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Le kan ha diskan, que l'on peut traduire par « chant et contre-chant », ou « chant à
réponse », est une technique de chant traditionnel breton pratiquée à deux ou plus. Le meneur ou la meneuse chante le
couplet qui est repris ensuite par les autres chanteurs, ce qui permet de ne jamais avoir de pose durant toute la durée du chant.
C'est un chant a capella et rythmé, très utilisé dans les festoù-noz pour faire
danser les personnes présentes.
Dans certains morceaux (comme les gavottes), le premier couplet est chanté lentement, pour donner le temps à l'assistance de rejoindre l'aire à danser (c'est l'appel). Puis le chant prend soudainement son rythme de croisière. Les chanteurs utilisent la technique du « tuilage » : les dernières paroles d'un couplet sont systématiqueemnt chantées à par tous les chanteurs, comme une sorte de « témoin » qu'ils se passent d'un couplet à l'autre. Pour assurer la tenue du rythme, les artistes chantent tête contre tête, souvent réunis par les bras au-dessus des épaules ; il est fréquent qu'ils scandent le rythme avec les pieds.
Les chansons sont soit traditionnelles et leur origine remontent parfois à très longtemps, soit nouvellement inventées. Le plus
souvent elles traitent d'histoires d'amour impossible, de problèmes quotidiens ou d'événements extraordinaires. Elles sont aussi
bien en langue bretonne qu'en français, et comportent parfois des dizaines de couplets.
Le kan ha diskan est très populaire, du fait qu'il traite de sujets quotidiens et qu'il ne réclame pas de grandes
connaissances en musique : le rythme et la qualité du texte sont prépondérants sur la justesse des voix et la richesse de la
mélodie.
Yann-Fañch Kemener, Erik Marchand, ar breudeur Morvan, ar c'hoarezed Goadeg, kanerien Langazel... La liste n'est pas exhaustive.


