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Luís Inácio da Silva

Luís Inácio da Silva
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Luís Inácio da Silva

Luís Inácio da Silva, surnommé Lula, ce qui signifie p'tit louis, est un homme politique brésilien élu président de la république en 2002.

Il serait né le 27 octobre 1945 (mais la date n'est pas certaine) dans le village de Caetès dans l'État de Pernambouc. Il appartient à une famille de 7 enfants. Fuyant la misère de la campagne de sa région natale du Nordeste, son père part s'engager comme docker dans le grand port de Santos à 40 km de São Paulo.

À l'âge de sept ans, sa mère qui élevait seule les 7 enfants décide de rejoindre son mari. Arrivés dans la grande ville ils s'apercoivent qu'il avait fondé un autre foyer, et elle se retrouve seule pour tenter de survivre. Tous les enfants sont mis à contribution, et le petit Lula quitte l'école à 10 ans pour des petits boulots dans la rue (cireur de chaussures, vendeur de cacahuètes).

À 14 ans il devient tourneur dans une usine automobile de São Bernado, puis métallo. Dans les années 1960, le Brésil connaît un boom économique, mais qui ne profite pas à la classe ouvrière. Lula se syndicalise et se radicalise, ses talents naturels de tribun et de négociateur sont remarquables, et en 1975, il devient président du syndicat de la métallurgie, et devient une figure du syndicalisme brésilien, avec son épaisse barbe noire et ses cheveux toujours en bataille. Ses prises de position lui valent alors quelques brefs séjours en prison.

La politique

En 1980, il décide de passer du syndicalisme à la politique et fonde le Parti des travailleurs, d'inspiration trotskiste, à une époque où le général João Figueiredo préparait lentement le pays au retour de la démocratie.

En 1982, il est une première fois candidat au poste de gouverneur de l'État de Sao Paulo, puis il commence à constituer ses propres réseaux d'influence en faisant élire ou nommer des militants de son parti dans les mairies, au parlement et dans les sphères des affaires de l'État.

En 1985, d'immenses manifestations populaires obligent le général João Figueiredo à rendre le pouvoir, et un civil, Tancredo Neves est élu président de la République, mais meurt 4 mois après son élection. Le vice-président José Sarney le remplace à la présidence et il impose un programme d'austérité économique et introduit une nouvelle monnaie pour tenter de contenir une inflation galopante qui se montera à 1000% en 1989.

En 1986, il est élu député et rentre au Congrès.

Le 5 octobre 1988, une nouvelle Constitution plus démocratique est promulguée en remplacement de celle de 1969. Elle établit un régime présidentiel et le suffrage universel avec vote obligatoire. Elle met en place un Sénat (81 sénateurs élus pour huit ans), et une Chambre des députés (503 députés élus pour quatre ans).

En décembre 1989, se déroulent les premières élections démocratiques depuis trente ans. Lula se présente pour la première fois à la présidence de la république. À cette occasion, il décide de changer son image pour avoir plus de chance de réussite : il taille sa barbe et se fait refaire les dents. Cependant, il perd face à Fernando Collor de Mello qui devient le premier président de la République brésilienne réellement élu par le peuple.

En 1992, se déroule une procédure de destitution du président Fernando Collor de Mello, accusé de corruption financière. Le vice-président Itamar Franco assume la présidence de la République.

En 1994, le Brésil met en œuvre un nouveau plan d'austérité économique pour pallier les conséquences de la récession mondiale. Lula se présente une deuxième fois à la présidence. Fernando Henrique Cardoso est élu président de la République avec 54,3% des suffrages exprimés, contre 27% à Lula.

Entre 1995 et en 1996, de violents affrontements ont éclaté entre les propriétaires terriens et les sans-terre. Le président Fernando Henrique Cardoso fait redistribuer 100 000 hectares de terres de riches domaines privés pour les donner à plus de 3600 familles pauvres, et autorise la reprise de terres attribuées aux Indiens.

En 1998, Lula se présente une troisième fois à la présidence, mais il est battu dès le premier tour, à cause de la popularité du gouvernement sortant, de la bonne économique du Brésil et peut être de son discours politique, ressenti comme trop radical.

À la présidence de la république

Le 27 octobre 2002, Lula est élu président aux élections présidentielles de 2002. Premier président de gauche du Brésil, chantre de la démocratie participative expérimentée à Porto Alegre, il ne remet pas en question la rigueur budgétaire des années précédentes, mise en œuvre par Henrique Cardoso et accepte le code de conduite du FMI.

Lors sa prise de fonctions, le 1er janvier 2003, Lula a déclaré dans son discours inaugural : « Le changement, voilà notre mot d'ordre (...) L'esprit a vaincu la peur, notre société a décidé qu'il était temps d'emprunter une nouvelle voie ». Mais, il savait qu'il allait être confronté à la difficulté de mettre en œuvre ses ambitions, et aux espoirs qu'il a soulevés auprès de ceux qui l'ont soutenus face à la dure réalité brésilienne, et espèrent de lui des emplois, des écoles, une couverture sociale généralisée, l'amélioration du service public de l'éducation et de la santé, alors que le pays, est accablé par une dette publique et extérieure paralysante.

Bénéficiant d'une large popularité, Lula a d'abord agit pour continuer la politique exigée par le FMI, tout en militant avec l'Argentine, pour son assouplissement. Il a choisi comme ministre de l'économie, Antonio Palocchi, ancien militant trotskiste qui a su se convertir à l'économie du marché, pour renforcer la crédibilité du Brésil et attirer les investissements étrangers qui avaient baissé de 22 milliards de US$ par peur de Lula.

Cependant, dans les rangs du Parti des travailleurs, autant que dans les populations des favelas, du Nordeste et dans les usines, l'impatiance gronde, les méfiances s'accumulent et les premiers mouvements sociaux se font jour, menés par le MTST et le MST. Beaucoup estimaient fin 2003 que Lula devaient commencer à assumer ses promesses électorales.

Fin 2003, les objectifs fixés par le FMI ayant été atteints et même dépassés, Lula annonce que la rigueur est passée, et que 2004 sera une meilleure année pour tous les Brésiliens (annonce notamment de la création d'un revenue minimum pour tous en 2005).

La reprise économique qui se confirme au Brésil à la fin du premier semestre 2004, avec l'augmentation de la production industrielle, la baisse du chômage et la prévision de croissance de 3,5% pour 2004, la popularité de Lula et de son gourvement augmente. (58,1% d'opinion favorable pour Lula).

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