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La laïcité désigne le principe de séparation dans l'État de la
société civile et de la société religieuse, ainsi que le caractère des institutions qui respectent ce principe.
Selon ce principe, la croyance religieuse relève de l'intimité de l'individu. Les convictions religieuses (ou l'absence de conviction) de chacun, qu'il faut peut-être distinguer des options spirituelles ou métaphysiques théistes plus ou moins indépendantes des religions, sont alors volontairement ignorées par l'administration.
La laïcité implique un enseignement d'où la formation religieuse (dans le sens enseignement de la foi) est absente. Pour autant, l'enseignement des religions n'est pas incompatible avec la laïcité, tant qu'il ne s'agit que de décrire des « us et coutumes », et si l'on présente chaque religion d'un point de vue extérieur à celle-ci (si tant est qu'il soit possible de transmettre une culture religieuse en faisant abstraction du dogme qu'elle véhicule et que l'on puisse traiter toutes les religions de manière égale).
Note : au masculin et au neutre, laïc (adjectif ou nom) peut aussi s'écrire laïque, au féminin on doit utiliser la forme laïque.
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Au Ve siècle, le pape Gélase Ier avait énoncé la doctrine des deux glaives visant à séparer le pouvoir temporel et l'autorité spirituelle.
La laïcité est indépendante de la liberté de culte. Celle-ci apparaît historiquement bien avant, dans des États décidant de tolérer d'autres
religions que leur(s) religion(s) d'état(s). Mais la liberté de culte change de
nature : tous les cultes y sont égaux, et subordonnés aux règles d'état. Si une règle religieuse entre en contradiction avec
une règle de l'état, les adeptes de cette religion se trouveront persécutés. La laïcité est donc parfaitement compatible avec une
liberté de culte restreinte (indépendamment de tout jugement sur la légitimité d'une telle restriction, qui frapperait par
exemple un culte pratiquant les sacrifices humains...)
Le terme laïcité est apparu pour la première fois en 1871 en France par dérivation de l'adjectif laïc, qui signifiait « qui n'appartient pas au clergé ni à un ordre religieux » ou « qui appartient au monde profane ou à la vie civile ». Ensuite, le terme laïcité a pris son sens actuel au cours des débats, particulièrement vivaces en France, concernant la place de la religion (en particulier catholique) dans l'enseignement scolaire au début du XXe siècle (Loi du 9 décembre 1905).
La laïcité est devenue une idée politique, dont l'idéal est l'absence totale d'ingérence de la religion dans la sphère des pouvoirs :
À partir du moment où la liberté de culte est assurée, on s'aperçoit que l'influence des Églises n'est pas directement corrélée à leur statut juridique. Par exemple la Suède, pays reconnaissant l'Église évangélique luthérienne comme religion d'État jusqu'au 1er janvier 2000, est certainement l'un des pays les moins religieux d'Europe car en un siècle l'Église de Suède est devenue, comme la monarchie, un simple folklore pour la plupart des habitants.
Au contraire, des pays de constitution laïque comme la France ou le Portugal ont une tradition catholique toujours vivace. Le classement suivant repose donc uniquement sur le statut juridique des Églises, sans présumer de leur poids politique effectif.
Pays reconnaissant aux Églises un statut spécial par rapport aux autres associations ou dont la constitution fait référence à Dieu. La constitution de ces pays établit la séparation de l'Église (compris comme religionS) et de l'État.
Voir catholicisme espagnol
L'instruction religieuse catholique est obligatoire. Après la mort du dictateur Francisco Franco, les gouvernements socialistes qui lui succèdèrent dès le rétablissement de la Royauté, firent passer l'accord de 1979 qui stipulait :
Mais, à la demande du cardinal Antonio María Rouco, le 26 février 2002, le gouvernement de José Maria Aznar rétablit une disposition du temps de la dictature, du Concordat de 1953. Selon cette disposition, l'article 27 de ce concordat est remis, pour partie, en vigueur en décembre 2003. Il stipule :
En sorte que le catholicsme est une matière qui compte aux examens. Les autres religions n'ont droit qu'à un enseignement de morale civique où les religions autres que catholique sont qualifiées d'hérésies.
Cette disposition fut abolie en 2004, dès les élections.
Pays où une religion est déclarée comme « dominante » par la Constitution.
Fondé comme l'État Pour les juifs, il devint L'état juif, à la suite d'un accord entre Ben Gourion et la minorité orthodoxe dans le but d'obtenir son soutien dans la guerre d'indépendance contre la Grande-Bretagne. Aujourd'hui, la situation israélienne est complexe :
Gouvernements dans laquelle les prêtres ou leurs représentants exercent l'autorité au nom de Dieu.
L'Union européenne regroupe des États ayant des conceptions différentes de la laïcité. Pour tenter de gommer ces divergences, le Projet de traité instituant une Constitution pour l'Europe (juin 2003) consacre l'article 51 de sa première partie au statut des Églises et des organisations non confessionnelles :
Beaucoup en France se sont élevés contre l'alinéa 3, dont ils estiment qu'il accorde aux Églises des privilèges incompatibles avec une constitution laïque. Ils proposent sa suppression, l'alinéa faisant de toute façon double emploi avec l'article 46(-2): « Les institutions de l'Union entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile. »


