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La maladie mentale est une affection qui perturbe la pensée, les sentiments ou le comportement d'une personne de façon suffisamment forte pour rendre son intégration sociale problématique. Elle fait partie du champ d'étude de la psychiatrie.
Les symptômes sont variés et diffus :
Les limites de la maladie mentale sont donc très subjectives, conditionnées par la tolérance qu'a une société par rapport aux comportements déviants. Ainsi, en Europe, l'homosexualité a longtemps fait partie des maladies mentales. Autre limite subjective, on constate également que bien des hommes considérés comme des génies présentent tous les symptômes de la maladie mentale et finiraient sans doute de nos jours dans un hopital psychiatrique. Cette imprécision est mise à profit par les régimes totalitaires pour justifier l'internement des opposants politiques. On parle de personnalité limite ou « borderline » pour désigner des personnes réussissant à présenter une apparence de « normalité », malgré certains traits relevant de la psychose.
Certaines maladies sont localisées dans une zone géographique ou à une période particulière :
A moins d'y voir des syndromes iatrogènes, autrement dit de maladies créées de toute pièce par le thérapeute, ceci semble impliquer une influence sociale dans la formation des maladies. Cette influence est étudiée par l'ethnopsychiatrie.
| Sommaire |
Les déficiences intellectuelles et les troubles neurologiques comme l'épilepsie ou l'infirmité motrice cérébrale ne sont pas des maladies mentales. Celles-ci regroupent néanmoins un vaste ensemble de pathologies qui peut se diviser en plusieurs catégories :
Les psychoses sont des troubles graves qui entraînent une désintégration de la personnalité accompagnée d'une altération de la perception, du jugement et du raisonnement. Les schizophrénies, les psychoses maniaco-dépressives, les délires chroniques (incluant la paranoïa, les psychoses hallucinatoires chroniques, etc.) sont des psychoses.
Les névroses, ou plutôt les symptômes névrotiques. On y trouve le plus fréquemment les phobies, puis les autres symptomes (hystérie, obsessions, aussi appelés TOC, troubles obsessifs compulsifs). Ils sont rares de façon chronique, mais on les retrouve surtout durant les périodes de difficultés existentielles des individus.
Les troubles de la personnalité, qui touchent 5 à 10 % de la population :
Ces troubles ne sont pas des maladies à proprement parler, mais constituent un terrain propice au développement de certains troubles mentaux (par exemple, la personnalité paranoïaque est liée au développement d'une psychose paranoïaque, sans que ce soit systématique).


