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Un intervalle du latin intervallum est, étymologiquement, un ensemble compris entre deux valeurs. Mais,
en mathématiques cette notion première s'est ensuite développée
jusqu'à aboutir aux définitions suivantes.
| Sommaire |
1) Initialement on appelle intervalle réel un ensemble de nombres délimité par deux nombres réels constituant une borne inférieure et une borne supérieure. Un intervalle contient tous les nombres réels compris entre ses deux bornes.
Cette définition regroupe les intervalles des types suivants:
les intervalles du premiers types sont appelés intervalles ouverts; les seconds intervalles fermés, et les deux derniers intervalles semi ouverts.
2) A ces intervalles se sont ajoutés les ensembles des réels inférieurs à une valeur, ou supérieurs à une valeur. On ajoute donc les intervalles de ce type :
3) Auxquels se sont ajoutés, pour faire bonne mesure, les intervalles :
Un intervalle de R est une partie I de R vérifiant la propriété suivante:
alors 
Un ensemble vérifiant une telle propriété est un ensemble convexe.
Les intervalles de R regroupent donc toutes les parties convexes de R.
Les intervalles sont les parties de R les plus intéressantes dès que l'on parle de continuité et de dérivée.
On trouve alors, entre autres, des propriétés telles que
Dans tout ensemble muni d'un ordre total
, on peut définir des intervalles comme des ensembles des types
suivants :
Il est donc tout à fait possible de définir dans
l'intervalle des entiers relatifs compris entre -5 et 3 mais il serait dangereux de le noter
[-5;3] sans avertissement préalable à cause du risque de confusion avec la notation des intervalles de R.
Ces intervalles vérifient toujours la propriété :
alors 
ainsi que la propriété d'intersection : toute intersection d'intervalles est un intervalle.


