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Lutte des classes


La lutte des classes est un concept inventé par Guizot, ministre bourgeois français du 19ème siècle. Il sera repris et théorisé par Karl Marx [1] .

Ce mouvement social caractérise les sociétés divisées en classes sociales et provient de l'antagonisme entre les classes sociales qui ont des intérêts inconciliables. Une classe est donc une tranche de la population dont les intérêts sont homogènes.

Le terme de lutte des classes s'emploie pour désigner la lutte entre les esclaves et les maîtres dans les sociétés esclavagistes, la lutte entre le Tiers-État et la noblesse à la veille de la Révolution française, la lutte entre les salariés et leurs employeurs, les capitalistes, dans la société capitaliste.

Les classes de la société contemporaine sont :

A travers toute l'histoire, depuis la division de la société en classes, une lutte des classes ininterrompue, tantôt déclarée, tantôt larvée, pacifique ou non, oppose exploiteurs et exploités. Cette lutte embrasse tous les domaines de la vie sociale, économique, politique et idéologique. C'est un moteur de l'évolution sociale.

Ainsi, dans la perspective marxiste, le capitalisme exerce une pression pour diminuer la part de la production qui va aux prolétaires, conduisant à la misère des travailleurs et augmentant le capital, masse de richesses qui sont consommées dans la lutte (concurrence) qui oppose les capitalistes entre eux.

La lutte syndicale, force opposée, tend à augmenter la part des richesses recueillies par la classe laborieuse. Les acquis sociaux fluctuent en fonction des avancées de l'une ou l'autre classe : forte progression après mai 1968, forte régression actuellement (2004). La classe petite-bourgeoise, elle, est condamnée à régresser dans la mesure où les petits-bourgeois sont incapables de soutenir la concurrence avec les grands capitalistes. Ainsi, on voit aujourd'hui disparaître les épiceries, rôtisseries ou cafés indépendants au profit d'enseignes multinationales.

Pour les marxistes, la lutte des classes est le moteur de l'histoire, et s'arrêtera lorsqu'une révolution prolétarienne mondiale conduira à une société où la classe dominante sera également la classe laborieuse. Si l'organisation sociale elle-même encourage la cohésion de cette classe --plutôt que la prédation comme c'est le cas aujourd'hui-- alors les richesses produites pourront être employées de manière optimale pour améliorer le sort de l'humanité, la production pourra répondre à une demande en non à un besoin de conquérir des marchés, et le pouvoir politique ne sera plus un instrument au service des capitalistes nationaux mais l'expression de la démocratie. La révolution communiste permet donc de faire cesser la division de la société en classes.

La condition pour atteindre cet état est que le prolétariat acquière une conscience de classe, et prenne confiance dans sa capacité à organiser la société de manière solidaire, sans se soumettre à la classe capitaliste. Cela s'est produit à plusieurs reprises au cours de l'histoire, entre autres pendant la commune de Paris (1871) et la révolution russe en octobre 1917. À chaque fois, ces mouvements ont été réprimées dans le sang par la classe capitaliste et son bras armé, l'état bourgeois.

Voir aussi



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