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Michel Ney, duc d'Elchingen, prince de la Moskowa, maréchal d'Empire.
Né le 10 janvier 1769 à Sarrelouis et mort le 7 décembre 1815 à Paris, place de l'Observatoire.
Surnommé le Brave des braves, il avait pour habitude de charger à la tête de ses troupes. Son commandement favori était « direction le trou du cul de mon cheval, chargez ».
Le jeune Ney s'engaga dans un régiment de Hussards, à Metz où il est sous-officier à la révolution. Lieutenant de l'armée du Rhin en 1792, il fut capitaine en 1794 et général en 1796. En septembre 1799, il commanda provisoirement l'armée du Rhin. Le coup d'État du 18 brumaire n'eut pas son soutien total. Il épousa Aglaë Auguie, amie de pension d'Hortense de Beauharnais.
En Suisse, il sut imposer le gouvernement unitaire voulu par le Premier Consul. Il commanda le Camp de Montreuil et fit partie de la promotion de maréchaux du 19 mai 1804. Le 14 octobre 1805, il gagna la bataille d'Elchingen. La victoire de Friedland peut aussi être mise à son crédit et il est fait duc d'Elchingen le 6 juin 1808. En Espagne, sous les ordres de Masséna, il fut moins heureux à cause de son caractère jaloux et ses disputes avec Jomini, son chef d'état-major. Son courage et sa persévérance rendirent de grands services durant la campagne de Russie.
À Fontainebleau, il appuia nettement l'abdication de l'empereur et se rallia ostensiblement aux Bourbons. Lors du débarquement de Napoléon sur les côtes de Provence, il proposa d'arrêter l'empereur mais au contraire accompagna ce dernier dans son retour triomphal. Il participa à la bataille de Waterloo après laquelle il ne voulut pas fuir pour ne pas s'éloigner de sa famille.
Ayant promis au roi Louis XVIII de ramener Napoléon « dans une cage de fer », il se rallia à l'Empereur, ce qui lui valut d'être le seul maréchal exécuté pour trahison lors de la Seconde Restauration.


