| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
La Mort à Venise est à l'origine le titre d'une nouvelle de Thomas Mann, écrite au début des années 1910. Écrite à la suite d'un
voyage à Venise, il y a une part d'autobiographie dans cette nouvelle:
Mann s'identifie en partie au professeur Gustav von Aschenbach, qui suit dans toute la ville de Venise un jeune adolescent
polonais, qui le fascine et qui s'appelle Tadzio. Aschenbach, en proie à une sombre mélancolie, meurt de l'épidémie de choléra
qui fait alors rage dans la ville en observant une dernière fois l'objet de sa fascination, qui symbolise une vie perdue.
Mort à Venise a à son tour fait l'objet d'une forme de
fascination chez certains, notamment chez Luchino Visconti, qui en
fait un film, que hante l'adagietto de la 5ème
symphonie de Mahler, et chez Benjamin Britten, qui fait au même
moment un opéra de la nouvelle de Mahler. Ce qui est intéressant, c'est de constater les similitudes entre Visconti et Britten:
tous deux ont une vision très musicale de l'œuvre de Thomas Mann, une musique forcément mélancolique, ce qui peut être rapproché
du fait que le musicien, comme le cinéaste, tous deux homosexuels, déjà vieux, meurent la même année, en 1976, peu de temps après
avoir créé leur œuvre, comme s'ils s'étaient eux aussi identifiés au héros de Thomas Mann.


