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Liévin est un chef-lieu de canton
du nord de la France, dans le département du Pas-de-Calais (62). Il fait
partie de la communauté
d'agglomération de Lens-Liévin (Communaupole) qui regroupe 36 communes,
soit 250 000 habitants.
Population (1999) : 33 943 habitants (liévinois) pour la ville, 21 622 habitants pour le canton nord et 25 776 habitants pour le canton sud.
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La ville de Liévin est une ancienne cité minière du Pas-de-Calais. Voisine de Lens, cette ville d'une taille modeste dispose tout de même de plusieurs maternelles, écoles, collèges, d'un lycée, d'une piscine, d'une bibliothèque municipale, d'un centre culturel et social (CCS), d'un hôpital, d'un stade couvert régional, de plusieurs jardins et parcs, de deux cinémas, deux cimetières, de plusieurs églises, d'un centre commercial Carrefour,d'un Planète Saturn, d'un commissariat de la Police Nationale et gendarmerie, d'une caserne de pompiers, d'un réseau complet de transport en commun intercommunal (exploité sous le nom de Tadao), de journaux régionaux (principalement La Voix du Nord, mais aussi Nord-Éclair), etc. La ville est même, depuis peu, reliée au réseau ADSL (Internet à haut débit).
Bref, ancienne cité minière du Pas-de-Calais ne signifie pas forcément ville morte !
L'histoire de Liévin commence très tôt. La butte de Riaumont (le point le plus haut de Liévin) est un site archéologique riche. On y a trouvé des traces de l'époque néolithique, gallo-romaine, ainsi que 752 tombes qui attestent que Liévin a été une nécropole mérovingienne.
En 1414, on recense à Liévin à peine 150 habitants. C'est alors un village tourné vers l'agriculture. Jusqu'à la Guerre, la population ne va cesser de croître :
En 1857, on découvre de la houille à Liévin. C'est la course au charbon, la population de Liévin explose, la ville prospère. On recense 25 698 habitants en 1914.
La Première Guerre mondiale vient rompre brutalement cette progression. La ville est en ruine, les églises et les châteaux sont détruits. La ville perd 400 civils et 600 soldats. La Croix de Guerre est décernée à la ville en 1920.
Après la Guerre, il faut tout reconstruire. Après quelques années, Liévin est de nouveau une ville active, l'extraction minière reprend.
La Seconde Guerre mondiale viendra de nouveau stopper la progression de la ville. En 1940, Liévin est évacuée. Les Allemands s'y installent. La Résistance s'organise autour, notamment, du Journal La Voix du Nord. Cette fois, ce sont 220 civils et 225 soldats qui tomberont. Liévin est libérée le 2 septembre 1944 par la huitième armée britannique.
La mine reprend plus que jamais : après la Guerre, il faut reconstruire l'économie française, il faut extraire du charbon. La silicose, qui tuera de nombreux mineurs, fait son apparition.
En plus de la silicose, les mineurs risquent chaque jour de disparaître au fond de la mine 'voir Catastrophe minière). Pour le charbon, Liévin a été à 5 reprises endeuillée :
Parallèlement, la récession de l'industrie minière s'amorce et, avec elle, celle de Liévin. De 1960 à 1980, 60 des 67 puits ferment. En 1974, suite à la tragédie de Saint-Amé, le dernier puits ferme. Liévin ne produit plus de charbon, une page est tournée.
Liévin a beaucoup souffert de l'abandon du charbon : toute la ville reposait sur la mine. Heureusement, la ville a su se reconvertir et, si elle n'a pas le même dynamisme économique qu'à l'époque, la zone commerciale et la zone industrielles sont source de nombreux emplois et la ville reste relativement prospère avec 33 430 habitants (voir plus haut).
Liévin est jumelée avec Hohenlimburg, ville allemande voisine de Hagen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.


