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Le Bâtisseur d'empires du Calisota est une histoire en bande dessinée de Keno Don Rosa. Elle est le onzième et avant-dernier épisode de la Jeunesse de Picsou. Elle met en scène Picsou et ses sœurs, Matilda et Hortense.
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Entre 1909 et 1930, Picsou parcourt le monde entier pour faire des affaires, fonder des entreprises, contrôler ses Empires économiques. Mais, en 1909, à Donaldville, ses sœurs gèrent la fortune dans le coffre-fort ; elles voudraient voir le monde. Elles suivent Picsou au cours de laquelle celui-ci va commettre son unique mauvaise action pour s'accaparer les terres d'une tribu vaudou.
Elles retournent à Donaldville, pendant qu'il continue à parcourir le vaste monde, les opportunités ne cessant de succéder jusqu'à son retour, enfin, à Donaldville en 1930.
Les références à Carl Barks sont nombreuses puisque Don Rosa s'est servi des récits que Picsou fait de ses aventures passées dans les histoires dessinées par Barks. Don Rosa revient ainsi sur les éléments essentiels de certaines histoires classiques de Barks :
Don Rosa raconte l'apparition dans l'univers de Picsou de plusieurs personnages :
La fin de cette histoire permet à Don Rosa de relier sa biographie de Picsou à l'apparition de ce personnage sous la plume de Barks dans Noël sur le mont Ours en 1947 dans une aventure de Donald. Picsou, en refusant de montrer quelque amour ou reconnaissance que ce soit à sa famille, coupe tout lien avec les siens. Il va s'isoler petit à petit, jusqu'à ce jour de Noël 1947, où il invitera son neveu à passer le réveillon dans un chalet pour tester son courage.
Don Rosa commence à creuser l'ambivalence du personnage de Picsou entre l'avare sans cœur et le frère honnête. Tout au long de ces années d'enrichissement et d'aventures solitaires, les deux caractères se confrontent régulièrement. Dans une histoire postérieure à la publication de celle-ci, The Sharpie of the Culebra Cut, il insiste à nouveau sur cette évolution de Picsou. Néanmoins, pour montrer que la victoire du cœur d'argent sur le cœur d'or n'est pas sûre, Don Rosa ne marqua pas l'habituel mot « FIN », mais : « Ce n'est pas fini ! ».
Donald, pour sa première apparition dans la vie de Picsou, montre son célèbre mauvais caractère, mais également, une pertinence dans ces actes : il botte les fesses de son grand-oncle après l'injuste colère de celui-ci.
Don Rosa reconstitue le plus fidèlement possible les décors des pays d'aventure de cette époque : l'Afrique noire, l'exploration des pôles. Il fait même vivre le naufrage du Titanic à Picsou, ce qui semble lui avoir donner ensuite l'idée de devenir chasseur d'épaves.
Néanmoins, il détourne le contexte révolutionnaire de la rencontre entre Picsou et le tsar Nicolas II de Russie pour lancer son héros dans la quête du rubis strié et laisser place à l'humour.
Sur le tableau du « Top 150 des milliardaires » accroché dans un des bureaux du coffre, Picsou note qu'il a dépassé la fortune de William Randolph Hearst. Ce personnage a réellement existé et inspira le héros du film Citizen Kane d'Orson Welles, film dont Don Rosa reprit les premières scènes pour introduire le dernier épisode de la Jeunesse, « le Canard le plus riche du monde ».


