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Liste des comtes de Rougé puis marquis du Plessis-Bellière et de Rougé puis ducs de Caylus

La Maison de Rougé est une des plus anciennes familles aristocratiques encore existantes en Europe. [1]

Elle est mentionnée pour la première fois en 1045, dans la charte de fondation du prieuré de Béré en Bretagne. Son premier représentant est Tugdual, seigneur de Rougé, décédé quelques années auparavant.

Cette famille tire son nom de son fief originel : la châtellenie de Rougé, en Bretagne. Cette ville est aujourd'hui chef-lieu de canton en Loire-Atlantique.

Les nombreuses études menées sur les origines de la Maison de Rougé et l'évolution actuelle des recherches nous permettent de remonter logiquement sans interruption à Tugdual, mort avant 1045.

Les premiers seigneurs de Rougé vivaient autour de leur fief originel, dont le château fut détruit en 1173 par des mercenaires Brabançons du roi d'Angleterre, alors que le seigneur de Rougé était en captivité.

La châtellenie de Rougé, par sa taille comme par son nombreux vasselage, donnait aux seigneurs bannerets de Rougé un rang important dans la société féodale.

Vers 1220, Aimeri de Rougé est en possession de la seigneurie des Rues, dans le duché d'Anjou. Il sera à l'origine de la branche de Rougé des Rues dont descendent tous les membres actuels de la Maison de Rougé.

En 1275, Olivier IV de Rougé fait l'acquisition de la seigneurie de Derval à la suite de son mariage avec Agnès de Derval. Cette terre augmentera considérablement la puissance des sires de Rougé et deviendra une des neuf baronnies de Bretagne.

La Maison de Rougé se divisera ensuite au cours des siècles en une douzaine de branches, dont les plus connues sont celles de Rougé-Rougé, Rougé de Maidon, Rougé de Derval, Rougé des Rues, Rougé du Plessis-Bellière & du Faÿ, Rougé de Cholet et Rougé de Caylus.




Quelques personnalités de la Maison de Rougé entre 1099 et le XXème siècle


Warinus, seigneur de Rougé Il aurait participé à la première Croisade en 1096, accompagnant Alain Fergent, duc de Bretagne (entre autres selon l'historien Gabriel du Moulin, in Catalogue des seigneurs qui furent à la première Croisade, 1631).

Bonabes Ier, sire de Rougé Il fut au nombre des 40 chevaliers bretons qui se liguèrent avec le baron Raoul de Fougères contre Henri II, roi d'Angleterre, et s'enfermèrent en 1173 dans la Tour de Dol pour résister aux assauts de ce roi. Pendant ce temps, des mercenaires Brabançons d'Henri II dévastaient les terres des révoltés. C'est à cette époque que fut détruit le château de Rougé. Fondateur de l'abbaye de La Meilleraye vers 1180, il fut alors surnommé Bonus Abbas, qui donna en français Bonabes, prénom que les Rougé n'ont cessé de porter depuis.

Olivier IV, sire de Rougé, de Derval, de La Chappelle-Glain, du Bouays et du Theil Fils de Bonabes II de Rougé et d'Alix de Châteaubriand. Il participe à la septième Croisade avec le roi Saint Louis et est en 1248 à Damiette (Egypte). Par son mariage avec Agnès de Derval, il devint en 1275 seigneur de ce lieu, et adjoint à ses noms, armes et titres ceux de la maison de Derval. En 1285, il fut un des 12 chevaliers bretons qui suivirent le roi de France Philippe III en Aragon pour venger les Français massacrés lors des " Vêpres siciliennes ".

Jean Ier, sire de Rougé, de Derval, de Grez-Neuville, de La Cornouaille, et de La Roche d'Iré (tué en 1347) Fils de Guillaume Ier et d'Eustasie de Neuville. Il est tué dans la guerre de Succession de Bretagne lors du combat de La Roche-Derrien, le 20 juin 1347, avec son père Guillaume Ier, son fils Jean II, et son beau-frère Olivier II de Tournemire.

Jean, dit Jean II de Rougé de La Chapelle-Glain, seigneur de La Chapelle-Glain Fils de Jean Ier de Rougé de La Chapelle-Glain, et de Philippe de Saffré, petit-fils d'Olivier IV de Rougé de Derval. Jean II fut au nombre des seigneurs qui, en 1340, portèrent secours à Alphonse, roi de Castille, attaqué par les musulmans de Grenade et du Maroc. Il se trouva à la bataille de Tarifa, gagnée par le roi Alphonse le 29 octobre 1340, et au siège d'Algéziras, qui dura 20 mois.

Bonabes IV, sire de Rougé et de Derval, Vicomte de La Guerche, châtelain de Pontcallec (mort en 1377) Gouverneur du Pays de La Mée et de Redon en 1352, fils de Jean Ier de Rougé et de Jeanne de Léon. Il est dépossédé de ses biens de Bretagne en tant qu'ennemi du duc de Bretagne Jean de Montfort. Le roi Jean le Bon le nomme conseiller. En 1356, il est fait prisonnier à la bataille de Poitiers. « Pendant cette captivité, le roi Jean choisit le sire de Rougé pour aller en France aplanir quelques-unes des difficultés qui s'opposaient à la conclusion de la paix. Mais Edouard [roi d'Angleterre] mit un prix insigne à sa liberté momentanée : il exigea pour garantie de son retour que Philippe de France, premier prince du sang, et 48 autres des premiers seigneurs du royaume, s'en rendissent caution par corps, et s'engageassent en outre à perdre honneur, biens, villes, châteaux et forteresses, et à lui payer 12 000 écus vieux, dans les cas où Bonabes de Rougé ne reviendrait pas au temps fixé se reconstituer prisonnier. » nous relate le chevalier de Courcelles, citant Dom Morice et ses Mémoires pour servir de preuves à l'histoire de Bretagne. Bonabes IV négocie pour le roi de France le Traité de Brétigny en 1360. Ce même roi lui fait don de la vicomté de La Guerche en 1361. Le roi d'Angleterre Edouard III le fait emprisonner dans la Tour de Londres en tant qu'otage pour la personne du roi de France. Après son retour, il prend part à plusieurs batailles et tente de reconquérir son château de Derval en 1377, occupé par le guerrier anglais Robert Knolles. Malgré l'aide d'Olivier de Clisson, du dauphin d'Auvergne et de Bertrand Du Guesclin, l'assaut de Derval est sans succès, et marqué par la cruauté de Knolles et Clisson.

Guillaume II, chevalier banneret, sire de Rougé, de Derval, de Cinq-Mars La Pile, de La Roche d'Iré et de Neuville, Vicomte de La Guerche (mort vers 1398) Fils du précédent et de Jeanne de L'Isle-Bouchard. En 1383, il reprend possession de ses terres bretonnes (Rougé et Derval essentiellement) après de longues tractations entre l'Angleterre, la France et le duc de Bretagne. Il représente la noblesse de Basse-Bretagne en 1386 lors des Etats de Bretagne.

Le Gallois, chevalier, seigneur du Bouays (mort vers 1469) Fils de Jamet de Rougé, il devint gouverneur de Saint-Malo, d'Auray et d'Ingrande, conseiller et chambellan du duc de Bretagne. Il prit part aux combats pour le roi de France en Gascogne et fut châtelain du château royal de Verdun, en la sénéchaussée de Toulouse, en 1446. Le Gallois de Rougé est un des seuls seigneurs bretons ayant participé aux combats pour expulser les Anglais de Guyenne en 1453. Il fut ensuite ambassadeur pour le roi de France auprès du duc de Modène en 1460, pour tenter de chasser de Milan François Sforza.

Mathurin Ier, chevalier, seigneur des Rues, de Chenillé, de Lorière, de Marigné, du Plessis-Gaudin, du Bois, de La Cour-du-Bois, châtelain de Maigné et Chigné, seigneur des Mortiers, de Dissé, de La Courtaillé et du Plessis-Courtimont, etc. (mort en 1596) Fils de Robert de Rougé et de Louise de Lorière. Gouverneur du Mans, il fut particulièrement actif durant les Guerres de Religion. Il devint lieutenant des Cent gentilshommes de la Maison du Roi, gentilhomme ordinaire de la chambre de Sa Majesté (24 décembre 1562), chevalier de Saint-Michel (février 1568), député seul représentant de la noblesse d'Anjou aux Etats de Blois en 1576. Il combattit avec le maréchal duc d'Aumont en 1589.

Jacques, Marquis du Plessis-Bellière et de Faÿ-les-Nemours, etc. (1602-1654) Général français, fils de René Ier de Rougé et de Marguerite de La Court, il participa activement à la Guerre de Trente Ans. Maréchal de camp en 1646, il devint gouverneur de Rethel et d'Armentières. Jacques de Rougé prit part à la bataille de Rethel en 1650, et fut gouverneur de La Bassée, puis de Dieppe, avant de devenir commandant en chef de l'armée de Catalogne en 1653 et lieutenant-général. Le roi le retint pour sa prochaine promotion de chevaliers du Saint-Esprit et souhaitait le nommer maréchal de France. En 1654, il fut tué dans une charge de cavalerie à Torre d'Anunziata près de Castellamare dans la région de Naples. Plusieurs représentations de Jacques de Rougé sont visibles au Château de Versailles. Le cardinal Mazarin réagit ainsi après l'annonce de sa mort:

"Je suis au désespoir de la mort du Plessis-Bellière". Le roi Louis XIV demanda pour le marquis du Plessis-Bellière les Honneurs du Louvre, réservés aux Ducs et Pairs de France, sa veuve les refusa.

Suzanne, Marquise du Plessis-Bellière et de Faÿ-les-Nemours (1599-1705) La Marquise du Plessis-Bellière, Suzanne de Bruc de Montplaisir était l'épouse de Jacques de Rougé du Plessis-Bellière. Elle fut célèbre par son esprit et marqua son époque. Elle se lia d'amitié avec le surintendant Nicolas Fouquet, ministre des finances du Roi Soleil. Elle fut très proche des plus grands artistes de son temps et possédait une collection d'œuvres d'art inestimable. Elle fut à l'origine, avec Madame de Lafayette et Mademoiselle de Scudéry, des premiers salons littéraires. En 1661, elle tenta de sauver Fouquet lors de sa disgrâce, et l'hébergea en l'hôtel de Rougé à Nantes. Mais le surintendant fut arrêté par le capitaine d'Artagnan, et la Marquise du Plessis-Bellière subit le même sort : elle fut internée par ordre du roi Louis XIV au château de Montbrison. Son état de santé exigea un assouplissement de sa détention, et elle put rejoindre les siens en son hotel de Charenton près de Paris. Elle y vécu les dernières années de sa vie entourée de grands artistes et poètes. La Marquise de Sévigné fut également une de ses proches. Suzanne de Rougé, Marquise du Plessis-Bellière, eut une vie passionnante qui inspira de nombreux romans d'aventures, parmi lesquels nous pouvons citer le personnage d'Elise du Vicomte de Bragelonne, d'Alexandre Dumas, ou les histoires adaptées au cinéma d'Angélique, Marquise des Anges.

Pierre François, Marquis de Rougé, Baron de Coëtmen, seigneur de La Bellière, du Tremblay, etc. (1702-1761) Général français, fils de Pierre III, Marquis de Rougé et de Jeanne Prézeau de La Guilletière. Pierre-François de Rougé prit part à la bataille de Kehl en 1733 et à celle de Philippsburg en 1734. Il fut nommé colonel durant la guerre de succession d'Autriche. Durant la Guerre de Sept Ans, il fut fait prisonnier à Rossbach (1757), puis échangé. Il participa également aux batailles de Corbach et de Kassel contre les armées prussiennes. Il devint ensuite gouverneur de Givet et de Charlemont. Le 7 septembre 1759, le marquis de Rougé signa un traité connu plus tard sous le nom de « Convention de Brandebourg ». Cet accord, conclu avec le représentant des armées prussiennes, le Major Baron Buddenbrock, stipulait que les hôpitaux militaires et lazarets ainsi que le personnel médical ne seraient pas considérés comme unités combattantes. Cet acte fut considéré un siècle plus tard par Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, comme étant le premier traité " de Croix-Rouge ", lorsqu'il demanda des fonds à l'Empereur Napoléon III. Le Marquis de Rougé fut blessé mortellement, ainsi que son cousin le Duc de Croÿ-Havré (et par le même boulet) lors de la bataille de Vellinghausen (Fillinghausen) en Westphalie en 1761.

Innocente Catherine de Rougé du Plessis-Bellière, Duchesse d'Elbeuf, Princesse de Lorraine et du Saint Empire, Marquise de Faÿ, Marquise de Coëtanfao, etc. (1707-1794) Fille de Jean Gilles de Rougé, Marquis du Plessis-Bellière et de Florimonde de Lantivy de Crosco. Elle adopta en 1761 ses neveux Bonabes Marquis de Rougé et François Pierre Olivier Comte de Rougé et du Plessis-Bellière, à la mort de leurs parents. Quelques années auparavant, elle avait été veuve du Marquis de Coëtanfao, et avait épousé en secondes noces en 1747 le Prince du Saint-Empire Emmanuel Maurice de Lorraine, Duc d'Elbeuf. Elle vécut les temps troublés de la Révolution et rédigea une correspondance particulièrement intéressante, dans laquelle elle analyse les événements de son temps avec finesse et intelligence. Elle se plaint, par exemple, de la passivité du roi Louis XVI devant les révoltes, et décrit ses rencontres fréquentes avec les Archiducs d'Autriche, pour les prier d'intervenir contre la Révolution et la Terreur sanglante qui en découle. Elle fut emprisonnée, puis libérée à plusieurs reprises et mourut dans un grand dénuement. Elle laissa un souvenir attachant dans ses seigneuries, essentiellement à Moreuil, près d'Amiens, et fut surnommée "la mère des pauvres".

Gabriel François, Comte de Rougé, Marquis de Cholet, Comte de Chemillé, Baron de Montfaucon, du May, de Vienne-le-Châtel, etc. (1729-1786) Général français, fils du Comte Gabriel César et de Marie du Bois de La Ferté. A l'âge de 11 ans, il entra dans la carrière militaire, à 19 ans, il fut nommé colonel en raison de sa bravoure exceptionnelle lors de la bataille de Mahon, contre les troupes anglaises à Minorque en Méditerranée. Deux années plus tard, il épousa la Princesse Marie Anne Christiane Joséphine de Croÿ-Havré, fille du Duc Louis Ferdinand Joseph de Croÿ-Havré, Prince du Saint-Empire et Feld-Marschall, et de la Princesse Marie Louise de Montmorency-Luxembourg. Il participa à de nombreuses batailles à la tête de son « régiment de Rougé ». En 1763, il fit l'acquisition du marquisat de Cholet, auquel il consacra désormais tout son temps libre et toute sa fortune pour améliorer l'infrastructure de cette ville, et y développer le commerce, entre autres grâce à des foires régulières. Cholet devint ainsi une ville moderne pour l'époque, et un centre économique actif. Il fit transformer une grande partie de la ville, qui a depuis nommé une place du nom de son bienfaiteur.

Bonabes, Marquis de Rougé, Baron de Coëtmen (1751-1783) Fils du Marquis Pierre François de Rougé et de Marie Claude Jeanne Julie de Coëtmen. Colonel des armées françaises, Bonabes Jean Catherine Alexis de Rougé s'engagea volontairement pour la Guerre d'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Il mourut sur le vaisseau Zélé lors de son retour, en 1783.

François Pierre Olivier, Comte de Rougé et du Plessis-Bellière, Marquis de Faÿ-les-Nemours (1756-1816) Général français, frère du précédent, chevalier de l'Ordre de Saint Louis, colonel d'infanterie en 1780, député de la noblesse aux Etats Généraux de 1789, maréchal de camp en 1791, lieutenant-général en 1816. Epouse le 13 avril 1779 Marie Josèphe Vincente de Robert de Lignerac de Caylus, fille du Marquis de Lignerac, duc de Caylus, et de Marie de Lévis de Châteaumorand.

Bonabes, Marquis de Rougé, Pair de France, Baron de Coëtmen et de Montfaucon, etc. (1778-1839) Fils du Marquis Bonabes Jean Catherine Alexis et de Victurnienne Delphine Nathalie de Rochechouart de Mortemart. Le Marquis de Rougé fut tout d'abord aide de camp du Prince Christian de Waldeck en 1794 dans l'armée autrichienne. Il servit ensuite dans l'Armée des Princes dans le régiment du Duc de Mortemart, son oncle. En 1804, il épousa Alexandrine Célestine Zoé Emmanuelle Thimarette de Crussol d'Uzès, fille du Duc d'Uzès, premier Pair de France et d'Amable Emilie, Duchesse de Châtillon. En 1815, il fut nommé Pair de France et lieutenant-colonel des Cent-Suisses de la Garde du Roi, puis chevalier de l'Ordre de Saint Louis, chevalier, puis officier de la Légion d'Honneur. Il fut président du collège électoral de la Somme en 1823 et 1827. Lors de l'arrivée au pouvoir du roi des Français Louis-Philippe d'Orléans en 1830, le Marquis de Rougé démissionna de ses fonctions militaires et politiques, tout comme son frère Adrien.

Adrien, Comte de Rougé et Pair de France (1782-1838) Frère du précédent, il fut d'abord chasseur noble au régiment de Mortemart émigré, en mars 1800. Après la Restauration, il fut nommé sous-lieutenant aux mousquetaires gris en juillet 1814. Lieutenant-colonel de l'état-major de la 1ère division militaire en 1816. Député de la Somme en 1815, 1823. Il fut nommé Pair de France le 5 novembre 1827. Il commanda une des quatre divisions militaires de Paris, et devint chef des Chevaliers de la Foi, groupe ultraroyaliste sous le règne du roi Charles X, après le départ du Duc de Montmorency. En 1830, il démissionna de ses fonctions militaires et politiques.

Emmanuel, Vicomte de Rougé (1811-1872) Egyptologue, philologue, membre de l'Institut, de l'Académie des Sciences, de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, fils d'Augustin Charles Camille de Rougé et d'Adélaïde de La Porte de Riantz, conservateur du musée égyptien du Louvre (1849), conseiller d'Etat (1854), professeur d'archéologie égyptienne au Collège de France (1864). Il est, entre autres, auteur de Mémoire sur l'inscription du tombeau d'Ahmès, chef des nautoniers (1851), Le Poème de Pentaour (1861), Rituel funéraire des anciens égyptiens (1861-1863); Recherches sur les monuments qu'on peut attribuer aux six premières dynastie de Manéthon (1865); Chrestomathie égyptienne (1867-1876). Le Vicomte de Rougé est le dernier sénateur nommé par l'empereur Napoléon III avant la défaite de Sedan, qui empêcha la promulgation. Des bustes du Vicomte Emmanuel sont exposés au Louvre et au musée du Caire en Egypte.

Arthur, Comte de Rougé et du Plessis-Bellière, Duc de Caylus, Grand d'Espagne de première classe, etc. (1844-1913) Bailli-Grand-Croix de l'Ordre souverain de Malte et président de l'association française des chevaliers de Malte. Fils d'Adolphe de Rougé et de Marie de Saint-Georges de Vérac, il épousa en 1888 Marie Agnès de Rohan-Chabot,fille de Charles Louis Josselin, duc de Rohan, et d'Etiennette Catherine Rouillé de Boissy.

Olivier, Vicomte de Rougé (1862-1932) Fondateur de la race bovine Maine-Anjou en 1908, sénateur entre 1920 et 1932, membre de l'Académie d'Agriculture. Président de l'association des agriculteurs. Fils du Vicomte Camille de Rougé et de Marthe de Charnières, le Vicomte Olivier était aussi écrivain et poète de talent. Il a parfois emprunté le pseudonyme Pierre Cherré. Il nous a également laissé des mémoires très intéressantes.

Charles, Vicomte de Rougé Inventeur de l'avion Elytroplan.

Charles Armand, Vicomte de Rougé (1918-1940) Alors qu'il était tout jeune aspirant, il se porta volontaire pour organiser la défense d'un point militaire stratégique : le pont de Château-Thierry sur la Marne. Après avoir résisté avec succès à la tête de ses chars, il fut tué par un tireur isolé. Son comportement exemplaire permit de protéger la retraite de nombreux civils et militaires. Le pont qu'il a défendu est appelé « Pont aspirant de Rougé » depuis la fin de la guerre.



Titres de la Maison de Rougé:

Les membres de la famille de Rougé eurent le traitement de "haut et puissant seigneur" sans interruption de 1617 jusqu'à la Révolution, et portèrent ou portent encore principalement les titres suivants

Sire de Rougé (depuis 1045), seigneur des Rues et de Chenillé (depuis 1220), sire de Derval (depuis 1275), Vicomte de La Guerche (depuis 1365), Marquis et comte du Plessis-Bellière et du Faÿ (depuis 1651), Marquis et Comte de Rougé (depuis 1701, confirmé 1815 et 1827), Marquis de Cholet, Baron de Montfaucon et de May (depuis 1760), Pair de France (depuis 1815), Duc de Caylus et Grand d'Espagne de première classe (depuis 1893), etc.

Informations tirées de la page internet du château de Baronville, résidence des comtes de Rougé [2]



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