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Mad Max

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Cet article fait partie de la série
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Mad Max est une série de trois road movies de science-fiction australiens réalisés par George Miller. L'univers des films est un pays ayant une société organisée décadente et de grands espaces déserts occupés par des hordes sans foi ni loi.

Un quatrième film (Mad Max IV: Fury Road) est en préparation, prévu pour 2005.

Sommaire

Mad Max, 1979

Synopsis

Dans un futur proche, les grandes nations sont entrées en guerre pour le pétrole ; exaspérées par la situation de crise, les populations se sont révoltées, les nations essaient de maintenir un semblant d'ordre tandis que des bandes de délinquants sillonnent les routes (note : ces éléments ne sont connus que dans Mad Max II).

Max Rockatansky (Mel Gibson) est un policier de la route, un « bronze » (en référence à la couleur de sa plaque de service). À bord de son interceptor (véhicule d'interception), il est chargé de faire régner la sécurité et de combattre les bandes de pirates de la route ; il fait équipe avec le motard Jim « mother » Goose (« mère l'Oie », surnom traduit par « le Gorille » en français, incarné par Steve Bisley). Sa meilleure arme est son sang froid, qui lui permet de faire « craquer » ses adversaires lors de mortels duels routiers.

Son chef veut faire de lui un héros, mais il est fatigué et pense partir de la police. Il part en vacances avec sa femme et son fils, pour réfléchir. Mais sur la route, il rencontre justement une bande dont il a tué un des membres, le Nightrider...

Commentaire

Le pays est indéterminé (on sait juste qu'ils parlent anglais et roulent à gauche), la police porte le nom de MFP, Main Force Patrol, pas plus explicite. George Miller a donc choisi de placer l'action n'importe où, c'est-à-dire ici et demain ; le cadre général n'est pas connu, il ne sera présenté que dans Mad Max II, le film apparaît de fait comme une évolution de la situation actuelle des pays développés.

La première image est celle du Halls of justice, ce qui introduit le thème de la justice et d'une société organisée. Mais dès la première scène, on comprend que tout se délabre : les bâtiments sont en ruine, la radio de la police est occupée en permanence par une opératrice donnant des recommandations naïves et des consignes décalées par rapport à la réalité, tandis que la principale occupation des policiers consiste à se rincer l'œil avec la lunette de leur arme de service.

En fait, la violence de la société reflète la violence de l'état, les représentants de l'état sont aussi fous que les criminels, la seule différence est qu'ils ont une plaque de bronze au revers du blouson.

Bien que l'histoire soit très violente, George Miller a l'intelligence de n'en montrer quasiment rien (les deux seules images réellement violentes ne durent que quelques secondes) et de laisser le spectateur deviner ce qui se passe. On est bien loin de la violence esthétisée et complaisante (la violence n'est pas belle donc elle n'est pas montrée, mais elle existe donc n'est pas ignorée), et des conventions aseptisées (pas de gentil ni de méchant, pas de héros mais un fou, « Mad » Max).

Le film s'inspire sur plusieurs aspect du film Point limite zéro (Vanishing Point, 1971) de Richard Sarafian.

Mad Max 2, 1981

Mad Max 2: The Road Warrior


Synopsis

Max est maintenant un solitaire qui sillonne les routes de ce pays livré à la violence. Sa route croise une communauté qui gère une raffinerie et qui est assaillie par une bande, menée par le seigneur Humungus. Il décide de les aider.

Commentaire

Contrairement au film précédent qui avait un contenu assez politique, on est ici dans un film de type post-apocalyptique plus classique, où la violence est un peu plus explicite. Plus de trace d'un état organisé, on est dans le cadre d'une guerre de clans, une sorte de western mécanisé.


Mad Max 3 : au-delà le dôme du tonnerre, 1985

Mad Max Beyond Thunderdome, George Miller et George Ogilvie.


Synopsis

Une guerre nucléaire a achevée la société mourante, les hommes s'organisent sous la forme de tribus qui luttent pour leur survie. Alors qu'il sillonne le désert dans son chariot tracté par des chameaux, Max se fait agresser et voler ses biens. En poursuivant ses voleurs, il arrive dans une ville, Bartertown, littéralement « la ville du troc » (Trocpolis). Cette ville, dédiée au commerce, est régie par Aunty Entity (Entité, Tina Turner), qui organise un début de civilisation en remplaçant le vol par le troc. Dans cette ville, les conflits et querelles interpersonnels sont réglés par un duel à mort dans une arène, le Dôme du tonnerre (Thunderdome), afin d'éviter des vengeances, luttes de clans et vendetta qui mèneraient à l'effondrement de cet embryon de société. La société est soumise à des règles simples rédigées par Aunty Entity sous la forme de slogans : « two men enter, one man leave » (« deux hommes entrent, un seul part », pour les duels à mort dans le Dôme du tonnerre) ou encore « bash the deal, face the wheel » (« qui trahit le contrat affronte la roue », la condamnation étant choisie au hasard par une parodie de loterie).

La ville est alimentée par du méthane créé à partir du lisier de porcs, élevés sous la ville. L'élevage et l'usine à méthane sont dirigés par Master Blaster (« Maître Bombe »), un couple formé par un colosse débile (Blaster) et un nain intelligent (Master). Lorsqu'il a un conflit avec Aunty Entity, Master décrète un embargo et coupe l'alimentation en énergie de Bartertown.

Max découvre, en arrivant dans cette ville, que la renaissance de la civilisation s'accompagne de celle des intrigues politiques. Y a-t-il un avenir au-delà du Dôme du tonnerre, c'est-à-dire au-delà de Bartertown, mais aussi doit-on recréer une société similaire à celle qui a failli ?

Commentaire

Après avoir exploré le western, George Miller revisite le péplum. Le film paraît plutôt aseptisé par rapport aux deux premiers opus, mais cela correspond aussi à la renaissance d'un monde civilisé.

Le film comporte plusieurs référence au premier de la série, comme le joueur de saxophone, ou bien l'évocation du métier de Max avant la guerre nucléaire ; il se conclut par la chanson de Tina Turner, We Don't Need Another Hero (Thunderdome) (« nous n'avons pas besoin d'un nouveau héro »), qui fait écho à le phrase du capitaine de la police « Fif » McAfee dans le premier film : We're gonna giv'em back their heroes (« on va leur rendre leurs héros »).

George Miller situe pour la première fois le lieu de l'action, l'Australie, puisque l'on aperçoit les ruines de l'Opéra Sidney.



Série science-fiction
Cet article fait partie de la série
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