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Implication logique


En mathématiques, une propositon P implique logiquement une proposition Q, si la proposition ¬PQ est vraie, et nous écrivons :

PQ

ce qui se lit « P implique Q »

« ⇒ » s’appelle connecteur d’implication.

« PQ » s’appelle une implication logique.

La table de vérité de l’implication est donnée par le tableau :

P Q PQ
V V V
V F F
F V V
F F V


Dans le langage naturel, pour traduire que P implique Q, nous dirons indifféremment :

Mais attention « P implique Q », ne signifie pas que « Q est une conséquence logique de P ».

« PQ » est vraie d'après la table de vérité si P est fausse et Q vraie. Par exemple l’implication :

(0=1) ⇒ (0=0)

est vraie, mais (0=0) ne se déduit pas de (0=1) qui est fausse.

Mais la table de vérité, montre que si P est vraie alors pour que l’implication PQ soit vraie il faut que Q soit vraie. Dans la pratique, nous démontrons une implication comme cela.

En fait la déduction directe de Q à partir de P est représentée par l’implication toujours vraie (tautologie):

(P et (PQ)) ⇒Q

Si dans certaines conditions, P est vraie ainsi que PQ, alors l’implication précédente montre que Q est vraie.

Ajoutons que d’autres formulations de la langue française représentent des implications :

D’autre part si P est fausse alors l’implication PQ est vraie ; et donc toutes les implications que nous écrirons à partir d’une proposition fausse seront vraies !! (« on dit d'ailleurs qu’à partir du faux on peut démontrer n’importe quoi »)

Par exemple :

« 4 est divisible par 3 implique 4=3 » est une implication vraie

« Louis XVI était hollandais implique 0=0 » est vraie

En fait, l’implication PQ est fausse si et seulement si P est vraie et Q est fausse.

Sommaire

Propriétés

Soient P, Q et R trois propositions.

une implication est équivalente à sa contraposée

L’implication n’est pas associative

Soient P, Q et R trois propositions.

En effet le premier terme énonce qu'une implication implique R alors que le second énonce que P implique une implication.

Donnons un contre-exemple:

Considérons les trois propositions suivantes :

La proposition PQ est vraie puisque Q est vraie, et comme R est fausse, la proposition (PQ) ⇒ R est fausse.

La proposition Q est vraie et la proposition R est fausse donc l’implication (QR) est fausse et comme P est fausse, l’implication P ⇒( QR ) est vraie.

Nous en déduisons qu’en général les propositions P ⇒( QR ) et (PQ) ⇒ R ne sont pas équivalentes et donc l’implication n’est pas associative.

Il nous est donc impossible d’écrire des chaînes d’implications de la forme :

P1 ⇒ P2 ⇒ P3 ⇒ … ⇒ Pn-1 ⇒ Pn

C’est la raison pour laquelle, nous disposons dans la pratique, les implications de cette façon :

P1 P2
P3
... ...
Pn


ce qui signifie que les implications :

P1 ⇒ P2, ..., Pn-1 ⇒ Pn

sont vraies, et nous utilisons la transitivité de l’implication pour démontrer que:

P1 ⇒ Pn.

Remarque

Dans une théorie mathématique, les implications PQ vraies démontrées à partir des axiomes sont appelées théorèmes.

Démontrer un théorème, c’est établir qu’une proposition de la forme PQ est une assertion vraie (dans la théorie).

Pour démontrer de tels théorèmes, il existe plusieurs types de raisonnements possibles, basés sur les propriétés précédentes de l’implication :

Quelques exemples

x∈ ℝ, ∀ y∈ ℝ, x2=y2 (x-y)(x+y)="0"
(x="y") ∨ (x=-y)


∀ x∈ ℝ+, (x+2)2⩾4 x+2⩾2 car x+2⩾0
et la racine carrée est croissante sur ℝ+


Voyez également



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