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Jean-Marie Tjibaou est un homme politique français, leader indépendantiste kanak (Tiendanite, Nouvelle-Calédonie, 1936 —
Ouvéa, 1989).
Fils d'un chef de tribu de Nouvelle-Calédonie, ordonné
prêtre en 1965, à Hienghène puis à Nouméa. Il quitte le pays en 1968 pour suivre des cours à la faculté catholique de Lyon puis à l'École pratique des hautes
études.
Lors de son retour au pays il délaisse sa vocation religieuse pour entreprendre une carrière politique.
Dans les années 1970, il est à la tête d'un mouvement de renouveau culturel avec entre autres la manifestation Mélanésia 2000 (qui a lieu en 1975). Cette manifestation qui regroupe des peuples de toutes la Mélanésie réveille chez les kanaks un sentiment de dignité. Pour la première fois depuis bien longtemps la culture kanak apparaît bien vivante et non plus comme une culture mourante.
Entré au comité directeur de l'Union calédonienne (UC), il est élu maire de Hienghène en 1977.
En 1982, il devient vice-Président du conseil de gouvernement de Nouvelle-Calédonie.
En décembre 1984 il paye très cher sa récente nomination à la tête du FLNKS puisque sur la route qui mène à un congrès, dans la voiture qu'il aurait dû occuper 10 kanaks sont assassinés, dont deux de ses frères, dans une embuscade pour laquelle les coupables n'ont jamais été inquiétés.
Il est assassiné le 4 mai 1989 avec Yeiwéné Yeiwéné, son bras droit au FLNKS, lors de la commémoration du masacre d'Ouvéa, par un kanak (Djubelly Wéa) opposés aux accords de Matignon de juin 1988.
Le centre culturel prévu dans les accord de Matignon porte son nom.
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