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Les langues celtiques forment un groupe de langues indo-européennes séparé en deux branches. Parmi les langues celtiques parlées aujourd'hui,
et après la reconnaissance en juillet 2002 du cornique comme langue minoritaire par les autorités du Royaume-Uni,
la langue bretonne, parlée en France par
300 000 locuteurs, reste la seule langue celtique encore parlée à ne pas avoir de statut officiel dans sa zone
culturelle.
| Sommaire |
Les langues de ce groupe étaient parlées sur le continent européen. Toutes sont maintenant éteintes. Le groupe comprenait :
Les langues de ce groupe proviennent toutes de Grande-Bretagne et d'Irlande. On y distingue deux sous-groupes :
Le schéma présenté ci-dessus ne représente qu'une possibilité taxonomique. La division des langues celtiques modernes en deux catégories, gaélique et brittonique, est certaine. Mais un nombre de celticistes défend une hypothèse selon laquelle le brittonique et le gaulois constitueraient un groupe à part (les langues celtiques-P), laissant le celtibère et le gaélique dans un groupe celtique-Q. Cette classification dépend essentiellement sur le traitement du *kw hérité de l'indo-européen : en celtique-P ce phonème devient /p/, tandis qu'en celtique-Q demeure / kw/. On illustre cette différence par les mots pour « tête » : penn en breton, ceann en irlandais (où c note /k/).
Les opposants à l'hypothèse du celtique insulaire répondent que l'évolution du kw en /p/ est assez superficielle et n'empêcherait pas en tout cas l'intercompréhension. Ils considèrent comme plus profondes les particularités du celtique insulaire : les prépositions fléchies, les mutations consonantiques ou encore l'ordre syntaxique VSO (voir plus bas).
On a autrefois classé les langues celtiques avec les langues italiques dans une famille dite italo-celtique pour des raisons de proximité diverses (utilisation de désinences pronominales au sein des flexions nominales thématiques, par exemple). Cette taxonomie est cependant maintenant caduque. Ce ne sont que des coïncidences ou des effets d'interférence linguistique.
Bien qu'il existe une diversité considérable au sein des langues celtiques, on note plusieurs traits communs qui les distinguent des langues voisines :
Par exemple :
Mot à mot : pas dérange-pas avec fils le mendiant et pas dérangera fils le mendiant avec-toi.
Traduction : « Ne dérange pas le fils du mendiant et le fils du mendiant ne s’en prendra pas à toi. »
Notes :
Mot à mot : quatre sur quinze sur quatre vingts. Traduction : « quatre-vingt-dix-neuf ».
Notes :
R. Gray et Q. Atkinson, « Language-tree divergence times support the Anatolian theory of Indo-European origin », dans la revue Nature du 27 novembre 2003.
Catégories: Linguistique


