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| Année d'émission | 1944 | |||
| Année de retrait | 1947 | |||
| Valeur faciale | 20 valeurs | |||
| Dimension | ||||
| Pays | France | |||
| Description | Marianne | |||
| Couleur | ||||
| Impression | taille-douce | |||
| Dentelure | 11½ x 12½ | |||
| Tirage | Total : 979 000 000 | |||
La « Marianne de Dulac » ou « Marianne de Londres » est une série de
timbres d’usage courant, conçue à la demande du
général de Gaulle par le gouvernement britannique en 1942. Elle servit en France libérée du 16
septembre 1944 pour le 1F50 rose et en 1945 pour les 19 autres valeurs. Elles ont toutes été retirées de la vente le 17 août
1946, sauf le 50 francs qui a été vendu jusqu’au 15 novembre 1947. On estime à 740 millions d’exemplaires le nombre de timbres de
cette série qui ont été imprimés.
Première série à figurer Marianne, elle a été dessinée et gravée par Edmond Dulac, un naturalisé britannique d’origine française. Le timbre représente le profil d’un buste de Marianne entouré de deux rameaux. En bas figurent la valeur faciale et « Postes ». En haut, la mention « RF » (pour République française) et une croix de Lorraine. Des essais existent portant la mention « R – France – F ».
En 1942, sous la pression du général de Gaulle, le gouvernement britannique accepta de commencer la préparation des timbres qui devraient servir dès que la France serait libérée. De Gaulle refusait l’utilisation de timbres étrangers en France libérée (ce furent les timbres Arc de Triomphe qu’amenèrent les troupes étatsuniennes). Le sujet, Marianne allégorie de la République, et le dessinateur (citoyen français naturalisé britannique) sont rapidement décidés. Deux imprimeurs soumettent deux projets à de Gaulle : en taille-douce pour De la Rue et en hélio-gravure pour Harrisson and Sons. Le projet de De la Rue est retenu ; même si des feuilles de Harrison and Sons firent par la suite leur apparition sur le marché philatélique.
Pour les valeurs, on s’appuya sur celle en vigueur en France en 1942. Or, en 1945, les tarifs avaient bien changé et les Marianne de Dulac servirent peu et rarement seul sur pli. De plus, la France libérée ne connut pas de pénurie de timbres malgré l’interdiction des timbres à l’effigie de Pétain ; en effet, lors de la libération de Paris, l’imprimerie des timbres-postes fut retrouvée intacte et on put réimprimer des timbres au type Iris d’avant la guerre, auxquels vinrent s’ajoutaient les timbres Arc de Triomphe des États-Unis et la Marianne d'Alger du Comité français de Libération nationale émise avec la libération de la Corse. Les Marianne de Dulac ont quand même été émises malgré le retard.
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