| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
Le Cannet des Maures [1] , commune du Var (83), a la particularité d’être partagé entre le Vieux Cannet perché sur une butte de 127 mètres d’altitude et en contrebas, le village moderne et commercial qui s’organise autour d’un parc de cèdres centenaires.
3700 habitants environ en novembre 2004.
Histoire :
Préhistoire et Antiquité
Le Cannet des Maures a été occupé dès la préhistoire.
La présence de populations de l'âge de fer sur des sites défensifs est attestée par des restes d'enceintes protohistoriques retrouvés au Recoux et à Méren.
Par la suite, les Romains ont également investi la commune. En 43 avant J-C, le général Plancus écrivait à Cicéron que Lipide stationnait avec ses troupes près d'une agglomération romaine du nom de Forum Voconii dans la plaine des Maures. Il s'agissait avant tout d'un marché, situé au carrefour des routes qui reliaient Fréjus, Aix-en-Provence, Toulon et Riez. Son importance a sans doute contribué à développer la ville autour de celui-ci. La durée de l'occupation s'étend du milieu du Ier siècle avant J-C jusqu'au IIIème siècle après J-C.
Après l'abandon de Forum Voconii, les habitants s'établirent sur une hauteur où il fondèrent le "castrum de caneto", camp retranché assurant leur sécurité.
Les co-seigneurs du "Castrum de Caneto" IXème siècle : les Sarrazins occupent et pillent la région.
1442 : le Castrum de Caneto est érigé en commune.
Durant tout le Moyen Age, plusieurs co-seigneurs se partagèrent la possession du Cannet. C'est au XVIIIème siècle que la maison de Rascas devient l'unique propriétaire.
1754 : Françoise Elisabeth Maxime de Racas épouse Michel Colbert-Turgis. Les Colbert seront les derniers seigneurs.
Le Village, essentiellement agricole, a souffert de sa situation géographique, sur une colline sans eau, mais aussi de sa proximité avec la route d'Italie (invasions, pillages).
Le développement au XIXème siècle La Révolution passa sans éprouver le Cannet des Maures (alors appelé le Cannet du Luc).
Les activités
Au XIXème siècle, l'activité artisanale était assez vive avec la présence de petites industries florissantes : verrerie, scieries, moulins, fabrique de plâtre, de chaux et de bouchons. Une importante mine de bauxite, à Recoux, employait également une grande partie de la population.
Depuis le XVIIème siècle, les Cannétois élevaient des vers à soie pour améliorer le maigre budget famillial, transformant souvent une pièce de leur maison en magnanerie. Au début du XXème siècle, les établissements Querici (renommés dans le domaine de la sériciculture) s'établissent au Cannet des Maures apportant une activité non négligeable jusqu'en 1939 où elle avait pretiquement disparu.
Napoléon 1er traversa le Cannet du Luc pour se rendre à l'île d'Elbe.
Plus tard Napoléon III s'intéressa à la localité. En 1864, il offrit un crédit pour que le village soit reconstruit dans la plaine à condition que la commune s'appelle le Cannet-Napoléon. Le projet sera abandonné.
L'arrivée du train
1862 : création d'une gare ferroviaire dans la plaine. Un nouveau quartier se crée tout autour alors que le vieux village est peu à peu délaissé notamment à cause de sa difficulté d'accès.
Le changement de chef-lieu
La particularité de la commune tient à son dédoublement sur deux sites. Elle regroupe en effet deux villages, le Vieux Cannet, site historique perché sur une butte de 127 mètres d’altitude, et le Cannet des Maures, quartier développé dans la plaine après l’installation de la gare de Chemin de Fer en 1862.
Le développement des activités au quartier de la gare, , l’afflux des populations nouvelles ainsi que les difficultés de vie au Vieux Cannet ont participé à la décision de transférer le chef-lieu de la butte vers la plaine.
Cette évolution, étudiée dès 1864, a alimenté de nombreuses polémiques. L’arrêté ministériel daté du 8 août 1903 qui entérine la décision officielle de transfert de chef-lieu ne met pas fin à cette polémique.
Cette décision a finalement profité à la commune. Elle a permis d’une part le développement de la commune dans la plaine et facilité son raccordement aux moyens de communications ; et d’autre part la préservation du site historique du Vieux Cannet, village pittoresque à l’identité simple et forte.


