| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
Jacques Ellul, (6 janvier 1912 à Bordeaux - 19 mai
1994 dans la même ville après une longue maladie) penseur français critiqua des aspects selon lui contestables de la société technicienne en tant que théologien, historien et sociologue.
Sympathisant anarchiste proche du situationnisme, mais également commentateur subtil de la pensée et des dérives marxistes, il a contribué à la mise en place de l'écologisme politique, ainsi qu'à des réflexions sur un anarchisme chrétien. On lui doit aussi une interprétation de l' Apocalypse, conférence qui fut publiée ensuite (Fondation Pi).
Le film de Godfrey Reggio Koyaanisqatsi lui rend hommage dans son générique de fin comme l'un des cinq inspirateurs du film, Guy Debord et Ivan Illich étant parmi deux des autres noms cités.
Curieusement, Ellul semble avoir été bien plus populaire aux États-Unis que dans son université de Bordeaux. Une rue porte toutefois son nom dans le quartier Sainte-Croix, qui abrite plusieurs établissements d'enseignement supérieur.
"Ce n'est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique (...) Ce n'est pas l'État qui nous asservit (...), c'est sa transfiguration sacrale (...)". Les nouveaux possédés, Paris, Fayard, 1973, p. 259.
"J'ai montré sans cesse la technique comme étant autonome, je n'ai jamais dit qu'elle ne pouvait pas être maîtrisée". Changer de révolution, Paris, Seuil, 1982, p. 224.
"Par conviction spirituelle, je ne suis pas seulement non violent mais je suis pour la non-puissance. Ce n'est sûrement pas une technique efficace. (...) Mais c'est ici qu'intervient pour moi la foi. (...) On ne peut pas créer une société juste avec des moyens injustes. On ne peut pas créer une société libre avec des moyens d'esclaves. C'est pour moi le centre de ma pensée." Patrick Chastenet, Entretiens avec Jacques Ellul, Paris, La Table Ronde, 1994, p. 52.
"Plus j'étudiais, et plus je comprenais sérieusement le message biblique (et Biblique entièrement, pas le « doux » message de Jésus !) plus je rencontrais l'impossibilité d'une obéissance serve à l'État, et plus j'apercevais dans cette Bible les orientations vers un certain anarchisme. [..] l'anarchisme me parait, dans son domaine politique la conviction la plus proche de la pensée biblique". Anarchie et Christianisme, Ateliers de Création Libertaire, 1998, Introduction


