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Jean-Baptiste Carrier

Jean-Baptiste Carrier (16 mars 1756 près d'Aurillac - 26 Brumaire an III (16 novembre 1794) à Paris fut un politicien français.

En 1790 il est conseiller pour le baillage d'Aurillac. En 1792 il devient député pour la Convention nationale. Il était déjà connu comme l'un des membres influent des clubs des Cordeliers et des Jacobins. Après la prise de contrôle des Flandres il est l'un des commissaires nommés à la fin de 1792 par la Convention dans ce pays. L'année suivante il prend part dans l'établissement du tribunal révolutionnaire. Il vota pour l'exécution du roi Louis XVI, fut l'un des premiers à demander l'arrestation du duc d'Orléans et prit un rôle essentiel dans la chute des Girondins.

Après une mission en Normandie il est envoyé en Vendémiaire an II à Nantes pour faire cesser la révolte par les moyens les plus drastiques. Il établit un tribunal révolutionnaire et forma un corps d'hommes déterminés, appellés la légion de Marat, et les hussards américains (des esclaves de Saint-Domingue qui multiplieront les horreurs). Rapidement le tribunal fut suspendu et les victimes envoyés à la guillotine ou tués en masse dans les prisons. Il en fit aussi mourir beaucoup en les noyant dans le fleuve depuis des bateaux équipés de trapes (ce qu'il nommait les « déportations verticales ». Plus de trente mille personnes auraient péries ainsi mais il faut tenir compte des épidémies dans une ville surpeuplée où le ravitaillement est difficile.

Cette brutalité lui assura sa réputation. On dit que son esprit avait été perturbé par les horreurs qu'il avait vu dans les affrontements avec les royalistes et son alcoolisme. Il commet cependant une erreur fatale. Il fait arrêter 132 notables nantais dont il souhaite s'adjuger la fortune. Emprisonnés, transferés à Paris ils y sont jugés et...acquittés. Sentant le vent tourner, Carrier demande son rappel à Paris ce qui est fait le 20 Pluviôse an II où il est nommé secrétaire de la Convention. Il prit part dans l'attaque contre Robespierre le 9 Thermidor mais il fut lui-même amené devant le tribunal révolutionnaire le 21, chargés par ses ex-complices sur le rapport de Gilbert Romme et guillotiné le 26 Brumaire an III.





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