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Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne est né le 28 mai 1371 à Dijon. Il est le fils aîné de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et de Marguerite III de Flandre. Il est d'abord comte de Nevers en 1384, comté qu'il abandonne en 1404 à son frère Philippe.
Il épouse, le 12 avril 1385, Marguerite de Bavière, fille d'Albert de Bavière, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande.
Il devient duc de Bourgogne à la mort de son père en 1404, et à la mort de sa mère en 1405, comte de Flandre, d'Artois et de Bourgogne.
Il participe à la croisade entreprise par Sigismond de Hongrie contre les Turcs, se bat vaillamment et est pris lors de la défaite de Nicopolis le 25 septembre 1396.
Revenu en France en 1398, il succède à son père en 1404 en Bourgogne et en Flandre. À trente-trois ans, c'est alors un homme mûr, expérimenté et considéré.
Le duc Jean est réformateur par goût de la saine gestion administrative autant que par opportunité, car le jeune frère de Charles VI, Louis, duc d'Orléans, met maintenant la main sur le Conseil royal et sur les ressources du Trésor : la part de l'argent royal dans les ressources du duc de Bourgogne diminue de moitié. Et Jean sans Peur n'est plus que le cousin du roi alors que son père avait été l'un des oncles au gouvernement. Il manie donc avec habileté la démagogie, acquiert des sympathies dans la bourgeoisie parisienne et fait cause commune avec les idéalistes de l'université de Paris, toujours prêts à mêler la réforme de l'Église, comme solution du Schisme, et la réforme du royaume, comme chemin vers la vertu politique.
Dans ses principautés, il sait modérer ses ambitions, en sorte que la construction de l'État bourguignon progresse sûrement : il unifie la comté de Bourgogne en y intégrant Besançon, lien entre Bourgogne et Pays-Bas, établit à Liège un prince-évêque complaisant. Il annexe Tonnerre, Boulogne et la Picardie.
Pour ne pas être évincé du pouvoir dans le royaume, il menace Paris en 1405, puis fait assassiner le duc d'Orléans en 1407 et entre en conflit avec le parti d'Orléans, dont l'homme fort est maintenant Bernard VII d'Armagnac.
Il soutient le mouvement réformateur qui se manifeste lors des états généraux de 1413, se trouve par là impliqué dans l'insurrection cabochienne et s'aliène ainsi les modérés.
Il doit quitter brusquement Paris en 1413, laissant place à la réaction armagnaque. Rentré en force dans la capitale en 1418, il pense pouvoir gouverner le royaume à la faveur de la maladie du roi. Mais il finasse avec les Anglais, dont il n'entend pas être l'ennemi sans vouloir pour autant s'allier avec les vainqueurs d'Azincourt.
Il joue d'autre part un jeu politique trop ambigu avec le dauphin Charles, qui souhaite la réconciliation pour faire face à l'invasion anglaise, mais dont l'entourage armagnac craint de voir le futur roi entrer dans les vues politiques du parti de Bourgogne. Quelques hommes de main des Armagnacs l'assassinent alors, à l'occasion d'une entrevue avec le dauphin à Montereau le 10 Septembre 1420
Outre un fils unique,


