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Le letton (ou lette) est une langue qui appartient au
groupe balte oriental de la famille indo-européenne.
| fiche linguistique | |||
| letton (latviešu) | |||
| Classification : |
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| Parlé en | Nombre de locuteurs | ||
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| Statut officiel | Codes de langue | ||
| Langue officielle de : | Lettonie | ISO 639-1 : | lv |
| Régi par : | - | ISO 639-2 : | lav |
| Sommaire |
Étroitement apparenté au lituanien, le letton s'est formé jusqu'au XVIe siècle d'une branche nommée le latgalien et il a intégré le curonien, le sémigalien et le sélonien aujourd'hui disparus. Les plus anciens textes écrits en letton sont un recueil d'hymnes traduit par Nicholas Ramm, un pasteur allemand à Riga, et date de 1530.
Plus tard, il a pris au cours de son histoire l'influence de l'allemand, mais aussi du live, de l'estonien et du russe. Comme pays, la Lettonie eut des liens historiques prolongées avec l'Allemagne, la Pologne, la Suède et la Russie. Tant durant l'ère des tsars, quand la Lettonie faisait partie de l'Empire de Russie, que pendant l'occupation soviétique dans le seconde moitié du XXe siècle, plusieurs Russes ont émigré dans le pays sans apprendre le letton. En 1940, le letton perdit même son statut de langue officielle au profit du russe. Aujourd'hui, le letton est la langue maternelle de près de 60% de la population du pays et de moins de 50% dans les villes principales. Dans le processus pour l'indépendance du début des années 1990, la Lettone, tout comme l'Estonie, proposa des lois pour prévenir l'extinction de la langue.
Le letton se divise en trois dialectes principaux : le livonien, le haut letton (latgalien) et le letton occidental qui représente la forme littéraire actuelle.
Il est la langue maternelle de 1,4 million de personnes en Lettonie où elle est la langue officielle et d'environ 500 000 personnes à l'étranger.
Bien qu'on ait écrit en écriture gothique avant le XXe siècle, il utilise aujourd'hui l'alphabet latin enrichi de signes diacritiques (macron, háček, cédille). Son alphabet de 33 lettres ne contient pas q, w, x ni et y (sauf dans des mots étrangers), mais y ajoute les lettres diacritées ā, č, ē, ģ, ī, ķ, ļ, ņ, š, ū et ž. Le ö n'est utilisé que dans le dialecte latgalien et on a cessé son utilisation au début des années 1940.
Les diphtongues ai, au, ei, ia, iu, ui et ua s'écrivent respectivement ai, au, ei, ie, iu, ui et o.
| A | Ā | B | C | Č | D | E | Ē | F | G | Ģ | H | I | Ī | J | K | Ķ | L | Ļ | M | N | Ņ | O | P | R | S | Š | T | U | Ū | V | Z | Ž |
| a | ā | b | c | č | d | e | ē | f | g | ģ | h | i | ī | j | k | ķ | l | ļ | m | n | ņ | o | p | r | s | š | t | u | ū | v | z | ž |
Chaque phonème est noté par une lettre propre, à l'exception de dz et dž et les deux sons écrits par la lettre e. Il est donc facile de deviner la prononciation d'un mot en le lisant. L'accent de hauteur n'est pas mobile, comme dans le lituanien, mais se place sur la première syllabe, à quelques exceptions près.


