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La Tuque, province de Québec, Canada
Région : Haute-Mauricie
Situation géographique : 47.43175 de latitude Nord, -72.77673 de longitude
Population : 11 872 habitants, au dernier recensement du gouvernement du Canada
Nom des habitants : latuquois, latuquoise
Le terme « tuque » nous vient en fait du Périgord, où, à l'époque de la colonisation du Canada, il était encore utilisé pour désigner sommet, colline ou encore promontoire. Lors de la colonisation, le vieux français fut conservé pour devenir le québécois, la langue francophone du Québec, avec l'ajout de mots de diverses origines (incluant le basque, le catalan, le wallon, le flamand, les langues amérindiennes diverses et bien sûr, l'anglais, pour ne citer que les principales).
En québécois, la tuque est le bonnet de laine avec un pompon utilisé en hiver. Le terme est utilisé depuis très longtemps. Par extension, le pompon d'une tuque est le sommet de la tête...
A l'époque où les trappeurs et traiteurs de la Nouvelle-France sillonnaient la zone, ils voyageaient par les voies d'eau. Sur la rivière Saint-Maurice (de 1,5 à 2 km de large par endroits), le repère le plus reconnu pour La Tuque était une montagne d'aspect plutôt pelée, ayant à son sommet quelques sapins. Son aspect de tuque (le bonnet), et sûrement aussi l'influence du terme périgourdin (le sommet) ont immédiatement influencé les coureurs des bois afin de le nommer comme étant le repère principal du coin, étant visible depuis plusieurs kilomètres en aval et en amont. La Tuque était née, au moins traditionnellement sinon officiellement.
1651 : arrivée du premier blanc jusqu'au territoire amérindien Atikamekw dans le but de les évangéliser. Environ 550 amérindiens occupent les rives du Saint-Maurice. Le Père Jacques Buteux, (premier missionnaire jésuite de la région), fut l'un des premiers blancs victime des raids iroquois.
Fin du 18e siècle : Les Atikamekws en guerre contre les iroquois et les épidémies de variole sont presque complètement anéantis. Ces nomades fréquentaient assidûment les postes de traite installés par la Compagnie de la Baie d'Hudson.
1680 : la traite des fourrures augmente. Une trentaine de blancs parcoururent le territoire. La Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d'Hudson intensifie la traite souvent au détriment des autochtones. Des postes de traite sont installés aux Piles, à la Rivière-aux-Rats, à La Tuque (1700), à la rivière Vermillon, à Parent et à Weymontachie.
Milieu du 19e siècle : La colonisation euro-québécoise de la Haute-Mauricie débute vraiment grâce à l'exploitation forestière.
1908 : installation de la St-Maurice Industrial Co. dans la région de La Tuque, industrie d'exploitation papetière. Elle profita de la demande accrue de papier de la part des États-Unis, due à l'épuisement des forêts du nord-est américain.
1911 : fondation officielle de la ville de La Tuque
Première partie du 20e siècle : la Shawinigan Water and Power Company procède à l'installation de barrages hydro-électriques à Rapide-Blanc, à La Trenche, au Beaumont et à La Tuque. Ils fourniront l'énergie nécessaire à l'établissement de grandes usines papetières et fourniront le courant électrique nécessaire au développement économique.
Années 1930 / 1950 : la hausse du niveau de vie produit une classe de population à la recherche d'aventure : les chasseurs et pêcheurs. La région offre un tel potentiel faunique qu'elle attire les chasseurs des autres régions du Québec, mais aussi des autres pays, de septembre à novembre selon les races dont la chasse est permise. L'orignal, qui était autrefois encore considéré comme une ressource pour gens démunis devient à la mode, autant pour le goût de sa viande que pour le trophée. Le « panache » (les bois) de cet élan est le plus grand de la planète. Avant que le gouvernement n'instaure des lois régissant la chasse, la population d'orignal a frôlé l'élimination, ce que n'a pu évité le cerf de Virginie dans ce coin de pays. La disparition de ce dernier est due majoritairement à l'utilisation de pesticides et défoliants en forêt à la fin des années 1950. Il recommence actuellement à être plus visible, mais sa chasse y est encore interdite (aux dernières nouvelles de 1998). Actuellement, les compagnies d' Aventures Nature attirent toujours autant les amateurs de la planète entière pour la chasse et la pêche, avec un nombre incroyable de lacs à truites, ombles de fontaine, brochets et dorés de la région.
Années 1970 : l'apogée de la ville. Des événements sportifs et touristiques y ayant lieu attirent des gens du monde entier pour y participer. Le « 24 Heures International de Nage de La Tuque » convie des nageurs de partout (européens, américains, africains - dont l'Égypte) à venir participer à une compétition en équipe, ininterrompue sur 24 heures d'affilées. Les touristes et les habitants venaient en grand nombre pour y assister, ainsi qu'aux dizaines d'activitées parrallèles installées autour du Lac Saint-Louis, lac où se tenait la compétition. La compétition a malheureusement cessé ses activités vers 1980. La « Classique Internationale de Canoë » est aussi présente, mais depuis beaucoup plus longtemps, et est toujours en vigueur. Des équipes de 2 personnes en canoë de rivière, ainsi que des équipes multiples en rabaska, prennent le départ depuis La Tuque pour descendre le cours de la rivière Saint-Maurice jusqu'à Trois-Rivières. Le tout se fait en un weekend, par étapes. Des équipes internationales s'y joignent tout les ans. Durant ces années, la population directe de la ville se situe à peu près à 13 000 habitants.
Années 1980 : des grèves longues et pénibles pour les employés de l'usine de pâtes et papiers - et pour le reste des latuquois - provoquent une baisse de la population. L'exode des jeunes couples et des étudiants vers les grandes villes du Québec réduisent à presque 10 000 personnes le nombre de gens vivant dans la ville.
Sources externes : MRC du Haut-Saint-Maurice, Gouvernement du Canada, historique personnel


