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Jean (apôtre)


Selon les évangiles et le livre des Actes des Apôtres, Jean est l'un des douze apôtres de Jésus. Il était originaire du village de Bethsaïde, son père s'appelait Zébédée et il avait pour frère un autre apôtre : Jacques le Majeur.

On l'appelle Jean l'Apôtre ou Jean l'Évangéliste pour le distinguer de Jean le Baptiste, précurseur et prophète de Jésus. Il était aussi pêcheur sur les bords du lac de Tibériade.

L'apôtre

La Cène (détail)
La Cène (détail)

Comme André, il était disciple de Jean le Baptiste jusqu'au moment où celui-ci leur désigna Jésus par ces termes « Voici l'agneau de Dieu » : quittant Jean le Baptiste, après le Baptême et la venue de l'Esprit Saint sous la forme d'une colombe, et lorsque Jésus vint vers lui, il abandonna tout sur-le-champ, pour le suivre avec son frère Jacques.

Une tradition veut qu'il soit resté vierge toute sa vie, ayant été choisi comme apôtre alors qu'il était sur le point de se marier. Il aimait à tel point la virginité et l'ascèse qu'il porta aussi le nom de vierge.

Souvent appelé « le bien-aimé du Seigneur », Jean est considéré comme l'apôtre préféré du Christ. De nombreuses représentations de la Cène nous le montrent endormi sur la poitrine de Jésus. C'est aux apôtres Pierre, Jacques et Jean que Jésus se confie au Mont des Oliviers (Marc 14:33). Il fut l'un des trois à monter sur la montagne du Thabor, pour contempler la divinité du Verbe resplendissante dans le corps de Jésus et entendre la voix venue du ciel dire : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute ma complaisance : écoutez-le » (Matthieu 17:5).

Lorsque Jésus fut arrêté par les juifs, il le suivit jusque dans la cour du Grand-Prêtre, et assista à la crucifixion, et il a eu le privilège avec Pierre et Jacques, d'assister à la Transfiguration de Jésus (Matthieu 17:1) et à son agonie à Gethsémani. Des écrits plus tardifs nous disent aussi que le Christ en croix, avant de rendre l'âme, donne pour mission à Jean de veiller sur sa mère, la Vierge Marie. Il l'accueillit chez lui et fut le dernier à rester à Jérusalem pour la servir.

L'évangéliste

Après la Résurrection, il semble que Jean soit allé en Samarie prêcher avec Pierre, où il montre beaucoup d'ardeur à organiser la jeune Église de Palestine. Fuyant les persécutions des Romains, il quitta la Palestine, et se réfugie à Éphèse ou il réalise des miracles et baptise de nombreuses personnes.

Amené à Rome pour être présenté à l'empereur Domitien qui l'avait envoyé quérir, il lui montra que sa foi en Jésus-Christ était plus forte que toutes les puissances terrestres. Tertullien nous dit qu'il aurait subi à Rome le supplice de l'eau bouillante, dont sa virginité lui aurait permis de sortir indemne.

L'empereur l'envoie en exil sur l'île de Patmos, où il aurait écrit l'Apocalypse. À Patmos, île montagneuse, qui était luxuriante à l'époque, Jean reçoit une vision du Christ de l'Apocalypse, majestueux d'apparence, vêtu de blanc, le glaive de la Parole dans la bouche. Jean s'agenouille et il est béni par l'apparition qui lui dit : « Écris donc ce que tu as vu, le présent et ce qui doit arriver plus tard » (Apocalypse I:17). Puis il lui aurait révélé en de grandioses visions ce qui doit arriver à la fin des temps : l'accroissement de l'iniquité, la venue de l'Antéchrist, son combat contre les fidèles et sa lutte ultime qui le jettera finalement pour toujours en Enfer avec le diables et ses anges maléfiques. Il contempla aussi les bouleversements du Monde, la consommation de toute chose sous le feu divin, et, enfin le triomphe du Fils de l'homme, la résurrection de tous et le jugement dernier, et enfin la descente sur terre de la Jérusalem céleste, cité sainte et éternelle, où Dieu demeurera pour toujours avec les hommes.

Après la mort de Néron en l'an 68, l'empereur permit à Jean de revenir à Éphèse, au grand regret des habitants de Patmos qu'il avait convertis en très grand nombre.

Puis la tradition le fait vivre pendant de longues années à Éphèse, ville où il compose ses trois Épîtres et le quatrième Évangile ou Évangile selon Jean, en l'an 97.

Il serait mort à Éphèse en l'an 101, à l'âge de 98 ans. En tant qu'évangéliste, il est souvent symbolisé par un aigle.

Le thaumaturge

Plusieurs représentations de Jean nous le montrent tenant à la main un calice d'où émerge la tête d'un serpent. C'est une allusion à un miracle qu'il aurait accompli pour prouver à Aristodème et aux Éphésiens la supériorité du christianisme sur le culte des idoles : sommé de boire une coupe de poison, il en avale le contenu d'un trait et n'en est absolument pas incommodé, tandis que le deux goûteurs désignés pour tester ce poison s'écroulent foudroyés en quelques secondes (ils seront ensuite ressuscités par le saint).

On attribue à l'apôtre Jean de nombreux autres miracles :



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