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Jacques, frère de Jésus, est cité par Matthieu (XIII:55), par Marc (VI:3 et XV:40), par l'Épître aux Galates (I:19), par l'Épître de Jude (1), par Flavius Josèphe. Il est fêté conjointement avec saint Philippe le 3 mai.
Il est aussi appelé Jacques le Juste, bien que ce nom soit parfois aussi appliqué à Jacques d'Alphée.
Voici ce que dit à son propos le sanctoral de la Conférence des évêques de France : « Jacques est moins connu. Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur. Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean. Jacques fils d'Alphée dont on sait seulement qu'il fut apôtre, et celui-ci, Jacques, frère du Seigneur, de sa parenté et originaire de Nazareth. »
Il fut le chef du groupe des judéo-chrétiens de Jérusalem après la crucifixion, et fut un personnage important de l'Église primitive. Il était fortement ancré dans le judaïsme de son temps et restait fidèle à la loi de Moïse. Cependant, bien qu'ayant eu une vie simple et respectueuse de la Loi juive, il fut lapidé à mort, en l'an 63 à Jérusalem sur ordre du Sanhédrin (tribunal juif), présidé alors par le grand-prêtre Sadducéen Anne.
Il s'opposa à Paul, dont les idées finirent par s'imposer, ce qui aboutit à la séparation définitive du christianisme et du judaïsme.
L'Épître de Jacques bien que rédigée dans les années 80 et 90 aurait été rédigée avec son approbation et selon ses indications.
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La notion de frère est entachée de quelque flou, car il n'est pas précisé s'il s'agit de frère au sens généalogique moderne, au sens plus vague utilisé à l'époque qui englobait les cousins germains, ou en esprit. L'époque était en effet friande de ce dernier genre d'expression, qui revient en plusieurs endroits du Nouveau testament (« Voici ta mère », dit par exemple Jésus à Jean en désignant Marie au moment de la Passion).
L'identité de ce Jacques a été, et est toujours, l'objet d'âpres disputes. Parmi les différentes théories, trois sont les plus couramment défendues.
Baptisée ainsi, d'après Helvidius qui la défendit, elle correspond à l'interprétation littérale des textes citant Jacques. Selon celle-ci, Jacques est un frère cadet de Jésus et est le fils de Marie et Joseph. Cette hypothèse est corroborée par plusieurs éléments :
Les opposants argumentent qu'au moment de la crucifixion, Jésus a demandé à l'apôtre Jean de prendre soin de sa mère, charge qui aurait été naturellement dévolue à ses frères et sœurs. À cet argument, il a été répondu que l'authenticité de ce passage est douteuse, mais également que le moment était trop crucial pour que des paroles sans sens théologique profond aient été prononcées.
Comme pour la théorie précédente, la théorie tire son nom de l'un de ses défenseurs, ici Épiphane qui fut évêque de Salamine.
Elle prétend que Jacques, ainsi que les autres frères et sœurs de Jésus cités, sont les enfants que Joseph a eu lors d'un premier mariage.
Très peu d'éléments permettent de la confirmer ou de l'infirmer. Il est généralement opposé l'argument que le dialogue de Luc insistant sur la qualité de Jésus comme premier-né de Marie, qui perd alors de sa valeur : l'existence de demi-frères plus âgés que Jésus lui enlevant toute prétention en temps que descendant du roi David.
Cette théorie, présentée initialement dans le Protévangile de Jacques, semble avoir comme principal mérite de permettre de maintenir le dogme de la virginité perpétuelle de Marie.
En octobre 2002, un épigraphiste français, André Lemaire, a découvert sur le flanc d'un ossuaire en calcaire du premier siècle de notre ère, une inscription en araméen, la langue courante de la Palestine à l'époque de Jésus.
L'ossuaire est un petit sarcophage de pierre, couramment utilisé par les juifs de l'époque pour conserver les os d'un défunt, un an après sa mort, lorsque les chairs ont disparu, et les os purifiés par la terre d'Israël. Les ossuaires ont couramment été utilisés depuis le Ier siècle av. J.-C. jusqu'au IIe siècle.
L'ossuaire en question a été découvert dans le village arabe de Silwan, près de Jérusalem, et comportait l'inscription suivante : « Ya'akiv bar Yosef akhui di Yeshua » ce qui signifie « Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus ». L'authenticité de l'inscription a été vérifiée et validée au microscope électronique.
Même si les noms de Jacques, Joseph et Jésus étaient très courant à l'époque, un simple calcul permet d'évaluer à une vingtaine le nombre d'habitants de Palestine, qui au premier siècle pouvaient s'appeler Jacques, avoir un père nommé Joseph et un Jésus pour frère. De plus, il était tout à fait inhabituel de mentionner le nom d'un frère sur un ossuaire après celui du père, puisqu'il existe seulement un seul autre cas de cette pratique. La référence à Jésus de Nazareth pourrait alors s'expliquer par le fait que ce lien de parenté ne pouvait être passé sous silence, et l'ossuaire en question semblait bien être celui de Jacques.
Coup de théâtre, en juin 2003, lorsque le département des antiquités israéliennes, suite à une nouvelle analyse au microscope électronique, a déclaré l'urne authentique mais les inscriptions récentes. Le propriétaire de l'objet, l'antiquaire Odad Golan, fut accusé d'escroquerie, et arrêté par la police israélienne. L'objet fut présenté aux journalistes posé sur une cuvette de WC lors d'une conférnce de presse.
Curieusement, l'antiquaire fut relâché, sans publicité, dès le 24 juillet et sans qu'aucune charge ne soit retenue, ni aucune poursuite engagée. On avait également trouvé dans son atelier lors de la perquisition un deuxième ossuaire en cours de gravure.
Voir aussi l'article : Faux en archéologie.
Voir aussi Liste des apôtres


