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Anime

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Anime (prononcer « animé ») est un mot japonais basé sur le mot anglais animation et désignant les dessins animés, dont le Japon est un grand producteur. En français, ce terme désigne en général ces dessins animés produits au Japon. On utilise également le mot japanime ou japanimation.

Le terme de Manga eiga, littéralement « film de manga », était le terme original pour désigner les dessins animés d'inspiration de manga (bande dessinée japonaise).

Ils sont très populaires au Japon : en 2001, le Voyage de Chihiro a battu le record de recettes dans ce pays, devançant le film Titanic.

Parmi les films qui rencontrent en général le succès, on peut citer ceux issus du Studio Ghibli, fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata.

Très souvent, ils sont en rapport avec un manga : soit l'anime est basé sur un manga à succès, soit un manga est créé d'un anime populaire. Parfois les deux sont créés en même temps.

On distingue en général différents types d′anime :

Sommaire

La japanimation en France

Qu'est-ce ?

Le terme japanimation regroupe simplement la totalité de l'animation japonaise.

Ce terme fut créé du fait de la spécificité de la production locale par rapport à celle du reste du monde : en effet, là où l'animation occidentale est souvent considérée comme destinée aux enfants (en dehors d'œuvres d'auteurs indépendants ou de quelques comédies satyriques comme Les Simpson ou Daria pour citer les plus connues), l'animation japonaise bénéficie dans ses sujets d'un traitement proche du cinéma en prises de vue réelles, abordant quasiment tous les genres, y compris la pornographie (hentai).

L'arrivée en Europe, puis en France

C'est dans les années 70 que ce sont développées les premières collaborations entre compagnies européennes et japonaises avec Vicky the Viking (1974, Wickie en allemand), Maya l'Abeille (1975, Die Biene Maja en autrichien), Dogtanian (1981, Espagne), . La France n'est pas en reste en coproduisant des titres comme Ulysse 31 (1981) puis Les Mystérieuses Cités d'Or (1982) profitant de l'effet Goldorak qui a connu un réel succès, pulvérisant tous les records d’audience, après sa première diffusion en juillet 1978 sur Antenne 2.

Il s'en suit une première vague de séries animés avec les cultissimes Candy, Albator, Bouba, Les aventures de Tom Sawyer, Rémi sans famille, Cobra, qui ont marqué l'ère Récré A2 ou encore Barbapapa sur TF1.

En fait de très nombreuses séries japonaises sont sorties après 1980, mais le genre est alors noyé dans le flot de l'animation enfantine, les télévisions opérant une selection drastique dans la production japonaise.

Les effets de la dérèglementation et l'ère Club Dorothée

Mais avec l'arrivée des chaines privées suite à la dérèglementation de 1986 et à la privatisation de tf1 (1987), la jeunesse devient un enjeu de sensibilisation et de véritables unités d'émissions jeunesses sont mises sur pied comme le célèbre Club Dorothée d'AB production sur Tf1. Ces unités jeunesses trouve dans la production japonaise un flot important de séries, qui plus est à bas prix. Par ailleurs, la concurrence nouvelle et exarcerbée entraine une recherche de l'émotion et du dynamisme qui trouvera un cadre idéal dans la japanimation et amènera petit à petit à certaines dérives.

En 1988, alors que La 5 importe Olive et Tom, Tf1 réplique par Les Chevaliers du Zodiaque, série qui deviendra la symbole de l'époque et qui inaugurera l'exposition de la jeunesse à la violence, fait nouveau dans la culture occidentale. Peu après la série Dragon Ball apparaît mais cette série ne connaîtra vraiment le succès que plus tard dans son second volet Dragon Ball Z (1990) qui déclenchera une nouvelle vague d'inconditionnés, grands consommateurs de produits dérivés. Il faut d'ailleurs remarqué que le niveau de violence a été accru dans cette seconde saison ce qui explique peut être son succès. Cherry Miel participe de ce mouvement vers la violence ou de redéfinition de la morale de l'animation enfantine : le modèle des petites filles n'est plus l'ingénue Candy mais la provoquante, l'érotique et la combative Cutey Honey. Cette série, contemporaine de Goldorak, a du attendre 15 ans avant sa diffusion française.

Bien qu'il soit important de souligner cette dimension violente qui fait partie intégrante de la stratégie de tf1 dans la domination du secteur jeunesse, il ne faudrait pas oublier que les débuts du Club Dorothée ont permis aussi la diffusion de Juliette, je t'aime, Lamu, Docteur Slump puis Le Collège fou fou fou, Nicky Larson, Une vie nouvelle

Autres séries phares : Ranma 1/2 et Sailor Moon. Sailor Moon aura un impact similaire à Dragon Ball Z, elle séduira plus les filles alors que les garçons seront focalisés sur les aventures de Sangohan.

Le scandale Ken le survivant et ses conséquences

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