles seront appliquées. C'est ainsi qu'il décida de créer des quartiers résidentiels avec maison familiales afin de remplacer les favelas (bidon-ville) dans certaines régions du pays. Créant ainsi une activité au moins temporaire pour une partie de la population.
Hugo Chávez nationalise les immenses terres non cultivées appartenant aux plus riches propriétaires, et les redistribue à des agriculteurs travaillant dans de petites coopératives, afin de donner du travail aux plus pauvres et de limiter les importations dans un pays endetté et ayant des capacités de production agricole non exploitées. La biodiversité des cultures est encouragée et la culture des OGM interdite. Un système de banque de graine est mis en place, afin de fournir qui le demande, et dont le but est de preserver la diversité des plantes.
La pêche intensive est interdite sur le territoire maritime Venezuelien, afin de préserver la biodiversité maritime, et de favoriser les petits pêcheurs.
Il fait appel à des médecins cubains (qui ont été échangés contre du pétrole au gouvernement cubain) dans son programme Barrio Andentro (A l'intérieur du quartier), un programme de santé pour les quartiers défavorisés.
Il met en place des programme d'alphabétisation avec l'aide de professeurs cubains et alphabétise plus de 1 250 000 vénézuéliens.
Hugo Chávez désire réunir les pays d'Amérique du Sud comme le Paraguay, l'Uruguay et l'Argentine.
Chávez déclare désirer une disparation pure et simple du FMI et former avec le Brésil de Lula, et d'autres pays d'Amérique du Sud, une compagnie transnationale du pétrole, appelée Petroamerica, dont le but serait de lutter contre les pressions des États-Unis.
En mars 2004, le gouvernement d'Hugo Chávez porte plainte contre les États-Unis auprès de l'Organisation des États Américains (OEA), pour leur participation dans le putsch de 2002. Il dit avoir de nombreuses preuves de leur participation comme, entre autres, la présence de navires de guerres dans les eaux territoriales.
En juillet 2004, tous les sondages, mêmes ceux effectués par l'opposition, donnent Chávez grand gagnant du référendum. Carlos Andres Perez, chef de l'opposition et ancien président déchue pour corruption, déclare: « Contre Chavez il faut utiliser la violence [...] une dictature devrait être instaurée ensuite [...] »


