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Le berbère est est un groupe de langues parlées par les Berbères en Afrique du Nord. Elles appartiennent à la famille des langues afro-asiatiques comme par exemple l'hébreu. Tout comme l'arabe, le berbère reprend du français beaucoup de noms modernes ou d'expressions courantes. Dans la toponymie berbère, un très grand nombre de villes ou villages marocains commencent et se terminent par la lettre "t" (Tiznit, Taroudannt...) : c'est tout simplement la marque du féminin.
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Le berbère, langue essentiellement parlée, se décline en plusieurs idiomes. Il n'existe pas de chiffres fiables concernant le nombre de berbérophones.
Le berbère est noté, depuis le milieu du premier millénaire avant notre ère, au moyen d'un alphabet spécifique appelé libyco-berbère (ou tifinagh en berbère). Il s'agit d'un abjad, dont il existe plusieurs variantes. Cet alphabet est surtout utilisé par les Touaregs, ainsi qu'en Kabylie. Depuis le début du XXe siècle, le berbère a surtout été écrit au moyen de l'alphabet latin ou de l'alphabet arabe (au Maroc). Au Maroc la langue amazighe a été introduite dans l'enseignement primaire, et un alphabet tifinagh actualisé adopté officiellement pour l'écriture du berbère en 2003. Cette adoption officielle des tifinagh (ou néo-tifinagh, car ils divergent quelque peu de ceux traditionels encore en usage chez les Touaregs) revitalisera sans doute cette écriture; on peut déjà trouver au Maroc des livres de classe ainsi que des publicités commerciales écrites au moyen de cet alphabet (contrairement aux tifinagh classique qui sont un abjad, dans lequel les voyelles ne sont pas notées, les néo-tifinaghs choisis par l'Institut royal de la culture amazighe du Maroc (IRCAM) sont un alphabet, puisque des signes sont attribués aux voyelles et que celles-ci sont toujours notées).
Le berbère n'est reconnu comme langue langue officielle dans aucun des pays où il est parlé. À l'indépendance, au Maroc, et surtout en Algérie, l'État a opté pour une politique d'arabisation linguistique parfois brutale. En Tunisie, le berbère est très minoritaire, de même qu'en Libye. Il faut noter que depuis 1980, date des manifestations du Printemps berbère en Kabylie, la question de l'officialisation de cette langue se pose de manière plus ouverte.


