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Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui en pratique considérée éteinte, qui était utilisée par les
Romains. On note toutefois que, langue liturgique de la religion catholique, elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican, et qu'elle
est enseignée au clergé en tant que langue vivante, notamment dans les séminaires et par la Fraternité Saint-Pie X.
C'est la langue-mère des langues romanes.
| Sommaire |
Le latin est une langue à accent de hauteur.
La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.
L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines.
On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires.
La flexion nominale comporte :
L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines.
Il se conjugue selon :
Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire de variante parlée par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du Ve au XVIIe siècle) et la langue de l'Église catholique, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.
On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron.
De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.
Jusqu'au XIXe siècle, les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient souvent un étudiant latiniste pour exécuter la traduction.
La langue diplomatique officielle du Vatican reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux.
Pour aider à une meilleure qualité du latin chez ses représentants, sachant que cette langue n'est plus enseignée dans les séminaires ne dépendant pas de la fraternité saint-Pie X, où l'on forme les jeunes prêtres, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain.
Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme un statut de langue vivante contrairement à une opinion répandue.


